Histoire et symboles Périodes historiques Préhistoire Antiquité Moyen Age Temps modernes Epoque contemporaine Indépendance de la Belgique Wallonie industrielle Mouvement flamand et mouvement wallon Première guerre mondiale Deuxième guerre mondiale Fin de la Belgique unitaire Wallonie politique et économique Ligne du temps Atlas historique Symboles Emblème Drapeau Hymne Fête Capitale Fleur Devise Enseigner la Wallonie Ouvrages historiques Culture et patrimoine Culture Musique Cinéma Architecture Orfèvrerie Sculpture Peinture Littérature Bande dessinée Patrimoine Folklore et traditions Carnavals Géants Marches Grands Feux Autres traditions Commission des Arts Intégrations Publications Subventions Prix de la Commission des Arts de Wallonie Exposition Art public Wallons marquants Dictionnaire des Wallons Distinction du Mérite wallon Création de cette distinction Insignes Commandeur Officier Chevalier Médaille Brevet Livre d'or Mérites wallons Distinction des Étincelles Création de cette distinction Étincelles Géographie Territoire Démographie Hydrographie, climat et sols
Accueil
Accueil

Lefebvre Bruno

Beloeil 28/06/1980

Député wallon : 2014-2018*

Quand il se présente pour la première fois devant les électeurs de Chièvres, en octobre 2006, Bruno Lefebvre occupe la 5e place sur la liste d’un PS qui, en 2000, a débordé la « liste du bourgmestre » (42% contre 39% et 7 sièges tous les deux) et s’est allié aux libéraux de Chièvres 21 (CH XXI) (3) pour obtenir la majorité. à mi-législature, le libéral André Feron a passé le flambeau du maïorat au socialiste Michel Miroir. Emmenée par le bourgmestre sortant (1.276 vp), la liste du PS fait carton plein en octobre 2006, en obtenant la majorité absolue (42%, 9 sièges). Avec 522 vp, Bruno Lefebvre, jeune licencié en Sciences politiques de l’Université libre de Bruxelles, militant socialiste depuis l’âge de 16 ans, signe le 5e score tous partis confondus, faisant presque aussi bien qu’André Feron. Le pacte de majorité associe PS et MR pour une nouvelle législature.

Le jeune conseiller communal de Huissignies reçoit alors mission de transformer une asbl existante en un nouvel Office du Tourisme de la Ville de Chièvres, à la présidence duquel il est nommé en 2007. Au-delà de la professionnalisation de la structure, il installe une antenne de l’OT dans les locaux du Musée de la Vie rurale de Huissignies (2010), dont il contribue à pérenniser l’existence. En 2011, il quitte la présidence pour devenir administrateur de l’OTC. Parallèlement, Bruno Lefevre est secrétaire particulier auprès de la ministre wallonne Christiane Vienne (2004-2007), puis conseiller à temps partiel auprès du Gouvernement wallon (2007-2008), secrétaire de Cabinet auprès de Paul Magnette, ministre fédéral du Climat (2008-2009), et directeur du secrétariat du Cabinet de Laurette Onkelinx, ministre fédérale des Affaires sociales (2009-2011). 

Élu in extremis à la présidence de l’USC de Chièvres (2007-2011), Bruno Lefevre préside les Jeunes socialistes de Wallonie picarde. Menant des actions concrètes en faveur des personnes à mobilité réduite dans sa commune de Chièvres, conseiller au CPAS depuis 2009, il remplace Michel Flament (démissionnaire après 22 années d’échevinat) à la présidence du CPAS de la « cité des aviateurs » et, au Collège en tant qu’échevin des Finances, à partir de janvier 2011 ; il achève ainsi la législature au sein de la majorité PS-MR présidée par Michel Miroir, tout en étant administrateur de l’Ipalle (2007-2019), de la Fondation rurale de Wallonie (2015-2019) et président du club de balle pelote de Vaudignies (2009-2016).

Aux élections communales d’octobre 2012, le PS progresse encore de 2% et conquiert un siège supplémentaire, tandis que le cdH disparaît de l’échiquier et que le MR (6) s’avère la seule opposition significative. Mais sur la liste socialiste, la surprise est créée par Bruno Lefebvre qui, 4e candidat, réalise le meilleur score (984 vp) devant Michel Miroir (830 vp). Conformément au Code wallon de la démocratie locale, c’est à Bruno Lefebvre que revient l’écharpe maïorale ; à 32 ans, il est le plus jeune bourgmestre de Wallonie picarde. Il ouvre sa majorité au seul élu Écolo (9,3%) qui devient échevin. Quant à l’ancien bourgmestre de Chièvres, Michel Miroir, il se retire provisoirement de la politique, tandis qu’en cours de législature, son fils, Pierre, quitte le PS pour rejoindre le MR.

Secrétaire de Cabinet auprès de Fadila Laanan, ministre du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances (2011-2014), administrateur de la Société terrienne d’Ath (2014-2016), Bruno Lefebvre devient un socialiste qui compte dans sa circonscription, comme en témoigne son accession, en septembre 2015, à la présidence de la Fédération PS de Wallonie picarde (56% des voix), où il succède à Daniel Senesael, jusqu’en 2018. D’ailleurs, en mai 2014, au lendemain de l’adoption de la 6e réforme de l’État, Bruno Lefebvre prend part à sa première campagne électorale en dehors du terrain communal. Il s’est vu attribuer une place de combat, en occupant la 3e position sur la liste du PS dans la circonscription d’Ath-Tournai-Mouscron : depuis 1995 et les premières élections directes au Parlement de Wallonie, les socialistes picards bataillent pour obtenir ce 3e mandat. Bien qu’en baisse par rapport à 2004 (39,5%) et 2009 (38%), l’équipe emmenée par Rudy Demotte (35,5%) parvient à décrocher ce 3e mandat le 25 mai 2014 (comme en 1995 et 2004). Grâce à l’effet dévolutif du vote de la case de tête, Bruno Lefebvre (5.709 vp, 6e score tous partis confondus) et bien que dépassé par Ludivine Dedonder, est élu directement député wallon. En application du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 sur le cumul, il choisit de siéger à Namur et se dit empêché d’exercer sa fonction maïorale à Chièvres : il y est remplacé par Olivier Hartiel, Premier échevin, puis par Francis Cordier.

Membre de la Commission Emploi-Formation, de la Commission Budget-Fonction publique et de la Commission de Contrôle des dépenses électorales, ce mandataire de la majorité siège aussi au Comité d’avis sur l’égalité des chances hommes-femmes. Avec la députée Baltus-Möres, il mène une mission en Suisse, dont il retire des enseignements dans un rapport qu’il rédige sur la plus-value de la formation en alternance ; il conduira à l’adoption d’une résolution (juillet 2016). Parmi ses propositions de décret, l’une concerne la mise à disposition par les communes d’un lieu public pour les cérémonies non confessionnelles. Au printemps 2016, sa proposition de résolution visant à ouvrir le don de sang aux homosexuels est adoptée à l’unanimité en Commission de la Santé. Porteur d’une résolution de soutien au docteur Denis Mukwege, il se mobilise aussi contre le dumping social dans les marchés publics, pour une politique de soutien social aux agriculteurs, pour la suppression de la redevance télévision, dans la lutte contre les discriminations dans les politiques de l’emploi et de la formation, et il fait adopter un texte modifiant les couleurs de l’écharpe des échevins pour qu’elles correspondent aux couleurs de la Wallonie (13 avril 2016). Dans le dossier CETA, il vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Parmi les dossiers liés à la Wallonie picarde, l’amélioration de la mobilité autour du Parc Pairi Daïza retient particulièrement son attention.

Quand éclate l’Affaire Publifin, le Parlement de Wallonie met en place une Commission spéciale chargée d’examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin (ex-Tecteo). Désigné par le PS, le Wallon picard siège du 16 février au 3 juillet 2017 au sein de cette commission, où il reçoit aussi la mission d’être l’un des trois rapporteurs. Au cours de 29 réunions, entouré de quatre experts, les 15 membres de la Commission présidée par Olga Zrihen entendent, au moins une fois, 52 témoins différents, parfois à huis clos, le plus souvent en séance publique, avec retransmission télévisuelle. Adopté à l’unanimité des membres de la Commission, le rapport de plus de 60 pages qui comprend au fil des chapitres toute une série de recommandations est approuvé à l’unanimité en séance plénière du Parlement de Wallonie (12 juillet).

Ce vote intervient au moment où le Parlement de Wallonie connaît une première historique : l’appel de Benoit Lutgen à cesser de gouverner avec les socialistes provoque la chute du gouvernement de Paul Magnette et la mise en place d’une majorité MR-cdH qui soutient le gouvernement wallon de Willy Borsus. Bruno Lefebvre se retrouve dans l’opposition, siégeant désormais dans la Commission économie-Emploi-Formation et dans la Commission de Contrôle des dépenses électorales (juillet 2017-décembre 2018). Déposant une série de proposition de décret (bail commercial de courte durée, création de jardins communautaires, encadrement spécifique des Neets), il constate qu’une série de ses propositions antérieures sont rejetées par la nouvelle majorité. Néanmoins, il adopte une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière. Dans le même esprit d’unanimité des députés wallons, il adopte aussi la réforme des circonscriptions électorales wallonnes, visant à rééquilibrer la répartition des sièges : c’est ainsi que, désormais, la « nouvelle » circonscription électorale de Tournai-Ath-Mouscron est élargie aux trois communes d’Enghien, Lessines et Silly, continuant d’envoyer sept représentants à Namur (décret spécial wallon du 25 janvier 2018).

Sur le plan local, justement, Bruno Lefebvre prend une décision importante en décidant de déménager de Chièvres et de s’installer à Ath (février 2018). L’enjeu est électoral, car la cité des Géants, dominée par le parti socialiste depuis la fusion des communes, est en proie à des rivalités intestines qui nuisent au Parti socialiste. Après les années Spitaels, semblait arrivée la période Bruno van Grootenbrulle : désigné en 1997, le maïeur décidait de démissionner en 2008 pour se concentrer sur sa défense dans le dossier Ghislenghien. Son remplaçant, Jean-Pierre Denis, emmène fort logiquement la liste PS aux communales de 2012 et même si le MR crée la surprise (22,3%, + 8,6%), avec les 1.478 vp de Stéphane Delfosse, et 7 élus (+3), c’est au sein du Parti socialiste que les bisbilles s’installent. Tête de liste, Jean-Pierre Denis réunit 2.757 vp ; dernier de liste, Florent Van Grootenbrulle, le fils de l’ancien maire, en rassemble 2.680 vp ; mais c’est Marc Duvivier, 23e candidat, qui en totalise le plus, avec 2.936 vp, alors que le PS a perdu 3 sièges (16 s. ; 52%, -7,6%). Ouvrant sa majorité au MR – situation inédite depuis la fusion des communes – le PS applique le Code wallon de la démocratie locale et de la décentralisation, et le poste de bourgmestre revient à celui qui émerge de la liste la plus importante avec le plus grand nombre de voix de préférence. Mais la nomination comme bourgmestre de l’ancien secrétaire communal Marc Duvivier ne réconcilie les camarades, d’autant qu’en cours de législature, une enquête judiciaire pour faux et usage de faux est ouverte contre l’ancien bras droit de Guy Spitaels ; en octobre 2017, Marc Duvivier est renvoyé en correctionnelle, à un moment où le PS est déjà confronté à de nombreuses autres affaires de mauvaise gouvernance. En conséquence, le PS athois décide d’exclure Duvivier de ses rangs, l’empêchant ainsi de mener la campagne socialiste aux prochaines communales. C’est alors qu’il est fait appel à Bruno Lefebvre : c’est le président de la Fédération PS de Wallonie picarde qui est choisi pour emmener la liste officielle du PS au scrutin communal d’Ath. De son côté, Marc Duvivier crée sa propre « Liste Athoise », obligeant les électeurs à départager les deux camps ou à se tourner vers d’autres formations, en octobre 2018.

