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Cimetière de Sainte-Walburge

© Archives Fonds Desarcy-Robyns, Fonds d’histoire du MouvementHommage à Georges Truffaut (1963)

Le premier cimetière de Sainte-Walburge était situé autour de l’église du même nom, mais il fut désaffecté en 1866. Le cimetière actuel fut inauguré le 20 mars 1874 et était alors quelque peu à l’écart du quartier. Doté d’une entrée monumentale en 1907, le cimetière n’a cessé de se développer depuis. Entièrement clos, il a accueilli les dépouilles de nombreuses personnalités liégeoises liées au Mouvement wallon, ainsi qu’une importante manifestation récurrente.

 

Monument de Sainte-Walburge © Collection privée

Le pèlerinage à Sainte-Walburge

Le cimetière de Sainte-Walburge contenait un monument aux héros de la révolution de 1830 et les tombes de nombreux révolutionnaires, parmi lesquels le mythique Charlier-Jambe-de-Bois. Un pèlerinage devant ces monuments fut organisé dès les années 1890 et la Ligue wallonne de Liège s’y associa dès sa création en 1897, les journées de septembre étant alors perçues surtout comme une révolte contre la politique de néerlandisation de Guillaume Ier. C’est dans le même esprit qu’avant le Congrès wallon de 1905, les congressistes se rendaient au monument de Sainte-Walburge le 30 septembre. Le pèlerinage se poursuivrait lors des premières fêtes de Wallonie, ainsi qu’en d’autres occasions : une cérémonie en présence des membres de la Concentration wallonne eut lieu le 28 septembre 1930 au cours des fêtes du centenaire de l’indépendance et des résistants du Front wallon pour la libération du pays s’y rendirent le 30 septembre 1941 pour y déposer symboliquement leur charte.

 

Plusieurs belles figures du mouvement wallon sont enterrées dans le cimetière de Sainte-Walburge et la symbolique de certaines tombes est parfois très forte.

 

Tombe de Théophile Bovy © IPW

Théophile Bovy (1863-1937), auteur des paroles du Chant des Wallons(dont Louis Hillier composa la musique) est inhumé dans le caveau de la famille Bovy. Classique, le monument funéraire comporte l’inscription « Théophile Bovy. Auteur wallon. Chevalier de l’Ordre de Léopold. 1863-1937 ». Auteur de pièces en wallon, Bovy fut membre du comité exécutif de la Ligue wallonne en 1897 et président de l’Association des auteurs wallons.

 

 

Tombe de Toussaint Brahy © IPW

Toussaint Brahy (1821-1888), poète wallon, fonda le Caveau liégeois en mars 1872, une association toujours active actuellement sous la présidence du folkloriste Jean-Denys Boussart. Le monument funéraire de Brahy comporte une colonne surmontée d’une pomme de pin, symbolisant le perron liégeois.

 

 

Monument à la mémoire de Maurice Destenay, place des Carmes à Liège - Guy Focant © SPW

Maurice Destenay(1900-1973), député libéral de 1949 à 1965, échevin (1953), puis bourgmestre (1963) de Liège jusqu’à sa mort, développa une action wallonne énergique dès les années 1930, qui culmina dans sa défense des Fourons dans les années 1960. Outre sa tombe à Sainte-Walburge, on peut signaler le petit monument qui lui a été dédié au centre de Liège à proximité de la bibliothèque des Chiroux, à côté de l’avenue portant son nom.

 

 

 

Tombe d'Eugène Duchesne © IPW

Eugène Duchesne (1901-1966), inhumé dans le caveau familial, s’illustra comme militant wallon, puis comme résistant au cours de la Seconde Guerre mondiale et reçut la médaille d’or de Wallonie libre en 1959. Sa tombe conserve, posée sur la pierre tombale, un macaron figurant le drapeau wallon.

