Histoire et symboles Périodes historiques Préhistoire Antiquité Moyen Age Temps modernes Epoque contemporaine Indépendance de la Belgique Wallonie industrielle Mouvement flamand et mouvement wallon Première guerre mondiale Deuxième guerre mondiale Fin de la Belgique unitaire Wallonie politique et économique Ligne du temps Atlas historique Symboles Emblème Drapeau Hymne Fête Capitale Fleur Devise Enseigner la Wallonie Ouvrages historiques Culture et patrimoine Culture Musique Cinéma Architecture Orfèvrerie Sculpture Peinture Littérature Bande dessinée Patrimoine Folklore et traditions Carnavals Géants Marches Grands Feux Autres traditions Commission des Arts Intégrations Publications Subventions Prix de la Commission des Arts de Wallonie Exposition Art public Wallons marquants Dictionnaire des Wallons Distinction du Mérite wallon Création de cette distinction Insignes Commandeur Officier Chevalier Médaille Brevet Livre d'or Mérites wallons Distinction des Étincelles Création de cette distinction Étincelles Géographie Territoire Démographie Hydrographie, climat et sols
Accueil Wallons Marquants Dictionnaire Des Wallons RUWET André-Jospeh

Ruwet André-Joseph

Dalhem 01/01/1860, Blegny 16/08/1914


Lors de l’attaque allemande du 4 août 1914, le pays de Herve est l’un des tout premiers théâtres des opérations militaires. En quelques heures, les villes de Visé, de Battice et de Herve notamment sont envahies. Des soldats belges résistent du côté de Visé et la nervosité des soldats allemands ne va cesser de s’accroître. Alors qu’ils s’entretuent maladroitement, les Allemands accusent les populations civiles d’en être responsables et s’en prennent à elles.

Dans le petit village de Blegny, trois régiments allemands arrivent en ordre dispersé dès le 5 août. L’exécution d’un civil marque le début d’une série de brutalités et d’atrocités commises contre les habitants du lieu sans motivation. Prises d’otages, évacuations de maisons, exécutions se succèdent. Le désordre règne dans la cité de Blegny dont le bourgmestre s’occupe depuis plusieurs années. Il a en effet été désigné en 1897. Agriculteur, André-Joseph Ruwet est bien connu de tous les Blégnytois et apprécié pour les travaux d’embellissement qu’il y a entrepris. En 1899, la ligne vicinale entre Liège-Barchon a été inaugurée, avant d’être étendue à Dalhem (1907), puis à Fouron-le-Comte (1908). Elle assure le transport de marchandises (mines de Blegny et produits agricoles) et permet aux ruraux de se rendre à Liège, jusqu’au terminus de la Place Saint-Lambert. C’est à cette vie paisible que s’en prennent les envahisseurs les 5, 6 et 7 août 1914.

En fait, la résistance inattendue des forts liégeois, en particulier ici ceux de Fléron de de Barchon, semble avoir « irrité » la soldatesque allemande pressée d’arriver à la frontière française, si bien que les populations en paient le prix fort. Dans la région, 850 civils sont tués, près de 1.500 habitations sont incendiées ou détruites. À Blegny, le calme semble revenir à partir du 8 août et le maïeur tente de réconforter ses concitoyens tant bien que mal, alors que des alentours parviennent les échos des combats et surtout de la résistance inattendue des forts liégeois. Il s’occupe déjà de l’approvisionnement, tentant de trouver de la farine au moulin d’Argenteau. Malheureusement, le 15 août arrive à Blegny un nouveau régiment. Quelques notables, dont le bourgmestre, sont alors pris en otage.
Pendant la nuit, des coups de feu retentissent. En représailles, les Allemands annoncent que des otages seront conduits à Liège ; en fait, les frères Gaspard et Léopold Hakin (choisis au hasard), l’abbé Remy Labeye et le bourgmestre André-Joseph Ruwet sont conduits, les yeux bandés, devant l’église locale. Alignés devant un mur, ils sont froidement fusillés. L’église est ensuite incendiée. Au total une cinquantaine de maisons de Blegny seront détruites et d’autres n’échapperont pas au pillage ; la localité perdra 19 de ses habitants. Si les Allemands avaient une stratégie de la terreur, elle visait les notables, prêtres et bourgmestres. André-Joseph Ruwet n’est pas le seul maire de Wallonie a payé de sa vie ce comportement d’un autre âge.

C’est Émile Andernack qui sera désigné pour remplacer A-J. Ruwet durant la période d’occupation, avant le long maïorat de Julien Ghuysen (de 1921 à 1964).
 


Sources
 

http://www.bel-memorial.org/names_on_memorials/display_names_on_mon.php…
Gustave SOMVILLE, Vers Liège, le chemin du crime, août 1914, Paris, 1915, p. 182-194 (http://dgtl.kbr.be:8881//exlibris/dtl/d3_1/apache_media/L2V4bGlicmlzL2R…)
http://www.blegny-initiatives.be/Archives/BI1210/LeMagArchive1210.html (s.v. octobre 2014)
John HORNE, Alan KRAMER, 1914, les atrocités allemandes, traduit de l’anglais par Hervé-Marie Benoît, Paris, Tallandier, 2005, p. 33 et 477

Activité(s) : Politique

Auteur de la fiche : Paul Delforge

Portail de la Wallonie Service public de Wallonie Parlement wallon Géoportail de la Wallonie IWEPS Wallex Institut Jules Destrée Agence Wallonne du Patrimoine Visit Wallonia Inventaire du Patrimoine Musée de la vie wallonne Bel-Memorial Museozoom Musée du Carnaval et du Masque Fondation wallonne de LLN BiblioWall

Téléphone vert : 1718 (fr) & 1719 (de)

Formulaire de contactIntroduire une plainte au SPW
Mentions légales Vie privée Médiateur Accessibilité