Avec 3.914 voix de préférence, Bruno Lefebvre réalise assurément un score exceptionnel pour un néo-Athois ; 3e candidat, Florent Van Grootenbrulle réunit les voix de 2.259 électeurs, tandis que Marc Duvivier se glisse entre les deux avec 3.752 vp. Le combat électoral de la Cité des Géants se solde surtout par un événement majeur : le PS ne détient plus la majorité absolue. Avec 35%, il a perdu 17% et ne compte plus que 11 sièges (-5), alors que la Liste Athoise de Marc Duvivier en compte 10 (31%). Ancien membre de la majorité, le MR est en recul 4 sièges (-3), alors qu’écolo double ses mandats (4) avec 13,55%. En ralliant MR et écolo au pacte de majorité, le PS de Bruno Lefebvre sauve sa place au sein du Collège athois, en écartant la Liste athoise. Le nouveau bourgmestre de la ville d’Ath doit par conséquent renoncer à son mandat de député wallon, conformément au décret spécial wallon du 9 décembre 2010, et il y est remplacé à Namur par Luc Van der Stichelen.

La législature 2018-2024, marquée notamment par les années Covid-19, ne sera pas un long fleuve tranquille pour la cité athoise (en témoigne en 2023 le retrait de la Ducasse du Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco) et pour le nouveau bourgmestre appelé au jour le jour à découvrir les problèmes de sa nouvelle commune, bien différents de ceux de Chièvres. Cela n’empêche pas le co-président de la Fédération PS de Wallonie picarde (2020-) d’exercer d’autres mandats : président du conseil d’administration et du comité de direction de l’IDETA (2019-), administrateur (2017) puis vice-président (2021-) d’Astrid SA où il est aussi président d’un conseil consultatif, administrateur de In Vino Verit’Ath srl (2021-).

Lors du triple scrutin du 9 juin 2024, Bruno Lefebvre emmène la liste du PS pour le Parlement de Wallonie, où ne figurent plus ni Rudy Demotte ni Fatima Ahallouch.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Chièvres (2006-02/2018)
Président du CPAS (01/2011-10/2012)
Échevin (01/2011-2012)
Bourgmestre (2012-06/2014)
Député wallon (2014-12/2018)
Bourgmestre empêché à Chièvres (06/2014-02/2018)
Conseiller communal à Ath (2018-)
Bourgmestre à Ath (12/2018-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), Le Soir, 31 janvier 2018
https://www.notele.be/it9-media123934-ath-marc-duvivier-acquitte-des-preventions-de-faux-et-usage-de-faux-durant-son-maiorat.html 
https://www.dailymotion.com/video/x8pbxvs 
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.brunolefebvre.be/brunobio/ (s.v. décembre 2017)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lecomte Carine

Izel (Chiny) 05/02/1960

Députée wallonne : *2014-2018*

Dans les années 1960, a été créé dans le sud Luxembourg un centre de formation en alternance, à l’instar d’autres structures similaires qui existent dans le pays, parfois depuis le début du siècle. Avec les réformes institutionnelles des années 1980 et surtout 1990, la « formation en alternance » devient une compétence de la Communauté française, puis est transférée, en 1994, à la Région wallonne ; c’est à ce moment qu’est créé le para-régional IFPME et, quatre ans plus tard, une dynamique nouvelle de formation permanente des Classes moyennes est lancée. En 2003, quand est créée l’IFAPME, organisme wallon d’intérêt public, quatorze centres sont implantés dans toute la Wallonie, dont un à Arlon. C’est à ce moment que Carine Lecomte commence une nouvelle phase de sa vie professionnelle en intégrant la direction de cette antenne d’Arlon.

Née dans une famille d’entrepreneurs en travaux publics, elle a opté pour des études littéraires. Régente français-histoire, elle entame sa carrière dans l’enseignement à une époque – les années 1980 – où le gouvernement national entend faire de premières économies dans ce secteur (les années Val Duchesse des gouvernements Martens-Gol). Après cinq années comme professeur de français-histoire, Carine Lecomte change totalement de cap, pour exploiter pendant treize ans la taverne les Arcades, sur la place Léopold à Arlon. Au début des années 2000, elle amorce un nouveau tournant, en rejoignant l’équipe de l’antenne d’Arlon du Centre de formation luxembourgeois devenu Ifapme, qui s’installe alors dans des locaux modernisés. Elle s’y emploie à former les futurs indépendants et, pour les professionnels, à leur prodiguer une formation continue. Collant à l’évolution du marché et à la transformation des besoins de la société, le centre est en relation directe avec le monde économique afin de pouvoir offrir des formations en alternance de haute qualité et, de préférence, dans les métiers en pénurie. 

Par ailleurs, pendant six ans, Carine Lecomte est juge consulaire au tribunal de commerce d’Arlon. Désignée à diverses reprises comme juge-commissaire dans des faillites, elle en retire des conclusions pratiques pour mieux défendre les commerçants (notamment leur habitation). Dès lors, en 2007, quand se préparent les listes politiques pour le scrutin fédéral, Carine Lecomte n’hésite pas à accepter la sollicitation du MR luxembourgeois à se présenter en tant que candidate d’ouverture. 

En mai 2003, les bleus avaient gagné deux des quatre sièges attribués à la circonscription provinciale luxembourgeoise, résultat considéré alors comme exceptionnel. Occupant une place de combat (2e effective) pour sa première campagne électorale, Carine Lecomte bénéficie de « l’effet Philippe Collard » (20.558 vp) et du maintien du MR à son niveau de 2003 (30,4%) : le MR confirme ainsi son leadership en terres luxembourgeoises et Carine Lecomte (7.877 vp, 12e score tous partis confondus) devient députée fédérale. De toute évidence, elle siège au sein de la commission compétente en matière de droit commercial et économique et travaille sur une proposition de loi relative à la continuité des entreprises en difficulté. Mais la législature est surtout marquée par l’impossibilité de former une majorité orange-bleue, puis par les tensions autour du dossier BHV, obstacle sur lequel vient s’écraser le quatrième gouvernement fédéral de la législature, le gouvernement Leterme II. Néanmoins, la députée libérale a eu l’occasion de faire avancer la généralisation des défibrillateurs, notamment dans les zones rurales, de se mobiliser en faveur de l’atelier SNCB de Stockem et contre la fermeture des casernes dans le Luxembourg, de proposer une amélioration de l’accès aux Titres-Services, et de faire diverses propositions concernant la pension des frontaliers.

Si elle accepte de défendre les couleurs du MR aux régionales du 7 juin 2009 (2e place, 4.557 vp), le résultat dans la circonscription d’Arlon-Marche-Bastogne est particulièrement décevant, car le MR ne parvient pas à envoyer un représentant au Parlement wallon pour la première fois depuis 1995. Durant l’automne 2009, elle fait partie des libéraux signataires d’une lettre incitant le président du MR à se remettre en question. Faisant valoir son travail parlementaire au moment de la composition rapide des listes, suite à la chute de Leterme II, Carine Lecomte se dit déçue du peu de considération de son parti et préfère renoncer à se présenter, tant aux législatives de 2010 qu’aux communales de 2012 à Arlon.

Alors que le MR perd 11% et son 2e siège dans la circonscription luxembourgeoise (2010), l’ancienne directrice de l’Ifapme retrouve son métier d’origine, en tant que professeur dans trois écoles du sud Luxembourg, où elle enseigne le français langue étrangère notamment à des primo arrivants et à des jeunes en difficulté (octobre 2010-octobre 2014). Mais la politique continue de tarauder l’ancienne députée et elle accepte la première suppléance dans la circonscription d’Arlon-Marche-Bastogne d’une liste désormais emmenée par Willy Borsus (Philippe Collard n’étant plus candidat). L’objectif est clair : reconquérir le mandat perdu en 2009, voire retrouver les deux qu’il détenait en 1999 avec le duo Bock-Dardenne. En frôlant la barre des 27% (+5%) et en réalisant le 2e score de la circonscription depuis 1995, année des premières élections directes du Parlement wallon, le MR se refait une santé au détriment du cdH et redevient le 2e parti de la circonscription.

Quand Willy Borsus devient ministre dans le gouvernement fédéral de Charles Michel (octobre 2014), les portes du Parlement wallon s’ouvrent devant Carine Lecomte (4.488 vp) ; elle renoue avec une activité parlementaire au moment où la Wallonie accueille un paquet important de nouvelles compétences, suite à la 6e réforme de l’État. Retrouvant certaines matières qu’elle avait eu l’occasion de traiter, elle devient membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales et de la Commission Coopération. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle prend part aux débats de la Commission Éducation, notamment sur l’enseignement différencié et le Pacte d’excellence. La représentante d’Arlon se mobilise aussi sur le projet Vivalia 2025 et défend l’idée du maintien de services dans le chef-lieu de la province. Active dans la défense des kotteurs lointains, du développement du numérique, du bien-être animal et de l’accessibilité des services publics pour les sourds et malentendants, la députée wallonne s’intéresse aux modalités d’organisation de consultations populaires en Wallonie. Elle se montre aussi favorable au maintien du vote électronique aux élections communales et à l’extension du droit de vote des Belges résidant à l’étranger pour l’élection du Parlement de Wallonie.

Dans le dossier du traité CETA, elle s’oppose à la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le groupe MR à Namur a été le seul à manifester son opposition à une démarche qui conduit à une crise internationale inédite. Quinze jours plus tard, elle est absente au moment du vote de la motion par laquelle l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Carine Lecomte figure parmi les 38 députés MR et cdH qui votent, le 28 juillet, la motion de défiance constructive qui destitue le gouvernement de Paul Magnette en milieu de législature et le remplace par un gouvernement présidé par Willy Borsus. C’est une première dans l’histoire politique de la Wallonie. Faisant désormais partie de la majorité MR-cdH, elle se voit confier l’une des vice-présidences de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique. Contribuant à imprimer la marque d’un changement de politique en Wallonie, la députée wallonne vote une série de mesures emblématiques : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Si certains dossiers se votent à couteaux tirés, majorité contre opposition, d’autres obtiennent une quasi-unanimité du Parlement de Wallonie : le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017), le Code wallon du bien-être animal (3 octobre 2018), la réforme de certaines circonscriptions électorales wallonnes, dont la fusion d’Arlon-Marche-Bastogne avec Neufchâteau-Virton (décret spécial wallon du 25 janvier 2018).