 

La tombe de Jean Haust © IPW

Jean Haust (1868-1946), originaire de Verviers, fut, selon l’Encyclopédie du Mouvement wallon, la figure la plus marquante et la plus connue de la dialectologie wallonne, qu’il fit entrer à l’Université en 1920, et un militant wallon très actif jusqu’au Congrès de 1945.

 

 

Alphonse Tilkin (1859-1918), auteur wallon et président de la Société des auteurs wallons en 1887, puis de celle des Auteurs dramatiques et chansonniers wallons en 1895, participa notamment au comité des Congrès wallons de 1890 à 1893. Sa sépulture porte à son sommet un coq prenant le perron liégeois sous son aile, la patte posée sur un exemplaire de Li Spirou, journal fondé par Tilkin. La dédicace (Di main d’maisse i scriya noss’ wallon) résume l’action du défunt.

La tombe de Georges Truffaut © IPW

Georges Truffaut (1901-1942) : membre fondateur et ardent animateur de la Ligue d’Action wallonne (1923), ce député socialiste de Liège, figure emblématique du Mouvement wallon durant l’Entre-deux-Guerres, poursuit le combat contre les Allemands en Angleterre dès mai 1940, tout comme le Namurois Luc Javaux. Lui aussi y perd la vie, le 3 avril 1942. Sa dépouille fut rapatriée en 1947 et sa sépulture, outre un buste, comporte un bas-relief représentant un flamboyant coq wallon. La dédicace est faite à : « Georges Truffaut, échevin, député, fondateur du Grand Liège, ardent wallon, capitaine de l’armée belge, mort pour la liberté, 1901-1942 ». La citation « Mieux vaut mourir de franche volonté que du pays perdre la liberté » rappelle la devise des Universitaires wallons et de Luc Javaux.

 

 

Le mémorial des écrivains wallons © IPW

Le monument aux écrivains wallons. Un monument en forme d’obélisque au sommet duquel se trouve un flambeau, placé en face de la sépulture de Georges Truffaut, rend hommage aux écrivains wallons de manière générale : « À la mémoire de nos écrivains wallons regrettés » dit la dédicace de cette pierre, érigée en 1938 à l’initiative du Souvenir wallon.

 

 

 

Adresse

Boulevard Fosse-Crahay 69

4000 Liège

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Cimetière de Mons

© D. TimmermansLa tombe des frères Duvivier au cimetière de Mons 

Pierre François Blondel

Un haut monument néoclassique de facture traditionnelle abrite la sépulture de la famille Blondel-Guillochin. Posé sur un socle de trois niveaux, il est orné en son sommet d’une croix posée sur un globe et de feuilles d’acanthes. Des plaques de marbre comportent les épitaphes des défunts parmi lesquelles celle-ci : « D.O.M. Ici reposent les corps de Mr Pierre François Blondel, avocat général à la cour impériale de Douai (…) pieusement décédé à Hyon le 22 août 1854 à l’âge de 56 ans (…) ».

Narcisse Capiaumont

Une haute colonne enrobée dans un drap funéraire abrite la sépulture d’un soldat des campagnes de la République. Le monument est posé sur un socle de trois niveaux dont la base présente un fronton triangulaire sur lequel s’inscrit une médaille de la Légion d’honneur. L’épitaphe du défunt est gravée sur le socle à l’avant du monument : « Monument élevé à la mémoire de Monsieur Narcisse Albert Philippe Capiaumont, chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, décédé à Mons le 19 décembre 1847 à l’âge de 76 ans. Il fit les campagnes de 1792 et 1793, en qualité de capitaine, et fut blessé à la bataille de Jemappes. Une prière s’il vous plaît, pour le repos de son âme ».

 

Le monument des frères Duvivier

La tombe des frères Duvivier au cimetière de Mons © D. Timmermans
 La tombe des frères Duvivier au cimetière de Mons © D. Timmermans

Parmi les très belles sépultures présentes au cimetière de Mons se trouve l’imposant monument funéraire des frères Duvivier, très certainement une des plus belles tombes napoléoniennes hors de France. 

