Ferme du Tombeu à Hognoul
© IPW
Située un peu à l’écart du village de Hognoul, la ferme du Tombeu, également appelée ferme Lejeune, a été construite en brique et calcaire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Elle est aujourd’hui un des témoins des opérations militaires menées par les troupes françaises contre les Autrichiens dans nos régions à la fin de l’année 1792 et plus particulièrement sur les hauteurs de Liège la veille de l’entrée des armées républicaines dans la capitale principautaire.
Encastrée dans le soubassement de l’édifice, une pierre calcaire renferme un boulet de canon autour duquel on peut lire « DUMOURIEZ / REP : [ublique] FRAN : [çaise] / 27 N : [ovembre] 1792 ». Ce boulet de canon, subitement arrêté par le mur de la ferme, est par la suite devenu un discret monument commémoratif à la gloire du général français, l’inscription étant venue s’inscrire autour du vestige de la bataille.
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme du Tchestia
© IPW
Le village de Wansin était compris sous l’Ancien Régime dans une vaste seigneurie avec les villages de Wansineau et Chapeauville.
Elle fit longtemps partie du domaine des comtes de Namur et de leurs successeurs avant d’être vendue en 1688 à Charles Zuallart et de passer entre diverses mains jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
La ferme du Tchestia (Tchestia signifie château en wallon), vestige du château-ferme des seigneurs du lieu, était le siège de cette seigneurie constituant une enclave namuroise dans les terres du duché de Brabant. Organisés autour d’une cour pavée, les bâtiments actuels ont été érigés principalement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le logis conserve toutefois d’importants éléments de la première moitié du XVIIIe siècle, dont une fenêtre à croisée en pierre de Gobertange. Le seigneur y possédait une haute cour de justice.
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2013Ferme du prince-évêque
© IPW
Les armoiries de ce même prince se retrouvent également sur le linteau de la porte d’entrée de la « ferme du prince-évêque » de Chapon-Seraing.
Localité signalée dès le XIIIe siècle, cette seigneurie appartenait directement au prince-évêque de Liège. Elle était administrée par la Chambre des comptes et le prince y nommait les membres de la Cour de justice.
En face de la place et de l’église, cette ferme dite « du prince-évêque » était autrefois la plus importante construction du village. C’est dans son corps de logis que siégeait la cour de justice.
En tant que seigneur de Chapon-Seraing et à titre personnel, le prélat liégeois exploitait plusieurs hectares de terres répartis sur tout le territoire de la seigneurie. Celle-ci fut mise en engagère le 23 novembre 1771 par Charles-Nicolas d’Oultremont.
Mise en vente en 1798 comme bien national, l’exploitation fut partiellement détruite. Aujourd’hui, la grange du XVIIIe siècle subsiste ainsi que des étables transformées en habitation et un corps de logis dont le perron est surmonté du blason de Gérard de Groesbeeck.
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2013Ferme du Grand Champ à Frasnes-lez-Gosselies
Ensemble de bâtiments agricoles entourés d’un mur de briques percé d’un porche du XVIIIe siècle, la ferme du Grand Champ conserve des bases du XVIIe siècle mais possède des bâtiments datant essentiellement des deux siècles suivant.
On y trouve un vaste logis de neuf travées sur deux niveaux, prolongé par un long corps d’étables. La ferme est transformée en hôpital pour les troupes françaises après la bataille des Quatre-Bras.
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme du Christ
© IPW
Le village de Wasseiges faisait partie du comté de Namur dont il était un des sept baillages sous l’Ancien Régime.
La seigneurie hautaine appartenait directement au comte de Namur et ne fut engagée qu’en 1755 au baron Antoine-Joseph d’Obin.
La ferme du Christ ou ferme de Spontin, propriété de la petite seigneurie de Crupet, garde une mention relative au roi d’Espagne Philippe IV (1621-1665) et de son épouse la reine Élisabeth.
L’ensemble, assez homogène, a été érigé aux XVIIe et XVIIIe siècles, après l’achat de la seigneurie en 1617 par Charles de Spontin-Beaufort.
Au centre de l’aile ouest, l’accès au bâtiment se fait par une tour-porche de trois niveaux caractérisée par un portail au cintre légèrement surbaissé. Il ouvre sur une cour carrée bordée de bâtiments parmi lesquels un donjon carré de trois niveaux, probablement de la seconde moitié du XVIIe siècle. Accolé au mur ouest dans la cour, presque à l’angle, un autel en calcaire surélevé sur une estrade porte l’inscription suivante. Sans doute daté de 1658, comme le millésime présent sur la façade, elle fait référence au seigneur de Wasseiges à l’origine de la construction de la ferme : « Charles, comte de Beaufort, marquis de Spontin et du Saint-Empire, chambellan de leurs majestés impériales et royales et Marie Margueritte, comtesse de Glymes et Saint-Empire, marquise de Florennes et dame de l’ordre de l’impératrice reine de Hongrie et de Bohème ».