En vue des élections communales d’octobre 2018, Carine Lecomte relève le défi de se présenter comme tête de liste MR à Arlon. Au-delà de son score personnel (962 vp), elle contribue à la légère progression des bleus (22,4%) qui conservent 6 sièges. En signant le pacte de majorité proposé par Arlon 2030 du cdH Vincent Magnus (12 sièges, +1), Carine Lecomte entre au Collège communal en tant que Première échevine, en charge de l’Enseignement, la Petite Enfance, la Jeunesse, le Logement, le Plan de cohésion sociale et la tutelle du CPAS, dont son dauphin sur la liste MR, Alain Deworme, devient le président.

Devenue échevine, elle renonce à son mandat de députée wallonne en application du décret spécial wallon sur le cumul et elle est remplacée à Namur par éric Lejeune. Elle défend néanmoins son bilan parlementaire devant les électeurs de la circonscription luxembourgeoise, lors du scrutin wallon du 26 mai 2019. Sixième candidate suppléante, elle réunit 5.055 vp, contribuant avec la tête de liste Willy Borsus (17.750 vp) à envoyer deux représentants à Namur. Même si les bleus n’ont pas retrouvé les 46.550 électeurs de 2014 (addition des deux anciennes circonscriptions), ils sont désormais, en 2019, la première formation de la province (41.705 électeurs, 25,27%). 

Gérante de la sprl IOUNA Immobilière (2016-), administratrice de l’asbl des Amis des Musées d’Arlon (-2019), administratrice du Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces (CECP, 2019-), des Habitations Sud-Luxembourg (2019-), présidente de l’Agence immobilière sociale Logésud (2019-), l’échevine en charge de l’Enseignement déploie les projets adoptés, en début de législature, dans le cadre du plan stratégique transversal, en tenant compte des années Covid-19, épinglant particulièrement la construction de deux crèches, la mise en place de cours d’immersion en anglais. En désaccord dès 2022 avec la procédure MR désignant la tête de liste pour les communales de 2024, l’échevine achève la législature en bons termes avec tous ses partenaires de majorité, mais renonce à se représenter, laissant la place aux jeunes, tout en se réjouissant que le pacte de majorité soit garanti jusqu’en 2030.

 

Mandats politiques

Députée fédérale (2007-2010)
Députée wallonne (10/2014-12/2018)
Conseillère communal à Arlon (2018-2024)
Echevine (12/2018-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Avenir, 12 juillet 2007 ; La Libre, 4 mars 2009 ; L’Avenir, 12 mai 2010 ; L’Avenir, 16 juin 2010 ; L’Avenir, 29 septembre 2015 ; L’Avenir, 30 janvier 2024
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2018, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://carine-lecomte.be/ (s.v. décembre 2017)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lecerf Patrick

Comblain-Fairon 20/09/1959

Député wallon : *2014-2018*

En octobre 2014, quand Patrick Lecerf remplace Hervé Jamar au Parlement wallon, c’est un municipaliste qui fait son entrée à Namur. Dès lors, quand le décret spécial wallon du 9 décembre 2010 sur le cumul le contraint à choisir définitivement entre son mandat de député wallon et la fonction de bourgmestre, c’est vers Hamoir que Patrick Lecerf se tourne en décembre 2018, après quatre années parlementaires à Namur.

Installée d’abord à Comblain-la-Tour (1960-1967), ensuite à Hamoir (depuis décembre 1967), la boulangerie artisanale de la famille Lecerf est une référence au confluent de l’Ourthe et du Néblon. En 1987, l’un des deux fils, Benoît, reprend les activités ; l’autre fils, Patrick, s’oriente vers l’enseignement et la politique : professeur de mathématiques à l’Institut Don Bosco de Remouchamps pendant 35 ans, ancien footballeur, gardien de but et entraîneur au FC Hamoir, il connaît une ascension politique fulgurante sur le plan local. Élu conseiller communal en octobre 1988, il devient échevin en février 1991, en charge du Patrimoine et en partie des Travaux ; deux ans plus tard, il est le bourgmestre de Hamoir, remplaçant Yves Ranscelot, démissionnaire (22 mars 1993). Depuis lors, Patrick Lecerf n’a cessé d’être réélu et confirmé dans ses fonctions à la tête de cette cité rurale. Avec 74% des voix en 2000 (10 sièges sur 12), 66% en 2006 (9 s.), 63,5% en 2012 (9 s.) et 76,73% en 2018 (11 s.), la liste Intérêts communaux du bourgmestre (1.050 vp en 1994, 850 vp en 2000, 1.135 vp en 2006, 996 vp en 2012 et 767 vp en 2018) détient une confortable majorité absolue, permettant de gérer les multiples dossiers communaux : installation d’un poulailler industriel, construction d’un nouveau hall omnisports avec salle annexe polyvalente, définition d’un Plan communal de développement rural, modernisation et informatisation des services communaux, développement des écoles communales, création d’une zone de police du Condroz et d’une zone de secours avec Huy, plan Zen, sécurisation du centre-ville, reconversion de l’usine Nestlé, rénovations urbaines, camping communal, rénovation de la maison de village de Filot, etc. En 2009 – année du 50e anniversaire du festival de Jazz de Comblain-la-Tour qu’il s’efforce de relancer –, le bourgmestre avance par ailleurs l’idée d’une fusion entre les communes de Hamoir et de Ferrières, sans succès.

Concentré sur les dossiers communaux, Patrick Lecerf est resté longtemps sans étiquette, avant de se rallier au MR (2003) et d’en défendre les couleurs à la seule élection régionale du 13 juin 2004 (4e place, 3.070 vp) dans la circonscription de Huy-Waremme. Dix ans plus tard, il accepte de se remettre en campagne et de figurer comme premier suppléant sur la liste MR, à nouveau au scrutin régional (3.440 vp). La nomination de Hervé Jamar dans le gouvernement fédéral de Charles Michel, en octobre 2014, ouvre les portes du Parlement wallon à Patrick Lecerf. En application du décret spécial wallon sur le cumul, il laisse à Michel Legros la fonction de bourgmestre de Hamoir qu’il occupait depuis 20 ans. En octobre 2015, quand Hervé Jamar est nommé gouverneur, Patrick Lecerf est confirmé dans son mandat de député wallon.

à Namur, le bourgmestre empêché de Hamoir découvre pour la première fois les bancs de l’opposition, mais entend se faire entendre de la majorité PS-cdH du gouvernement wallon de Paul Magnette : il s’agit notamment de donner une place à « son » arrondissement de Huy-Waremme dans les plans stratégiques wallons, en particulier le SDER, et de tenir compte de sa spécificité lors de la réforme des zones de secours. Il s’attèle aussi à trouver des solutions dans la problématique des inondations, dans le dossier du RAVeL et dans tout ce qui touche à la mobilité, au rail et à la ligne 43 en particulier. En 2016, il contribue à faire inscrire la liaison routière Tihange-Tinlot parmi les priorités du plan Infrastructures 2016-2019. Membre du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’ancien professeur s’y intéresse particulièrement au Pacte d’Excellence, dont il ne partage guère les principes.

Dans le dossier CETA, il est absent lors du vote de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons, PS, cdH et MR réunis qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Le député wallon s’attèle aussi à une rationalisation des services du TEC, à rendre accessible les logements publics aux étudiants, à favoriser le développement des moteurs à hydrogène, à rendre la Wallonie rurale plus attractive aux citoyens et aux entreprises, à mieux lutter contre les chats errants, à mieux gérer les ressources en eau, voire à mieux respecter les agents de la collecte des déchets. Membre de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Transports (2014-2017), il participe aux débats sur la question de l’interdiction de l’abattage rituel sans étourdissement préalable, procède à des consultations écrites et à des auditions (dont le représentant de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) et celui du Consistoire central israélite de Belgique (CCIB), à leur demande insistante). Les échanges sont vifs, mais les députés wallons sont décidés. Sous la signature conjointe de Christine Defraigne, Josy Arens, Edmund Stoffels et Véronique Waroux, une nouvelle proposition de décret est déposée en avril 2017, offrant une alternative aux cultes concernés, ainsi qu’une période transitoire. Tout abattage animal sera interdit sans étourdissement préalable, y compris dans les abattoirs. Après un vote unanime de la Commission (mai), le décret est soumis à la discussion générale de l’assemblée plénière (17 mai 2017), avant d’être approuvé à la quasi-unanimité (66 sur 69) des députés présents. Patrick Lecerf, bien que dans l’opposition est parmi eux. Il sera aussi de la séance plénière qui plébiscite (67 oui, 2 abstentions) le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur faisant de la Wallonie une région pionnière en matière de protection animale. Il est alors membre de la majorité et toujours membre de la Commission Environnement et siège au sein de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Travaux publics (2017-2018).

En effet, suite à l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen de mettre un terme à toute gouvernance avec des socialistes englués dans les « affaires », Patrick Lecerf est parmi les 38 députés MR et cdH qui votent, le 28 juillet, la motion de défiance constructive qui démet le gouvernement wallon de Paul Magnette et donne naissance au gouvernement de Willy Borsus ; une première dans l’histoire politique wallonne. Désormais dans la majorité, Patrick Lecerf s’applique à valider une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. 

Ayant annoncé qu’il se retirerait de la vie politique communale avant le scrutin d’octobre 2018, Patrick Lecerf se laisse finalement convaincre de se présenter à nouveau aux électeurs. Avec notamment dans son programme un nouveau Master Plan pour Hamoir, il emmène une équipe réunissant les principaux adversaires de jadis, IC et ACOM, sur une liste commune ICOM. Tête de liste (767 vp), Patrick Lecerf est cependant battu aux voix de préférence par Michel Legros, le septième candidat et bourgmestre faisant fonction sortant (962) : ce dernier avait cependant averti ne pas vouloir rester bourgmestre, ne souhaitant pas profiter de la moindre visibilité locale de celui qui avait décidé de siéger au Parlement de Wallonie. Tenant parole, Legros accepte de rester dans le Collège comme Premier échevin, du moins jusqu’en 2022, moment où il démissionne, arrêtant la politique pour raisons professionnelles. En reprenant ses fonctions de bourgmestre en titre, Patrick Lecerf renonce à siéger au Parlement de Wallonie où il est remplacé par Marie-Christine Warnant (décembre 2018). Lors du triple scrutin de mai 2019, Patrick Lecerf renonce à se présenter à d’autres élections que communales.

Président de la section MR de Hamoir, administrateur du Groupement régional économique Ourthe-Amblève (GREOA, 2015-2017) auquel s’ajoute la Vesdre (GREOVA, 2017-), membre du Conseil économique social et environnemental de Wallonie (CESE, 2019-2020), président de l’intercommunale gérant la piscine de Ferrières (2021-), administrateur (2001-) puis président (2018-) de l’Office du tourisme de Hamoir, administrateur de la CILE (2013-), membre du conseil de la zone de police et de la zone de secours (2021-), le maire de Hamoir reste un partisan inconditionnel de la consigne sur les canettes et les bouteilles en plastique, inscrivant très tôt sa commune auprès de l’Alliance pour la consigne. L’appel pressant qu’il lance à l’adresse du gouvernement wallon (mai 2021) est rapidement soutenu par 120 bourgmestres wallons. Outre les dossiers communaux traditionnels, dont des finances aux abois, Patrick Lecerf qui poursuit son combat en faveur du développement du Ravel aura à gérer sur le plan local les mesures liées à l’épidémie de la Covid-19 (2020) et sera particulièrement confronté aux conséquences des inondations de l’été 2021, sa localité ayant subi les crues de l’Ourthe et du Néblon (400 maisons sinistrées). à l’automne 2023, l’ICOM lance une grande opération de participation citoyenne, « Hamoir en action », autour de six axes structurants. 