Réalisée par l’entrepreneur Émile Hoyaux, elle est l’œuvre de l’architecte Charles Damas Vincent (1820-1888). L’originalité de ce mausolée réside dans le fait qu’il est basé sur la notion de fratrie, thème moins fréquent dans l’architecture et la symbolique funéraires. 

Ignace-Louis Duvivier est capitaine adjudant-major aux chevau-légers polonais de la Garde impériale en 1807, chevalier de l’Empire en 1810 et major du 4e chasseurs à cheval en 1811 ; il sert entre autres en Russie et en Saxe. En 1814, il est nommé adjudant-commandant, chef d’état-major de la division Pajol. Lors de la campagne de 1815, il s’éloigne toutefois des armées napoléoniennes et commande le 8e hussards dans l’armée des Pays-Bas sous les ordres de Wellington. Son frère, Vincent Duvivier, est sous-lieutenant. Il sert au 3e dragons pendant la campagne d’Égypte avant d’être nommé capitaine en 1800. Il devient ensuite chef d’escadron au 21e dragons et participe aux célèbres batailles d’Austerlitz, Iéna et Eylau. Il est admis à la retraite en 1807.

Le monument comporte un grand nombre d’inscriptions parmi lesquelles les noms de nombreuses batailles auxquelles ont participé les frères Duvivier : Liège, Benthein, Arcole, Les pyramides, Aboukir, Saint-Jean d’Acre, Mont Thabor, Héliopolis, Marengo, Austerlitz, Iéna, Eylau, Somosierra, Wagram, Moscowa, Leipzig, Paris et Waterloo. De part et d’autre du monument se trouvent les épitaphes des défunts : « Vincent Marie Constantin Duvivier, lieutenant-général officier des ordre [de] Léopold et de la Légion d’honneur, chev[alier]de 4e classe [de l’]ord[re] mil[itaire] de Guillaume Ier, né à Mons le 12 décembre 1774, y décédé le 8 novembre 1851 » ; « Ignace Louis baron Duvivier, lieutenant-général grand-officier de l’ord[re] de Léopold, commandeur de l’ord[re] de la Légion d’honneur, chev[alier]de 3e classe [de l’] ord[re] mil[itaire] de Guillaume Ier, né à Mons le 13 mars 1777, y décédé le 5 mars 1853 ». 

L’iconographie du monument est elle aussi des plus riches. À gauche, aux côtés des épitaphes de Vincent et Ignace Duvivier, on trouve des attributs militaires avec des feuilles de chêne et de laurier et une évocation de la carrière des défunts : culasse de canon, boulet, écharpe d’officier, chapka (Ignace a servi dans un régiment polonais), casque et cuirasse d’officier de cuirassier, Légion d’honneur, carabine de cavalerie, sabre d’officier de dragons. On y voit également plusieurs hampes de drapeaux : un français avec aigle impériale, un belge avec le lion, un islamique au croissant pour évoquer la campagne d’Égypte et la hampe à fer de lance. À droite, sous les épitaphes de Charles et Auguste, avocat et officier municipal, figurent des symboles relatifs à la justice, à la politique, au développement économique et industriel : épis de blé, roue dentée, balance, toque de juge, tables de la Loi.

Enfin, le monument comporte à l’arrière d’autres inscriptions dédicatoires dont une à la mémoire de Philippe-Ghislain Duvivier, capitaine au 20e dragons. Celle-ci figure au dos du monument et évoque la mémoire de ce soldat mort en Égypte le 14 prairial an VII. Un quatrième frère, avocat, est lui aussi commémoré. Bien que n’ayant pas suivi la voie militaire comme ses frères cadets, Charles Duvivier pousuit sa carrière administrative au sein des institutions françaises, comme le précise son épitaphe : « Charles-Maximilien Hubert Duvivier, avocat, administrateur du dépa[rtem]ent de Jemmape [sic], officier municipal à Mons, agent du caissier de l’État, né à Mons le 8 mai 1767, y décédé le 5 octobre 1846 ».