Adresse
Wasseiges
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2013Ferme du Chantelet à Vieux-Genappe
© D. Timmermans

Cette ferme traditionnelle de la région est surtout connue aujourd’hui pour sa remarquable chapelle classée. Fondée par les Ghoubault, seigneurs du lieu à partir de 1612, la chapelle du Chantelet est une petite bâtisse de style baroque en brique et pierre blanche composée de deux travées et d’un chœur à trois pans. Située à côté de la ferme du Caillou, elle comporte une belle façade panneautée, creusée d’une porte en plein cintre à bossages et terminée par un fronton à volutes. Au-dessus de l’entrée, une niche abrite une statue de sainte Gertrude. Elle a été édifiée en 1661-1662 et restaurée une première fois en 1957. Classée comme monument en 2000, elle a ensuite bénéficié d’une nouvelle restauration brillamment exécutée.
Le 6 juin 1987, l’association pour la conservation des monuments napoléoniens a fait apposer une plaque sur le mur de la ferme : « Ferme du Chantelet. Le maréchal Ney, duc d’Elchingen, prince de la Moscowa, logea dans cette ferme du 17 au 18 juin 1815 ».
Adresse
Chemin du Crucifix
1472 Vieux-Genappe
Classement
Classée comme monument en 2000
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme des Quatre-Bras à Baisy-Thy
© D. Timmermans
Située au carrefour des grands-routes, la ferme des Quatre-Bras est un quadrilatère avec cour carrée pavée dont les bâtiments datent essentiellement des XVIIIe et XIXe siècles. C’est à hauteur de cette ferme que, lors de la bataille qui porte le même nom, les troupes anglo-hollandaises sont forcées de battre en retraite face à l’armée française. Le bâtiment est aujourd’hui dans état déplorable, à l’abandon depuis plus de dix ans. Plusieurs tentatives de destruction ont pour l’instant échoué et des associations tentent de sauver l’ensemble.
Une plaque commémorative se trouvait sur le mur de la ferme, côté route de Sombreffe, et portait une inscription bilingue : « Aan de Nederlanders en hun medestryders verdedisers van Quatre Bras / 15-16-VI-1815 / À la mémoire des Néerlandais et leurs alliés défenseurs de Quatre Bras ». Elle s’est depuis lors dessoudée de la façade, compte tenu de l’état de dégradation de la maçonnerie, et a été volée en 2011.
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme de Martinrou à Fleurus
La ferme de Martinrou est un grand quadrilatère en brique et calcaire remontant au XVIIe siècle.
De cette époque est uniquement conservée une aile d’étables. Un beau portail du XVIIIe siècle ouvre sur une cour pavée et donne accès au logis, rebâti dans un style néo-traditionnel pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans la nuit du 15 au 16 juin, l’édifice et ses annexes abritent l’avant-garde de la cavalerie française.
Adresse
Chaussée de Charleroi 615
6220 Fleurus
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme de Marette à Walhain-Saint-Paul
© J. Massaux SPW
Bel ensemble en quadrilatère, la ferme de Marette est composée de bâtiments datés des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. On accède à une cour par un porche à l’est ; l’important corps de logis, autrefois chaulé, retouché vers 1800, est situé à droite. À l’angle du mur d’enceinte se trouve une petite chapelle mariale en pierre bleue et brique de style néoclassique construite dans la première moitié du XIXe siècle. À droite, dans la cour, se trouve la demeure du notaire Hollert.
La nuit du 17 au 18 juin 1815, Grouchy y passe la nuit et y fait une halte prolongée au jour de la bataille. Au matin du 18 juin 1815, il écrit à Napoléon pour lui préciser sa position et lui demander ses ordres. Le maréchal prend son repas de midi lorsqu’il reçoit la visite du général Gérard venu lui expliquer les événements. Alors que Gérard lui demande de prendre la route des champs de bataille, Grouchy refuse et persiste à attendre les ordres de l’empereur. Les conséquences de cette attitude sur le sort de la chute de Napoléon suscitent encore deux siècles plus tard le questionnement chez les historiens. La commune de Walhain a fait apposer une plaque sur la façade ; elle comporte l’inscription suivante : « 18 juin 1815. Ici stationnait le maréchal Grouchy alors que Waterloo s’embrasait ».
Adresse
1457 Walhain
Auteur de la fiche
Frédéric MARCHESANI, 2014Ferme de la Tour ou ferme d’En-Haut à Ligny
© Jo Van Hove
La ferme conserve son porche de 1733 alors que le reste de l’édifice a été reconstruit au XIXe siècle.
Elle possède une plaque commémorative. Celle-ci est surmontée d’un aigle entouré des dates de 1815 et 1965 et de l’inscription suivante : "Ferme d’En-Haut".
Défendue par les Prussiens de Blücher, cette ferme fut enlevée le 16 juin 1815 par la Garde impériale épaulant deux divisions du 4e corps d’armée du général Gérard. Napoléon y pénétra le soir de cette glorieuse journée ». Cette plaque en bronze a été offerte par la Société de la Légion d’honneur en 1965 ; elle est l’œuvre du sculpteur Oscar Declercq.
Adresse
Ruelle du Curé 1
5140 Sombreffe
Classement
Classée comme monument