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Hamoir (1989-)
Échevin (02/1991-03/1993)
Bourgmestre (03/1993-10/2014)
Député wallon (10/2014-12/2018)
Bourgmestre empêché (10/2014-10/2018)
Bourgmestre (12/2018-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Avenir, 23 mars et 21 juin 2013 ; SudInfo, 10 mai et 18 juin 2021 ; Le Soir, 6 septembre 2021
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2018, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.youtube.com/watch?v=0kg9zSirb9k
https://statiegeldalliantie.org/fr/
https://www.rtbf.be/article/une-consigne-sur-les-canettes-nous-vivons-dans-un-pays-merveilleux-et-nos-bords-de-routes-sont-degueulasses-10837438
https://www.dailymotion.com/video/x8jc0oi

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Leal Lopez Clotilde

Almeria 06/09/1961

Députée wallonne : *2014-2017*

Depuis 1976, le PS dirige sans partage le Collège de Sambreville, nouveau nom donné à l’entité née de la fusion des localités d’Auvelais, Falisolle, Tamines, Velaine-sur-Sambre, Moignelée, Keumiée et Arsimont. Après Émile Lacroix, Michel Warnon, J-B. Poulain et Marcel Fisenne, c’est Jean-Charles Luperto qui en devient le bourgmestre en 2006, seul moment où le PS est mis quelque peu en difficultés lors des élections. Depuis 1976, l’opposition tente de renverser les 19 sièges (sur 29) que détiennent les socialistes a minima :  le PSC-cdH s’y essaye seul (8 sièges en 1976 et en 1988, 5 en 1994, 3 en 2006) ou uni aux libéraux (11 sièges en 1982, 8 en 2000) et le scrutin de 2006 est décisif, puisque le PS est réduit à 16 sièges ; mais dès 2012, les socialistes reprennent des couleurs avec 18 sièges, tandis que le cdH conserve trois mandats. En octobre 2018, avec près de 54,5%, la liste emmenée par J-C. Luperto compte 20 élus (+2), les libéraux reculant à 2 sièges (-3) et le cdH ne conservant qu’un seul siège (-2), celui de Clotilde Léal-Lopez (381 vp).

Candidate malheureuse en octobre 2006 (225 vp, en 3e position sur la liste, avec le 7e score), elle avait mis un pied dans la vie politique locale en devenant conseillère au CPAS, à partir de 2009 (elle remplace Eugène Massart). Née en Espagne et arrivée en Belgique en 1967, elle y a fait ses études tout en conservant un lien fort avec son pays d’origine (doubles humanités belges et espagnoles). Chercheuse en phytopathologie à l’Université catholique de Louvain, puis au Centre wallon de Recherches agronomiques, à Gembloux, inspectrice phytosanitaire à la Direction de l’Agriculture du Service public de Wallonie, Clotilde Léal-Lopez peut faire valoir une expertise technique professionnelle en virologie auprès de services de la Commission européenne. Au sein du SPW, elle est également une active déléguée syndicale de la CSC et elle préside le Service social des Services publics du gouvernement wallon. C’est d’ailleurs au regard de cet engagement qu’elle a été invitée à figurer sur les listes du cdH, aux communales d’octobre 2006 ; depuis lors, l’engagement politique prend le dessus, même si Clotide Léal-Lopez reste active au sein du comité administratif de la régionale d’horticulture de Namur (fondée en 1908) et de sa section de Tamines. Longtemps plongée dans une certaine léthargie, ce cercle horticole taminois a été relancé à son initiative et elle l’a transformé en cercle horticole de Sambreville, organisant diverses activités, dont, en 2010, la création d’un premier jardin communautaire à Moignelée.

Durant la campagne électorale pour les communales d’octobre 2012, Clotilde Léal-Lopez cible particulièrement le bilan de J-Ch. Luperto et en appelle à un grand changement de majorité. Élue in extremis (pour 4 voix) (296 vp, en 2e position, avec le 3e score), elle siège pour la première fois au Conseil communal de Sambreville. Porte-parole de son groupe dans l’opposition, elle épluche les dossiers et entend forcer la majorité à motiver ses choix : le déficit de l’Institut pour le Développement de l’Enfant et de la Famille (IDEF) ; la mobilité de certains habitants de Keumiée ou Falisolle ; le retraitement des terres polluées (dossier SITA). Elle est une ferme opposante au projet de prison à Sambreville (tant en raison de son installation sur des terres agricoles à Velaine qu’en raison de l’image extérieure de la ville). Elle invite aussi à mener une autre politique de développement autour de la Sambre, et en particulier à réaliser des « Logements Kangourou » (habitat trans-générationnel).

Déjà candidate lors du scrutin wallon du 7 juin 2009, sur une liste emmenée par Maxime Prévot, dans la circonscription de Namur (2e suppléante, 1.984 vp), elle est première suppléante lors du scrutin régional du 25 mai 2014. Lorsque Maxime Prévot (21.912 vp) devient le n°2 du gouvernement wallon présidé par Paul Magnette (juillet 2014), Clotilde Léal-Lopez (2.374 vp) entre au Parlement de Wallonie ; il s’agit d’une élection surprise tant M. Prévot avait répété qu’il refuserait d’occuper une fonction ministérielle. La députée wallonne siège à la Commission Travaux publics-Action sociale-Santé et elle fait aussi partie de la Commission pour l’Égalité des chances hommes-femmes. Parmi les propositions qu’elle défend, on retrouve notamment l’idée des Logements-Kangourous, la lutte contre les logements insalubres en Wallonie, la lutte contre la présence des canettes dans la nature, la prise en compte des aînés et une suggestion visant à instaurer le vote en braille à l’échelon local. Dans le dossier CETA, elle vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, elle est absente lors du vote en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Elle adopte aussi une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État, en particulier le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017). 

Alors qu’elle participe à une chaîne humaine de 90 km, entre Tihange et Aix-la-Chapelle pour manifester en faveur de la fermeture des centrales nucléaires en Belgique (fin juin 2017), la députée cdH entérine la décision de son président de parti, Guy Lutgen, de mettre fin à toute collaboration politique avec un PS sali par de nombreuses affaires de gouvernance (Publifin, Samusocial, etc.). Le remplacement du gouvernement wallon de Paul Magnette par l’équipe MR-cdH de Willy Borsus est une première dans l’histoire politique wallonne. Pour la députée suppléante, c’est aussi le signal de la fin de son mandat au Parlement de Wallonie car Maxime Prévot n’a pas souhaité rester ministre et il retrouve, de facto, son siège de député wallon. Elle quitte l’assemblée le 27 juillet, la veille du vote de la motion de méfiance constructive.

Assurément, cette expérience parlementaire est valorisée au niveau local, les questions de l’élue de Sambreville bénéficiant d’une écoute attentive du ministre wallon des Travaux publics. D’autre part, durant la législature, celle qui est devenue la cheffe de groupe cdH (janvier 2016) au Conseil communal du député-bourgmestre J-Ch. Luperto n’a pas hésité à tenter de fédérer toute l’opposition autour de son projet politique en vue du scrutin d’octobre 2018. Les électeurs en décideront autrement.

Administratrice de l’Association intercommunale de Santé de la Basse Sambre (AISBS) et de l’APP hôpitaux CHRS-CHRVM (2013-2019), membre du Conseil de Police Samsom (2013-2016), administratrice de la Société wallonne du Logement (octobre 2017-), elle retrouve en 2018 son activité de fonctionnaire pour laquelle elle avait sollicité un congé politique. Candidate en deuxième position (1.276 vp) aux élections provinciales de 2018, dans le district de Gembloux, elle n’est pas élue.

Sixième et dernière suppléante sur la liste cdH emmenée par Maxime Prévot dans la circonscription de Namur, lors du scrutin fédéral du 26 mai 2019, elle réunit 3.135 voix sur son nom. Respectant le choix du président du cdH de ne participer à aucune coalition, vu les mauvais résultats d’ensemble enregistrés, elle contribue ensuite au long processus de rénovation et de refonte de l’ancien PSC-cdH, qui aboutit à l’émergence du mouvement Les Engagés (congrès de mars et mai 2022). Dans la perspective du scrutin communal d’octobre 2024, elle contribue à la formation d’une liste d’alliance appelée Ensemble, à Sambreville, réunissant des citoyens, écolo, le MR, les Engagés et l’ancien Premier-échevin socialiste dissident. Quant au 9 juin 2024, elle occupe la dernière place des suppléants sur la liste des Engagés emmenée par Benoît Dispa, dans le Namurois.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Sambreville (2009-2012)
Conseillère communale à Sambreville (2012-)
Députée wallonne (07/2014-07/2017)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Nouvelle Gazette, 10 juin 2014
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2024 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lambelin Anne

Uccle 19/12/1987

Députée wallonne : 2014-2019

À la Hulpe, aux élections communales d’octobre 2006, trois grandes listes émergent : celle des Intérêts-Communaux/Liste du Bourgmestre (42%, 9 sièges), une liste MR (31,5%, 6 sièges) et une liste ValEco (près de 21%, 4 sièges) sur laquelle se sont réunis des socialistes et des écologistes. On y trouve aussi deux Lambelin, Olivier le père et Anne la fille (117 vp) alors toujours aux études. La politique est déjà au centre de ses préoccupations, tenant d’un grand-père paternel qui a été docteur à la clinique César de Paepe à Bruxelles, d’un père conseiller communal à La Hulpe et membre de la CCAT pendant plusieurs législatures, ainsi que d’un grand-père maternel, Max Vanderschueren qui fut un militant wallon de longue date tant à Bruxelles qu’en Brabant wallon. De surcroît, après l’Athénée de Waterloo et du Verseau à Bierges, après une année en Angleterre consacrée à l’étude des arts plastiques, ce sont les Sciences politiques qu’elle étudie à l’Université libre de Bruxelles ; étudiant aussi à Liège et en Suisse, elle consacre une étude comparative aux politiques qui y sont menées contre la drogue. En 2009, alors qu’elle présente encore des examens pour son master, la militante du parti socialiste est candidate au scrutin régional dans la circonscription de Nivelles. En 4e place sur la liste emmenée par André Flahaut, elle fait campagne et rassemble 2.429 vp. 

Lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, elle est encore sur le terrain (2e suppléante, 2.696 vp), préparant les communales et les provinciales d’octobre 2012. En 2e position sur une liste du bourgmestre (où se retrouvent des libéraux, socialistes et écologistes), celle qui est désormais titulaire d’un master en Sciences politiques (finalité gestion publique) de l’Université libre de Bruxelles est loin de réaliser le même résultat que le bourgmestre MR Christophe Dister (1.747 vp), mais son 4e score (377 vp) contribue au large succès de la liste (65%, 14 sièges sur 19) ; il lui permet de siéger en tant que conseillère communale de la majorité et d’assurer la présidence du CPAS. Par ailleurs, à 25 ans, elle est aussi attachée parlementaire auprès du président de la Chambre, André Flahaut.