Charles Antoine Joseph Fontaine de Fromentel

Le monument néoclassique de la famille Fontaine de Fromentel comporte un panneau gravé d’une épitaphe et est surmonté d’une pierre sculptée aux armes de la famille. Garde d’honneur de Napoléon, le défunt a notamment pris part aux batailles de Leipzig, Hanau, Montmirail et Château-Thierry. Son engagement militaire lui permet de recevoir le grade de lieutenant sur le champ de bataille, la croix de la Légion d’honneur et la médaille de Sainte-Hélène. Après la chute de l’Empire, il entre en politique. Il est conseiller communal de Mons de 1836 à 1867, échevin de 1840 à 1867 et officier d’état-civil. « Priez pour le repos de l’âme de Charles Antoine Joseph Fontaine de Fromentel, ancien échevin de la ville de Mons, chevalier des ordres de Léopold, Légion d’honneur, décoré de la médaille de Sainte-Hélène, né le 30 août 1793, décédé le 22 décembre 1875. R.I.P. ».

Michel Joseph Hennekinne

Michel Joseph Hennekinne occupe de hautes fonctions administratives sous le régime français tout en étant parallèlement agent municipal puis communal sous la République, l’Empire et le régime hollandais. Il repose sous un monument néoclassique orné de flambeaux, décoré de couronnes et surmonté d’une croix. Il porte l’épitaphe suivante : « À la mémoire de Michel Joseph Hennekinne, receveur général du département de Jemappes, né à Mons le 17 juillet 1757, décédé le 19 janvier 1829 ».
 

La sépulture de Jean-Antoine Malherbe au cimetière de Mons © D. Timmermans
 Sépulture de Jean-Antoine Malherbe au cimetière de Mons 
© D. Timmermans

Jean-Antoine Malherbe

Non loin du monument Duvivier se trouve une autre sépulture, celle de Jean-Antoine Malherbe, né à Cornesse, non loin de Verviers, en 1782. Lieutenant en 1809, il devient capitaine d’état-major en 1812. Au cours des campagnes napoléoniennes, il sert à Smolensk, à la Moscowa, à Malojaroslavetz, au passage de la Bérézina, au siège de Thorn et au blocus d’Hambourg. Il est nommé chef de bataillon le 30 mars 1814. Sa tombe a récemment été restaurée par l’association pour la conservation des monuments napoléoniens. Elle est constituée d’un gros bloc de granit surmonté d’une urne funéraire, décoré de sabliers ailés et gravé de l’inscription suivante : « Jean Antoine Malherbe, lieutenant général, né à Cornesse (Liège) le 27 septembre 1782, décédé à Mons le 21 décembre 1858 ».

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Cimetière de Longchamps

Longchamps est une localité reconnue comme centre d’un domaine impérial jusqu’au XIe siècle. La plus grande partie de la commune appartient ensuite à la seigneurie de Rolley, fief du comté de La Roche.

Au centre du cimetière se trouve une tombe figurant un gisant en demi-relief. Une inscription en lettres gothiques gravée sur le pourtour évoque l’ancien duché : « Ci-gît honore seigneur Guillaume de Boulant, seigneur de Rolley, haut justicier du duché de Luxembourg et comté de Chiny, grand prévôt d’Ardenne qui trépassa l’an 1554 ». Le défunt est un des membres de la famille de Boullant, détentrice de la seigneurie de Rolley depuis 1291 et à la tête de ce fief qui relevait du comté de La Roche jusqu’en 1600. Quelques vestiges de leur forteresse située à Longchamps subsistent actuellement et sont remployées dans d’autres constructions ; le château de Rolley constituait au Moyen Âge une des places fortes d’importance du duché de Luxembourg.

Adresse

6688 Bertogne

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Cimetière de la Bergerie à Seraing

© IPWLa tombe de Joseph-Jean Merlot à Seraing

Le plus important des cimetières de la ville de Seraing comporte les tombes de trois militants wallons sérésiens dans l’allée principale, dont celle d’une des plus grandes figures du Mouvement wallon.

 

Tombe de Joseph Merlot © IPW

Joseph Merlot (1886-1959) : bourgmestre de Seraing, député de Liège et ministre à plusieurs reprises entre 1936 et 1949, fut un des principaux acteurs du Mouvement wallon de l’après-guerre. Sa sépulture, de marbre brun, comporte l’énoncé de ses fonctions, un médaillon le représentant, sous le blason de la ville de Seraing, et diverses citations.


 

 

 

 

 

 

 

Tombe de Joseph-Jean Merlot
Tombe de Joseph-Jean Merlot © IPW

Joseph-Jean Merlot (1913-1969), fils du précédent, succéda à son père tant au maïorat de Seraing en 1947 qu’au Parlement, ensuite, et au Gouvernement, enfin. Il démissionna de celui-ci en 1962 en raison du rattachement des Fourons à la Flandre, resta fidèle au PSB dans les années 1960, mais demeura cependant un allié du Mouvement wallon. Son monument funéraire consiste en une grande dalle entourée de fleurs, comportant un buste du défunt et le blason de la ville de Seraing.

 

 

Le monument dédié à André Renard © IPW

André Renard (1911-1962), leader syndical et figure historique de Wallonie pour son action en 1950, 1960 et la fondation du Mouvement populaire wallon en 1961. Décédé l’année suivante, sa tombe devient le lieu de nombreux hommages, tant du Mouvement wallon que de la part des organisations syndicales. À proximité de la tombe, un monument fut inauguré le 24 septembre 1965 à l’initiative de la Fondation André Renard. Il évoque le métal en fusion, les flammes de la métallurgie et du souvenir. La plaque commémorative rappelle l’importance d’André Renard tant pour le Mouvement wallon que pour le monde syndical : « André Renard, grand militant syndicaliste et mutuelliste. Défenseur de la Wallonie et du socialisme ». Autour de ce monument, plusieurs plaques d’hommage ont pris place, dont celle de la section du MPW de Seraing-Ougrée, portant les mots : « Pour la Wallonie, il a lutté. Continue son combat ».

Adresse

Boulevard Galilée

4100 Seraing

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Cimetière de Belgrade (Namur)

© SPWHommage du Gouvernement wallon sur la tombe de François Bovesse

Conçu en 1865 comme un parc aux allées majestueuses bordées d’arbres imposants dont seuls quelques uns subsistent, le cimetière de Namur dit « de Belgrade » comporte de nombreux monuments commémoratifs, un carré militaire et la sépulture de plus de 67.000 Namurois. Comme tous les grands cimetières urbains de la seconde moitié du xixe siècle, il a été dessiné par un architecte qui a prévu une entrée monumentale, de larges allées carrossables arborées et une grande pelouse d’honneur.

À l’instar des cimetières liégeois de Robermont et de Sainte-Walburge, celui de Belgrade à Namur est également le lieu de nombreuses commémorations autour de tombes de militants wallons. D’autres sépultures méritent de retenir l’attention par leur symbolisme.

 

Tombe de Jean-Antoine Bioul © IPW

 

Jean-Antoine Bioul (1915-1983) : la tombe de ce lieutenant-colonel honoraire est intéressante par le médaillon figurant un coq et la dédicace « Wallon toujours » qui y sont présents.

 

 

 

 

 

Tombe de Nicolas Bosret © IPW

 

Nicolas Bosret (1799-1870) : auteur de nombreuses chansons en wallon, dont Li Bia Bouquet, que la ville de Namur choisira comme hymne en 1857, et membre de la Société royale Moncrabeau, société folklorique et philanthropique namuroise. L’hommage des Fêtes de Wallonie au cimetière de Namur inscrit la sépulture de Nicolas Bosret à son programme en 1959. La pierre tombale porte les armoiries de la Royale Moncrabeau.