Candidate aux élections régionales du 25 mai 2014, au moment où progresse la régionalisation des domaines sociaux et de la santé qui sont ses matières de prédilection, elle occupe une 2e place de combat derrière Dimitri Legasse, dans la circonscription de Nivelles. Bien que battue aux voix de préférence par Maurice Dehu (4.663 contre 3.642), le résultat d’ensemble du PS et l’effet dévolutif du vote en case de tête lui permettent de décrocher un siège au Parlement wallon. En gagnant près d’un pour cent et demi et un siège (au détriment d’Écolo), le PS brabançon wallon (19,5%) retrouve le siège perdu en 2009, sans atteindre les 24% de 2004 ou de 1995.

La nouvelle députée wallonne est la benjamine de l’assemblée. Elle siège au sein de de la Commission Économie-Innovation, de la Commission Budget-Fonction publique, de la Commission de contrôle des dépenses électorales, et préside le Comité d’avis pour l’égalité des chances hommes-femmes de 2014 à juillet 2017. Par ailleurs, le 3 juillet 2014, elle est désignée par le PS comme représentante de la Wallonie au nouveau Sénat, l’obligeant à renoncer à la présidence du CPAS de La Hulpe. à la Haute Assemblée, elle est membre de la Commission des Matières transversales (compétences régionales) et elle y dépose notamment un rapport sur les familles monoparentales.

Le RER, le sort des invendus non alimentaires, l’aide à la jeunesse, la fusion communes/CPAS, le sort des sans-abris (elle propose de créer un hôtel social en BW), les violences conjugales, la lutte contre le harcèlement sexiste, la lutte contre les nuisances sonores et pollutions lumineuses, le devenir économique de certaines entreprises du Brabant wallon figurent parmi les dossiers abordés par la députée wallonne qui  se retrouve membre de la Commission d’avis chargée de Questions européennes (2015-2019), créée pour la toute première fois au sein du Parlement wallon. Il s’agit de se saisir des éventuels futurs traités internationaux en amont et de manière proactive, plutôt que de les subir en aval dans un simple rôle de ratification. En l’occurrence, l’analyse des enjeux des traités de libre-échange négociés par la Commission européenne (TTIP, CETA, ACS) va être au cœur des travaux de cette Commission d’avis qui se réunit plus d’une trentaine de fois et auditionne une vingtaine d’experts de très haut niveau (2014-2016). 

Le 14 octobre 2016, instruite par sa commission et poussée par la société civile, l’assemblée plénière adopte une résolution qui marque les esprits : par 47 oui (PS-cdH-Ecolo-PTB-indép.) dont Anne Lambelin, et 16 non (MR), le Parlement de Wallonie refuse de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le ministre-président wallon, Paul Magnette, est chargé de faire valoir le point de vue majoritaire wallon auprès des autorités européennes. Après une semaine de crise internationale inédite et de rudes négociations, le Parlement de Wallonie donne son accord au CETA (58 oui, 5 non), dès lors que l’Europe prend en considération ses doléances de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Lors de ce vote décisif, Anne Lambelin est absente pour raison de santé.

Durant cette législature, celle qui avait déposé un texte de résolution demandant la reconnaissance formelle par la Belgique de l’état de Palestine (2014) adopte notamment une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière en matière de protection animale. 

L’année 2017 est marquée par plusieurs changements importants pour Anne Lambelin, les uns résultant de son choix, les autres étant indépendants de sa volonté. Suite à son déménagement de La Hulpe à Rixensart (Genval), elle donne tout d’abord sa démission de conseillère communale (février). En juin-juillet, c’est le cdH qui décide de débarquer le PS de la majorité et de se lier au MR pour finir la législature wallonne. De la majorité, Anne Lambelin passe ainsi dans l’opposition à Namur. Membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales, elle continue de siéger au sein de la Commission des questions européennes et de présider la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes jusqu’à la fin de la législature. Durant les six derniers mois, elle est aussi membre de la Commission « Renouveau démocratique ». Du côté du parti socialiste, elle apporte un fort soutien à l’initiative grouponsnousetdemain! collectif créé au sein du parti en réaction aux trop nombreuses affaires (Publifin, Samusocial, etc.) de mauvaise gouvernance qui le gangrènent. Créé en juin 2017, #grouponsnousetdemain se transforme en 2018 en section transversale et digitale du Parti socialiste.

Lors du triple scrutin du 26 mai 2019, Anne Lambelin ne défend pas son siège au Parlement de Wallonie, préférant être la première suppléante d’André Flahaut à la Chambre fédérale (3.252 vp). Sur le plan communal, quatrième candidat au scrutin d’octobre 2018 sur la liste SolidaRix à Rixensart, elle signe le 3e score (271 vp) et parvient ainsi à enlever le troisième siège socialiste au Conseil communal, où elle est membre de la majorité. Pour consolider sa majorité absolue (14 sièges), le MR de Patricia Lebon a en effet signé le pacte de majorité avec les socialistes de Grégory Verté.

Une fois les gouvernements issus des élections de 2019 mis en place, Anne Lambelin est d’abord collaboratrice auprès du Ministre-Président wallon, Elio Di Rupo, et auprès de Caroline Désir, ministre de l’Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (été 2020). Vice-présidente de Famiwal, la caisse publique wallonne d’allocations familiales (octobre 2020-avril 2021), présidente du Domaine régional Solvay-Château de la Hulpe 2 (août 2020-), conseillère politique à l’Institut émile Vandervelde, spécialiste des questions internationales (octobre 2020-), administratrice d’Unia (2021-), de Solidaris et de PAC, Anne Lambelin a été nommée par Paul Magnette à la vice-présidence du Parti socialiste en décembre 2019. Elle signe plusieurs cartes blanches, poursuivant notamment sa lutte contre le sans-abrisme et en faveur des sans-papiers. Désignée tête de liste pour le scrutin wallon du 9 juin 2024, elle émerge à l’issue d’un pool très serré au sein de la fédération PS du Brabant wallon.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à La Hulpe (2012-02/2017)
Présidente du CPAS (01/2013-06/2014)
Députée wallonne (2014-2019)
Sénatrice représentant la Wallonie (2014-2019)
Conseillère communale à Rixensart (2018-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont Le Soir, 27 mai 2009 ; Carte blanche - Par #grouponsnousetdemain dans Le Soir, 2 février 2018 ; SudInfo, 2 décembre 2019
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2024 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://annelambelin.blog/ (s.v. décembre 2017)
Sur Max Vanderschueren, cfr Marie-Paule Bouvy, dans Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, Institut Destrée, 2001, t. III, p. 1587
https://bx1.be/categories/news/grouponsnousetdemain-un-nouveau-collectif-cree-en-interne-au-parti-socialiste/
https://www.youtube.com/watch?v=56VvtCuhEGc

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lacroix Christophe

Huy 22/12/1966

Ministre wallon : 22 juillet 2014 – 28 juillet 2017

Licencié en Histoire de l’Université de Liège (1988), Christophe Lacroix a consacré son mémoire à La Ville de Huy au XVe siècle, aspects politique et économique, mais c’est à Wanze, où il a grandi dans une famille de tradition socialiste et aimant le théâtre (Aux Plaihants Amis), qu’il fait ses premiers pas en politique, et qu’il s’intéresse aux questions économiques du présent. Élu conseiller communal en octobre 1988, il siège sans surprise au sein d’une large majorité absolue socialiste. C’est le cas depuis la fusion des entités d’Antheit, Bas-Oha, Huccorgne, Moha, Vinalmont, le hameau de Longpré et Wanze, en 1976, aux portes du grand Huy, et depuis bien avant encore en ce qui concerne Wanze. Si tous ces villages n’étaient pas socialistes au lendemain de la Grande Guerre, Wanze vote en effet majoritairement à gauche depuis que le suffrage universel est d’application sans exception. Aux Daniel Bolly (1921-1931), Nicolas Honlet (1931-1947), Auguste Tulliez (1947-1950), Alfred Maillard (1950-1957), Fernand Thiou (1957-1968) et Hubert Parent (1968-1983) a succédé Jean-Pol Bourgeois (1983-1999), bourgmestre auprès duquel Christophe Lacroix a l’occasion de travailler en tant qu’échevin, depuis 1995 ; il est principalement en charge des Affaires économiques. 

En août 1999, Claude Parmentier est investi des rênes de la commune ; il va exercer cette fonction jusqu’en octobre 2017, moment où il passe le relai à Christophe Lacroix (2e score en 2006 avec 1.389 vp, 3e score en 2012, avec 1.371 vp) qui devient ainsi le neuvième bourgmestre socialiste de la localité mosane depuis la Grande Guerre. En octobre 2018, la liste PS Wanze qu’emmène Christophe Lacroix (2.667 vp) conforte sa majorité absolue, avec 53,3% (+4%) et 15 sièges (+2) sur les 23 du Conseil communal, un résultat jamais atteint au XXIe siècle. Depuis 1976, la majorité absolue des socialistes s’était érodée, la barre étant placée très haut : 65,6% et 15 sièges sur 21 au moment de la fusion des communes, 57,6% et 14 sièges en 1982, 48,5% et 12 sièges en 1988, 53% et 12 sièges en 1994. Une ouverture avait été faite au MR par un accord de majorité signé en 2006 et qui permettait à un échevin libéral d’entrer au Collège pour la première fois en octobre 2010. Ce n’est plus le cas en 2018.

Actif membre de la section de Wanze de la FNAPG et ancien arbitre de football, Christophe Lacroix s’est surtout démarqué sur le plan politique à partir des élections de 2000, où ses voix de préférence progressent de 80% ; il est alors nommé Premier échevin, en charge de très nombreuses compétences (urbanisme, aménagement du territoire, patrimoine, logement, développement rural, l’environnement, mobilité, citoyenneté...). Administrateur de l’AIDE (2001-2006), de la SWDE (2001-2006), de Meuse Condroz Logement SC (2001-2006), membre du Conseil de Police Meuse-Hesbaye (2003-2006), secrétaire général de l’Association européenne des Voies vertes (2005-) et président de la CCAT (2001-2006), ce fonctionnaire employé au service des routes du Ministère wallon de l’équipement et des transport (MET) devient attaché de Cabinet auprès de ministres wallons : conseiller du ministre Jean-Claude Van Cauwenberghe en charge du Budget, de l’Équipement et des Travaux publics (1999-2000), puis auprès de Michel Daerden, ministre aux compétences identiques (2000-2004). Durant la majorité arc-en-ciel, en plus de la sécurité routière et des relations avec les ministres de la mobilité, Christophe Lacroix devient le spécialiste du Cabinet wallon pour tous les dossiers RaVEL. Après le scrutin du 13 juin 2004, il reste conseiller auprès de Philippe Courard, ministre en charge des Affaires intérieures et de la Fonction publique (2004-2006).

En octobre 2006, Christophe Lacroix réalise un excellent score au niveau communal, mais c’est la province qui a alors sa préférence. Élu haut la main dans le district de Huy (7.722 vp), il quitte la politique locale pour endosser les responsabilités de député provincial dans un Collège liégeois à majorité PS-MR. Dans ses nouvelles fonctions, il met l’accent sur le sport, créant une multitude d’événements dont la venue de la Vuelta (2009) et du Tour de France (en 2010 et 2012) en province de Liège, et surtout concrétisant son projet d’une Académie provinciale des Sports. Sa capacité à tenir le budget, à rompre avec des pratiques anciennes et à gérer la fonction publique (mise en place de 30 mesures pour rendre l’administration plus efficace dès 2007) est surtout soulignée par ses amis politiques. En 2012, malgré 7.291 vp à la dernière place de la liste PS dans le district de Huy, il renonce à la province et s’oriente vers le niveau fédéral, tout en retrouvant ses mandats communaux.

S’il participe à des campagnes électorales depuis 1988, Christophe Lacroix ne s’est proposé au suffrage des électeurs de la circonscription de Huy-Waremme qu’en juin 2009, comme quatrième effectif au scrutin régional (6.764 vp). Ensuite, lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010 (9.620 vp), il est troisième suppléant dans la circonscription de Liège et il va bénéficier du retrait de la vie politique de Guy Coëme (octobre 2012) pour reprendre son siège à la Chambre, les deux suppléants qui le précédaient ayant déjà remplacé, en 2010, Michel Daerden et Mauro Lenzini qui souhaitaient continuer de siéger à Namur. Prêtant serment à la Chambre moins d’un an après la difficile mise en place du gouvernement Di Rupo, Christophe Lacroix s’intéresse à des dossiers délicats (la dotation de la famille royale, le remplacement des F16, etc.) et figure parmi les députés qui adoptent, parmi beaucoup d’autres textes législatifs, l’ensemble des dispositions de la 6e réforme de l’État qui comprend notamment la scission de BHV, la réforme profonde du Sénat, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions et le transfert d’importantes compétences vers les entités fédérées. 

Administrateur et membre du Comité de direction de l’Association Intercommunale pour le Démergement et l’épuration des communes de la province de Liège-AIDE (2007-2012), administrateur de l’Association des Provinces wallonnes (2007-2012), président de la commission paritaire CECOTEPE (2008-2012), membre du comité de gestion de l’ONSSAPL (2010-2012), l’ancien député provincial reste fidèle à l’échelon fédéral lors du triple scrutin du 25 mai 2014. Sa 5e place comme candidat effectif dans la circonscription provinciale de Liège est certes une place de combat, mais les sept sièges remportés par le PS en 2010 paraissent une garantie suffisante pour éviter de passer par une position de suppléant. Avec 15.628 vp, il signe le 6e score de la liste PS et le 10e tous partis confondus, mais en perdant près de 6%, le PS laisse échapper deux mandats sur les 15 attribués aux électeurs liégeois. Autant que les 30.884 vp de Frédéric Daerden, ce sont le PTB et le PP qui viennent perturber l’avenir politique imaginé par le Hutois au fédéral.

Repêché par la direction du PS, Christophe Lacroix est coopté au Sénat à la mi-juillet 2014 et désigné à la présidence du groupe socialiste ; le mois n’est pas achevé quand se forme le gouvernement wallon de Paul Magnette, à majorité PS-cdH : cette fois, c’est un poste ministériel qui est réservé à Christophe Lacroix (remplacé au Sénat par Philippe Mahoux). Fonction publique et simplification administration, Budget et Finances voilà des matières qui constituent une sorte de fil rouge du parcours politique de Christophe Lacroix. Député provincial (où il succède à Gaston Gérard) en charge de ces matières, ainsi que de la politique sportive, il dispose encore de ses deux attributions quand il devient ministre wallon ; s’ajoute à son portefeuille l’Énergie en janvier 2017, suite à la démission de Paul Furlan, empêtré dans les remous de l’affaire Publifin, notamment en raison des mandats de son chef de Cabinet adjoint… le bourgmestre de Wanze Claude Carpentier.

Au début de la législature 2014, le ministre Lacroix entame un bras de fer avec le gouvernement fédéral de Charles Michel, contestant la manière du Premier Ministre d’appliquer la loi de financement. La polémique dure plusieurs mois et finalement la Wallonie obtient satisfaction. Chargé de mettre en place la réforme fiscale inscrite dans la DPR, le ministre Lacroix suscite une levée de boucliers lorsqu’il suggère une taxation des robots et des machines qui remplacent les humains : forcé d’abandonner ce projet, le ministre est conscient qu’un tournant historique vient d’être manqué. Recherchant des méthodes objectivables de lutter contre le dumping social, il réfléchit par ailleurs à plusieurs mesures destinées à simplifier et à moderniser l’administration wallonne, proposant notamment de diminuer le temps de travail en introduisant la semaine des quatre jours. Appelé régulièrement à répondre aux questions des parlementaires wallons, le ministre se taille une réputation de franc parler et de transparence dans tous ses dossiers. En avril 2016, il met en œuvre la taxe kilométrique appliquée aux camions de plus de 3,5 tonnes. 

Tout en préparant la Cop 23 et en élaborant une stratégie wallonne pour le climat, c’est encore le financier qui démêle l’écheveau des certificats verts (par une mise au frigo temporaire), avant de passer la main. Parmi les dossiers du ministre Lacroix figurait aussi la suppression de la « radio-redevance ». Mais le 19 juin 2017, le président du cdH dénonce « les pratiques du PS » et l’accord de majorité conclu avec le PS au niveau wallon est dénoncé. C’est la nouvelle majorité MR-cdH qui met à son actif la suppression d’une radio-redevance qui semblait emblématique dans l’opinion publique, alors que le ministre Lacroix annonçait une profonde réforme fiscale sous la forme d’un plan global où la disparition de la fameuse redevance n’était qu’une péripétie. Quant au bilan de sa gestion du budget de la Wallonie entre 2014 et 2017, Christophe Lacroix veut voir dans les conclusions du rapport d’audit, réalisé par la Cour des Comptes (automne 2017) à la demande du ministre MR J-L. Crucke, la preuve de la qualité de son travail à Namur.

En juillet 2017, le ministre démis retrouve le Sénat (août) et la présidence du groupe socialiste dans la Haute Assemblée (septembre). En octobre 2017, il devient le bourgmestre de Wanze, mandat dans lequel il est plébiscité par les électeurs en 2018.

Lors du triple scrutin du 26 mai 2019, Christophe Lacroix opte pour la Chambre fédérale. Troisième candidat effectif (17.094 vp), il n’a aucune peine à se faire élire dans la circonscription de Liège, où, avec près de 25%, le PS enlève 5 sièges, loin des 7 mandats de 2010. Député de la majorité Vivaldi (2020-2024), il est membre de la Commission de la Défense nationale, de la Commission de l’Économie, de la Protection des consommateurs et de l’Agenda numérique, de la Commission des Relations extérieures et de Commission spéciale chargée du Suivi des missions à l’étranger. Membre de la Commission spéciale qui rédige le rapport sur le passé colonial de la Belgique, il réclame que soit aussi rédigé un rapport sur la persécution des personnes LGBT lors de la Seconde Guerre mondiale. Il siège aussi à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Atteint par un cancer de la langue (été 2023), il se met en retrait de la vie politique pendant quelques semaines, avant de reprendre ses activités dès novembre 2023. En mars 2024, avec les députés Cogolati et Goffin, il dépose une proposition de loi visant à faire reconnaître le fort de Huy en Mémorial national.

Lors du scrutin fédéral du 9 juin 2024, il occupe la troisième place sur la liste du PS emmenée par Frédéric Daerden dans la circonscription de Liège.

 
Mandats politiques

Conseiller communal à Wanze (1989-2006)
Échevin (1995-2006)
Député provincial (2006-2012)
Député fédéral (10/2012-2014)
Conseiller communal à Wanze (2012-)
Échevin (2012-07/2014)
Sénateur coopté (07/2014)
Ministre wallon (07/2014-07/2017)
Sénateur coopté (07/2017-2019)
Bourgmestre (10/2017-)
Député fédéral (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Avenir, 18 juin 2001 ; Le Soir, 28 juillet 2014 ; La Meuse, 4 juillet 2017 ; Le Soir, 24 octobre 2017 ; La DH, 30 octobre 2017
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
http://www.christophelacroix.be/biographie/ (s.v. décembre 2017)
https://www.christophelacroix.be/ (s.v. mars 2024)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Ministre wallon

Accueil

Knaepen Philippe

Saint-Trond 03/03/1967

Député wallon : 2014-2019

Après la fusion des communes de Buzet, Liberchies, Luttre, Obaix, Rosseignies, Thiméon, Viesville et Pont-à-Celles en 1976, ce sont les libéraux emmenés par Charles Petitjean et alliés au PSC qui détiennent une solide majorité au conseil communal de Pont-à-Celles. Après le scrutin de 1988, une défection dans les rangs libéraux fait tomber la majorité dans le camp du PS de Christian Dupont allié aux écolos d’Yves Delforge, tendance que confirment les élections communales de 1994. Rongeant leur frein dans l’opposition, les libéraux se déchirent, obligeant Hervé Hasquin, le président de la Fédération libérale du Hainaut, à exclure Charles Petitjean et à faire confiance à une liste rajeunie PRL-MCC sur laquelle figure Philippe Knaepen (2e position).

Membre du PRL depuis 1987, cet ancien étudiant de l’Athénée d’Auderghem qui entreprend des études à l’IESP De Fré (l’actuelle Haute École Léonard de Vinci à Woluwé-saint-Lambert) est alors président de la section des JRL de Watermael-Boitsfort. Au début des années 1990, il est élu à la présidence nationale des Jeunes Libéraux (1991-1993) ; dès 1992, ce régent en français s’installe à Luttre, où il reprend une concession automobile de la marque Ford et devient le gérant et l’administrateur-délégué de la société Auto-Luttre sa. Sollicité par d’anciens étudiants libéraux, il ne renoue avec la politique active qu’en 2000, moment où il se présente pour la première fois au scrutin communal. 

Affrontant notamment une liste dissidente emmenée par Charles Petitjean, le PRL-MCC décroche trois mandats et accepte la main tendue par le PS de Christian Dupont qui détient pourtant la majorité absolue (13 sur 25). Le PS tourne le dos à Écolo et conclut avec le PRL-MCC un accord qui s’inscrit dans l’esprit de bonne entente du moment entre ces deux formations politiques. Philippe Knaepen (323 vp) obtient un important échevinat dans le nouveau Collège, en charge des Finances, de l’Agriculture, de l’Aménagement du territoire, de l’Énergie, de la Mobilité et du Commerce. En novembre 2004, il est élu à la présidence de la fédération MR de Charleroi, mandat qu’il exerce jusqu’en décembre 2021.

En octobre 2006, le PS est sanctionné par les électeurs cellipontins. Il perd sa majorité absolue (10, -3), tandis que le MR progresse (5, + 2). L’alliance PS-MR est cependant prolongée, Philippe Knaepen (1.116 vp) étant le 2e performeur en voix, derrière Christian Dupont (1.639 vp.), ministre et bourgmestre ff. Assurément, cette commune située au nord de Charleroi est en train de vivre un nouveau basculement politique. Depuis 2000, les libéraux emmenés par Philippe Knaepen retrouvent des couleurs, ainsi que le confirme le scrutin communal d’octobre 2012 : le MR (28,76%, 9 sièges, +4) réduit l’écart avec la liste rajeunie du PS qui garde ses 10 sièges (34,3%), mais son chef de file, Christian Dupont, est battu aux voix de préférence (1.523 vp) par Philippe Knaepen (1.564 vp). 

Alors que le FN disparaît du Conseil communal, le pacte de majorité PS-MR est prolongé, Christian Dupont conservant le maïorat et Philippe Knaepen, Premier échevin, conservant le Commerce, la Mobilité, l’Environnement, l’Emploi, les PME-TPE, la Propreté. Le scrutin d’octobre 2018 met un coup d’arrêt à cette évolution. Le PS (27,4%) de Pascal Tavier (748 vp) perd près de 7% et 2 sièges ; le MR (21,3%) de Philippe Knaepen (999 vp) connaît une perte similaire (7,3%), et perd 3 sièges. La coalition sortante est toujours majoritaire, mais l’électeur a envoyé un message évident en rendant 3 sièges à écolo et en donnant 7 sièges aux IC conduits par Luc Vancompernolle (1.259 vp). Tirant ses propres conclusions du scrutin, fin 2018, le PS se tourne vers la liste citoyenne et signe avec elle un nouveau pacte de majorité, renvoyant le MR dans l’opposition.

Représentant le MR dans plusieurs asbl culturelles ou sportives, administrateur de l’IGH (2002-2007), du TEC-Charleroi (2005-2014), de Télésambre (2004-2012), d’ORES (2009-2017), de la SPAQuE (2011-2014), de Publi-T (2011-), et membre du comité de gestion chez Igretec (2007-2018), Philippe Knaepen avait pris part à d’autres élections que les communales, privilégiant toujours la Région wallonne, dans la circonscription de Charleroi : 6e candidat effectif en 2004 (1.382 vp), occupant la 3e place en 2009 (2.375 vp), il se présente le 25 mai 2014 avec l’intention de siéger comme député wallon. Occupant la 2e place, derrière Véronique Cornet, il contribue au large succès du MR : avec 18,1%, les bleus carolos réalisent leur meilleur résultat depuis la première élection directe du Parlement wallon, le 21 mai 1995. Avec 3.557 vp (soit davantage que Christian Dupont sur la liste PS), Philippe Knaepen contribue à donner trois mandats aux libéraux, un résultat jamais atteint. En prêtant serment au Parlement wallon, conformément au décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, il se dit échevin empêché (remplacé par Ingrid Kairet-Colignon) et abandonne aussi la gérance de Cenmark sprl (2007-2014) et son emploi de fonctionnaire (2008-2014).

Siégeant dans l’opposition en début de législature (2014-2017), le nouveau député wallon est désigné à l’une des vice-présidences de la Commission Travaux publics-Action sociale-Santé, et est membre de la Commission Budget-Fonction publique. Par ailleurs, il est l’un des vice-présidents du bureau du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Déployant une importante activité parlementaire à Namur, il dépose une dizaine de décrets et plusieurs centaines de questions écrites, abordant les dossiers du logement, comme de la mobilité, de l’obligation du parcours des primo-arrivants, la fiscalité automobile ou de la création de l’AVIQ, sans oublier une série de problématiques intéressant plus particulièrement le bassin de vie de Charleroi. Membre suppléant de la « Commission spéciale relative au Renouveau démocratique » créée en mai 2015, il est le signataire, avec d’autres libéraux, d’une proposition de décret spécial sur l’interdiction de cumul dans le chef des députés wallons afin qu’il ne s’applique aux membres de Collège communal que dans les localités de plus de 50.000 habitants, proposition rejetée. Avec d’autres députés MR, il est aussi le cosignataire d’une proposition de résolution visant à interdire le port de signes convictionnels ostentatoires au personnel des services publics (2016).

Dans le dossier du traité CETA, il s’oppose à la résolution du 14 octobre 2016 où le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le groupe MR à Namur a été le seul à manifester son opposition à une démarche qui conduit à une mini crise internationale inédite. Quinze jours plus tard, Philippe Knaepen et son groupe politique joignent leurs voix au PS et au cdH pour adopter le texte du compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Philippe Knaepen vote le 28 juillet, la motion de défiance constructive déposée par les députés MR et cdH ; c’est une première dans l’histoire politique wallonne. Membre de la Commission Budget-énergie-Climat et de la Commission « Renouveau démocratique » (2017-2019), membre (2017) et vice-président (2018-2019) de la Commission du Contrôle des dépenses électorales et membre du Comité Mémoire et Démocratie (2019), il fait désormais partie de la courte majorité MR-cdH (38 sièges sur 75) et contribue à voter une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc.

Durant cette législature, il porte plusieurs textes visant à améliorer la publicité de la gouvernance locale, et adopte une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière.  C’est aussi à la quasi-unanimité du Parlement de Wallonie qu’est adoptée la réforme de certaines circonscriptions électorales wallonnes, dont la création d’une « nouvelle » circonscription électorale de Charleroi-Thuin, qui envoie désormais 10 représentants à Namur (-1).

Cinquième candidat effectif (2.396 vp) lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, Philippe Knaepen n’est pas en position de renouveler son mandat à Namur. Conseiller communal siégeant dans l’opposition à Pont-à-Celles, il devient vice-président du conseil d’administration et du comité de direction d’Igretec (juin 2019-) et vice-président de l’ISPPC (2019-2021). Administrateur de Télésambre (2019-2021), de l’Alph asbl (-2021) et de la Fondation Gouverneur émile Cornez (2019-), il devient secrétaire politique du groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (avril 2020-).

Au moment où la situation sanitaire due à la Covid 19 s’améliore, janvier 2021, la vie politique de Pont-à-Celles connaît un rebondissement. Avec une motion de méfiance constructive portée par le MR (6) et écolo (3), le PS (8) débarque les trois représentants IC (7) du Collège et signe un nouveau pacte de majorité. Dans la nouvelle équipe toujours présidée par Pascal Tavier, Philippe Knaepen redevient Premier échevin, en charge de l’équipement, des Infrastructures publiques et de l’Aménagement du Territoire. En plus de leurs attributions, les membres du Collège sont en charge de « plans » et de « pôles » pour gérer les projets de manière cohérente, efficace et plus transversale, les plans étant portés par l’ensemble des échevins, sous la supervision du bourgmestre.

Dans la perspective du scrutin communal d’octobre 2024, Philippe Knaepen mène une nouvelle liste libérale/citoyenne appelée MR&Ci.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Pont-à-Celles (2001-)
Échevin (2001-06/2014)
Député wallon (2014-2019)
Échevin empêché (06/2014-2019)
Échevin (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Avenir, 27 mai 2014 ; La DH, 13 janvier 2021 ; SudInfo, 7 février 2024
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.etudiantsliberaux.be/FEL/?page_id=7
https://www.facebook.com/knaepen?fref=ts
https://be.linkedin.com/in/philippe-knaepen-39700353
https://www.philippeknaepen.be/cms/biographie/ s.v. décembre 2017

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Istaz Slangen Zoé

Québec 10/11/1989

Députée wallonne : *2018-2019

En tant que 6e suppléante sur la liste PS dans la circonscription de Liège, lors du scrutin régional du 25 mai 2014, Zoé Istaz Slangen participe à sa deuxième campagne électorale et ne s’attend guère à siéger au Parlement de Wallonie, d’autant que son score personnel (2.020 vp) en fait la onzième sur 13 au classement des suppléants. Les circonstances vont finalement se précipiter et l’amener à prêter serment à Namur en décembre 2018. En effet, dès le début de la législature 2014-2019, la désignation de Jean-Claude Marcourt et d’Isabelle Simonis aux gouvernements wallon et communautaire avait ouvert la porte du Saint-Gilles aux premiers suppléants socialistes liégeois, même si le scrutin régional du 25 mai 2014 n’avait pas été le meilleur du PS liégeois, en perte de 6% et d’un siège wallon. Après les élections communales d’octobre 2018, en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, ce sont Alain Onkelinx, Isabelle Simonis et Déborah Géradon qui renoncent à leur mandat parlementaire. Alors que Mauro Lenzini devient membre effectif (à la place d’Isabelle Simonis), les suppléants ne se pressent pas au portillon pour les derniers mois d’une législature au cours de laquelle le PS s’est retrouvé dans l’opposition. Finalement, Zoé Istaz-Slangen accepte de siéger à Namur et d’occuper le siège de Jean-Claude Marcourt, alors ministre du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

à 29 ans, cette ancienne de Saint-Jacques (2007), diplômée en droit de l’ULiège (2012), avocate spécialisée en droit des étrangers, affiche déjà quelques années de militance au sein du Parti socialiste. Affiliée depuis 2011, candidate aux communales à Ans en 2012 (20e candidate, 231 vp et 21e score de sa liste), elle est élue à la présidence de la section des JS d’Ans (juin 2013), avant d’être élue à la présidence de la Fédération liégeoise des Jeunes Socialistes en octobre 2014. Sa prise de parole au 1er mai 2016 à Liège est remarquée. Juriste et assistante à l’ULiège, directrice générale du CPAS de Geer (ff d’août 2018 à 2020), elle figure désormais en 8e position sur la liste du PS ansois, lors des communales d’octobre 2018, où l’équipe emmenée par Grégory Philippin et poussée par Walter Herben doit faire oublier « les années Stéphane Moreau ». Avec 320 vp, elle s’assure le 12e des 16 sièges (+2) qu’emporte un PS (45,32%) qui renforce sa majorité absolue. 

Conseillère communale d’Ans (2018-), membre du Conseil de la Zone de police Ans/Saint-Nicolas (2019-), administratrice du PAC Liège (2019-), secrétaire de l’asbl Union liégeoise pour la défense de la paix (2021-), Zoé Istaz-Slangen occupe désormais la deuxième suppléance aux élections régionales du 26 mai 2019 (2.519 vp). Crédité de 28,43%, le PS liégeois sauve 5 députés wallons, mais réalise son plus mauvais résultat depuis la première élection directe du Parlement de Wallonie, le 21 mai 1995. Seule Christie Morreale aura les faveurs du boulevard de l’Empereur pour une fonction ministérielle et, dès lors, la deuxième suppléance n’ouvre plus aucune porte parlementaire.

Benjamine de l’assemblée wallonne en 2018, Zoé Istaz-Slangen a siégé six mois au Parlement de Wallonie, participant aux travaux de la Commission économie-Emploi-Formation, du Comité Mémoire et démocratie, et aux réunions de la Commission de Contrôle des dépenses électorales. Avec ses collègues socialistes, elle a déposé une série de décret en matière de gestion de l’eau, de consultation populaire d’initiative citoyenne et en faveur de l’énergie durable et du climat. Surtout, depuis le renversement de majorité de l’été 2017, elle veille, depuis l’opposition, à ne pas laisser les alliés MR-cdH imposer leur griffe dans des dossiers importants, comme l’assurance autonomie, la réforme des APE ou celle des provinces.

Commissaire du gouvernement auprès de Wallonie Santé (2020, 2022), commissaire du gouvernement auprès de la Sogepa (février 2020-octobre 2022), Zoé Istaz-Slangen est nommée directrice du service juridique de la FGTB Liège-Huy-Waremme en octobre 2020. Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, elle occupe la 3e suppléance sur la liste du PS liégeois conduite par Christie Morreale.

 

Mandats politiques

Conseillère communale d’Ans (2018-)
Députée wallonne (12/2018-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), La Libre, 17 juin 2015 ; Le Soir, 16 mars 2019
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2018 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.youtube.com/watch?v=V3H9oSyoblY
https://www.youtube.com/watch?v=SZuVwfppbGI

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Imane Hicham

Casablanca 29/07/1975

Député wallon : *2014-2016*

S’il est né à Casablanca, c’est le hasard des vacances de ses parents qui en a décidé, explique Hicham Imane dont les racines sont profondément carolorégiennes. Plus précisément, il a toujours vécu à Couillet où, enfant de la 2e génération de migrants marocains, il fait toute sa scolarité, avant d’accomplir ses humanités à l’Athénée de Charleroi. Gradué en assurances, il est employé dans une banque d’épargne, travaille au Luxembourg, puis à l’asbl provinciale Metalgroup, où il devient gestionnaire d’assurances et de contentieux. Président de la section des Jeunes Socialistes de Couillet, ce grand amateur de football devient le secrétaire général des équipes d’âge du club de football de Couillet jusqu’à la fin de la saison 2000-2001, avant de présider le club de football de Farciennes en 2004. Toujours passionné de football, il prendra en 2013 la présidence du nouveau club de Couillet-Marcinelle. Participant assidu de la Marche de Sainte-Rolende à Gerpinnes, il est encore officier des fusils de la compagnie d’Hymiée.

Mais à l’heure où des responsables socialistes de Charleroi sont emportés par la tourmente des affaires (2005-2006), Hicham Imane apparaît comme un potentiel candidat socialiste de la nouvelle génération. En novembre 2005, il est désigné, à la demande de Paul Ficheroulle, comme administrateur privé au sein du nouveau Conseil d’administration de la Carolorégienne, la principale société de logement social de Charleroi, gérant près de 3.000 logements et employant une centaine de travailleurs. Le chemin est parsemé d’embûches. Candidat malheureux au scrutin communal d’octobre 2006 (21e place, 591 vp), il figure à la 5e suppléance, à la demande d’Yves Lardinois, lors du scrutin régional du 7 juin 2009 (1.963 vp). Vice-président des JS de Charleroi (2009), représentant des JS au Comité fédéral du PS, Hicham Imane n’hésite pas à annoncer, en décembre 2009, sa candidature à la vice-présidence de l’USC de Charleroi, face à Jean-Claude Van Cauwenberghe et à d’autres candidats, avant de se retirer juste avant le vote favorable à André de Paoli. En décembre 2011, par contre, il mène la lutte jusqu’au bout, quand il conteste le leadership à Paul Ficheroulle lors d’un poll au sein de l’USC de Couillet destiné à déterminer les places pour les élections d’octobre 2012 ; plébiscité, le jeune Imane (89 voix) prend la mesure du bourgmestre ff (26 voix) et de Bernard Dallons (22) ; il ruine ainsi les chances du premier de devenir jamais bourgmestre de Charleroi. 

En 15e position sur une liste PS où ne figure pas Paul Ficheroulle lors du scrutin communal d’octobre 2012, Hicham Imane réalise le 13e score du PS carolo (1.176 vp) et devient conseiller communal. Fin juin 2013, lui est confiée la présidence de la toute nouvelle Sambrienne, plus grosse société de logements sociaux de service public de Wallonie. Un véritable défi tant s’annonce complexe la direction de cette société née de la fusion de La Carolorégienne, de Versant-Est, du Logis Moderne, du Foyer Marcinellois et du Val d’Heure, soit 10.000 habitations, 25 000 locataires et un patrimoine immobilier de plus d’un milliard d’€. Communiquant très régulièrement sur les projets et les actions de la Sambrienne, celui qui est aussi un grand utilisateur des réseaux sociaux se forge résolument une large notoriété dans le pays de Charleroi. Ainsi, pendant la campagne des élections communales de 2012, il avait créé le site www.nepasvoterpourunarabe.be, afin de déconstruire les préjugés sur les candidats d’origine étrangère, et provoquer un buzz retentissant. Parmi ces nombreuses autres initiatives « médiatiques » rocambolesques, il apparaît déguisé en coq lors des Fêtes de Wallonie 2015, suscitant le courroux du député provincial Yves Lardinois, jugeant cette situation indigne d’un mandataire politique (septembre 2015). Désavoué publiquement par celui qui fut son mentor en politique, Hicham Imane quitte l’USC de Couillet dont il était membre depuis 1998 et s’affilie à l’USC de Marchienne-au-Pont. En 2015, encore, il crée l’asbl La Faim du mois qu’il préside et qui distribue des colis alimentaires, des plats cuisinés et des vêtements aux démunis.

Avec 2.158 vp dans la circonscription de Charleroi, pour sa première participation aux élections régionales wallonnes le 25 mai 2014, Hicham Imane qui est troisième suppléant et ne réalise que le 6e score des suppléants, ne s’attend pas à faire son entrée au Parlement wallon. Mais l’application stricte du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons donne lieu à un important jeu de chaises musicales dans les rangs socialistes de Charleroi. Dans un premier temps, Anthony Defrane prête serment à Namur et se dit immédiatement empêché par ses activités au sein du Collège communal. Premier suppléant Serdar Kiric est dans la même situation et fait le même choix. Comme la 2e suppléante, Nathalie Cattilini refuse de siéger, le 3e suppléant devient l’un des cinq représentants du PS de Charleroi au Parlement de Wallonie. Dès juillet 2014, Hicham Imane prête serment à Namur. Il y fera notamment adopter un texte modifiant les couleurs de l’écharpe des échevins pour qu’elles correspondent aux couleurs de la Wallonie (13 avril 2016). Il est membre de la Commission Pouvoirs locaux-Logement-Énergie, et l’un des vice-présidents du Comité d’avis sur les Questions européennes, instance créée dès novembre 2014 afin que les députés wallons se montrent davantage proactifs sur les futurs traités internationaux. En l’occurrence, la Commission examinera avec beaucoup d’attention le futur traité du CETA, mais Imane n’est plus député quand le Parlement de Wallonie bloque la procédure européenne (octobre 2016). En tant que suppléant, il dépend en effet du choix du député titulaire. Or, en juin 2016, Serdar Kilic décide de quitter son échevinat à Charleroi et de revenir siéger à Namur. Hicham Imane aura donc siégé deux ans au Parlement de Wallonie où il aura notamment porté une proposition de résolution en faveur de l’organisation d’un salon international des technologies en Wallonie (2015).

Ce jeu de chaises musicales semble orchestré par un Paul Magnette qui n’est guère satisfait par les prestations de Serdar Kilic et de Hicham Imane. Il est vrai qu’au printemps 2015, ce dernier a provoqué contre lui une sévère levée de boucliers, fortement relayée par les médias : appliquant une décision unanime du conseil d’administration de la société de logements remontant à 2014, il a fait creuser une tranchée, à Marcinelle, pour empêcher l’accès d’un terrain privé aux gens du voyage. Fait aggravant, quelques jours plus tôt, l’opinion publique avait déjà réagi contre la construction d’un mur à la frontière française (à hauteur de Mouscron), destiné à bloquer les mouvements de campements nomades.

N’étant pas nommé lorsqu’il était employé par la province de Hainaut, Hicham Imane ne réintègre pas son ancien poste ; il conserve la présidence de la Sambrienne et son mandat de conseiller communal. En juillet 2017, alors que suite à l’Affaire Publifin, le cdH débarque le PS du gouvernement wallon de Paul Magnette, Imane lance un appel public à son président de parti en faveur du décumul intégral.

Désigné à la 17e place sur la liste du PS emmenée par Paul Magnette au scrutin communal de Charleroi en octobre 2018, il réunit sur son nom 1.241 vp et réalise ainsi le 13e score socialiste. Totalement absent des listes socialistes lors du triple scrutin du 26 mai 2019, Hicham Imane renonce à son mandat de conseiller communal en juin 2019 pour devenir conseiller du CPAS. Après un très bref mandat d’administrateur de l’ISPPC, il est remplacé à la présidence de la Sambrienne par le duo Felon-Lechat et devient administrateur du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (février 2019-). En juillet 2019, sa candidature au poste de conseiller général de l’Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) n’est pas retenue, Thomas Salden, demi-frère d’Olivier Chastel, lui étant préféré, avant que la ministre wallonne Valérie De Bue ne supprime purement et simplement cette fonction (août 2019). En 2023, il pose sa candidature au poste de secrétaire fédéral du PS carolorégien, mais elle n’est pas retenue.

Entre-temps, gérant de la srl CTM-Investissement (2019-), il reprend avec des amis l’établissement Chez ta Mère, place de la Digue à Charleroi. L’épidémie de la Covid-19 a tôt fait de briser la reconversion d’Imane dans l’Horeca. Après avoir passé son permis poids-lourds, il se lance dans le transport des produits dangereux, avant de trouver une autre voie, avitailleur sur l’aéroport de Liège-Bierset, où il fait le plein de kérosène pour les avions de transport. Il reste le président de l’asbl La Faim du mois.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Charleroi (2012-06/2019)
Député wallon (07/2014-06/2016)
Conseiller du CPAS à Charleroi (06/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La DH, 22 septembre 2012 ; Le Soir, 17 juillet 2014 ; La Nouvelle Gazette, 25 juin 2016 ; La DH, 25 juin 2019 ; Le Soir, 24 août 2019 ; La Libre, 9 août 2023
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2016, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
http://hichamimane.be/qui-suis-je/mon-parcours/ 
http://www.nepasvoterpourunarabe.be/
https://www.telesambre.be/emission/sans-langue-de-bois/sans-langue-de-bois-hicham-imane-president-de-lasbl-la-faim-du-mois/62227 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Les Géants Historiques de Tournai

Edouard Tréhoux, papa des géants tournaisiens, était un ébéniste de la rue des Puits l’Eau. 

Dès 1932, ce Tournaisien au cœur toujours jeune créa Reine Tournay pour la braderie du 19 septembre 1932. Le 24 septembre 1933, un cortège folklorique réalisé avec Childéric, Christine de Lalaing, Louis XIV, Louis XVIII, Sarragos traversa quelques rues de Tournai. 

Dès 1934, s’ajoutèrent Les Croisés et Châle Vert.

Les géants de Tournai


 Plus d'infos : 

  • Les amis de Tournai
  • Les Géants de Tournai édition 2008 (Imprimerie provinciale du Hainaut) en vente au profit de la rénovation des géants, au bureau des Amis de Tournai.
  • Les géants de Tournai et leur suite (Lucien Jardez) 1986. (Publications extraordinaires de la Société royale d’histoire et d’archéologie de Tournai)

Quand ?

2ème week-end de septembre

Où ?

carte
Portail de la Wallonie Service public de Wallonie Parlement wallon Géoportail de la Wallonie IWEPS Wallex Institut Jules Destrée Agence Wallonne du Patrimoine Visit Wallonia Inventaire du Patrimoine Musée de la vie wallonne Bel-Memorial Museozoom Musée du Carnaval et du Masque Fondation wallonne de LLN BiblioWall

Téléphone vert : 1718 (fr) & 1719 (de)

Formulaire de contactIntroduire une plainte au SPW
Mentions légales Vie privée Médiateur Accessibilité