 

 

 

 

Hommage du Gouvernement wallon sur la tombe de François Bovesse © SPW
Hommage du Gouvernement wallon sur la tombe de François Bovesse 
© SPW

François Bovesse (1890-1944) : grand militant libéral wallon, fut à l’origine des fêtes de Wallonie à Namur en 1923. Gouverneur de la province de Namur en 1937, il continua néanmoins à combattre le flamingantisme. Démis de ses fonctions par les Allemands, il s’engage dans la Résistance et il est assassiné par des rexistes le 1er février 1944. Le 6 février 1954, le Comité namurois des fêtes de Wallonie lui rend un hommage solennel sur sa tombe, qui fait également partie du circuit lors de l’hommage rendu au cimetière de Namur le dimanche des fêtes de Wallonie. En septembre 1985 lors de son éphémère implantation à Namur, le Ministre-Président wallon Jean-Maurice Dehousse dépose une gerbe de fleurs sur la tombe, geste que répétera notamment Guy Spitaels en 1992 lors de son entrée en fonctions.

 

 

Tombe de Joseph Calozet © IPW

 

Joseph Calozet (1883-1968), auteur wallon, secrétaire de la Fédération wallonne littéraire et dramatique de la province de Namur, membre de Rénovation wallonne en 1945 et du comité provincial namurois de patronage du Congrès national wallon en 1947. Président du Théâtre wallon namurois, il participe au second Congrès culturel wallon de 1955. À la fin des années 1970, la tombe de Joseph Calozet est mise au programme du traditionnel hommage aux Wallons rendu le dimanche des fêtes de Wallonie.

 

 

 

 

Le monument aux morts de 1940-1945 © IPW

 

Monument aux morts de 1940-1945 : ce monument érigé au coeur du cimetière est, avec la tombe de François Bovesse, une des premières fleuries lors de l’hommage rendu au cours des fêtes de Wallonie depuis les années 1950. Les autres sépultures ont été ajoutées par la suite à ce pèlerinage.

Adresse

Chaussée de Waterloo 438

5002 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Château-ferme de Ramelot

© KIK-IRPA, Bruxelles

Bien que le site ait été occupé depuis l’époque romaine, il faut attendre 1160 pour que le nom du village ne soit mentionné. 

Dépendant du duché de Luxembourg, la seigneurie de Ramelot est alors aux mains de la famille du même nom jusqu’au XVIe siècle avant d’être engagée à plusieurs familles jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Si la plupart des constructions datent actuellement du XIXe siècle, le château-ferme de Ramelot a été construit essentiellement au XVIIe siècle, bien que fortement remanié au cours des deux siècles suivants. En 1700, l’ensemble est acheté par Mathias-Guillaume de Louvrex, juriste liégeois et conseiller privé des princes-évêques Joseph-Clément de Bavière et Georges-Louis de Berghes. 

De la bâtisse d’origine est conservée une brique de foyer millésimée 1696 et représentant un aigle bicéphale couronné.

Adresse

Rue du village
4557 Ramelot

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château-ferme de Cour-sur-Heure

Partie du domaine agricole de l’abbaye de Lobbes en 868, la terre de Cour-sur-Heure en est détachée à partir de 960 et devient, à la fin du XIIIe siècle, un franc-alleu noble des sires de Morialmé relevant de la Cour féodale de Brabant jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. L’un d’eux, Nicolas de Condé, en fit un fief de reprise de la Cour féodale de Brabant. Cour-sur-Heure devient dès lors une seigneurie franche enclavée entre le comté de Namur et la principauté de Liège. Comme pour toute terre franche, les habitants de Cour-sur-Heure étaient exemptés de payer l’impôt aux États de Brabant.

Situé en bordure du village, le domaine forme un vaste quadrilatère fortifié dont les bâtiments s’ordonnent autour de l’ancienne basse-cour, aujourd’hui cour rectangulaire. L’enceinte est cantonnée de quatre tours d’angle circulaires millésimées 1593. L’aile ouest est encadrée de deux tourelles coiffées d’une toiture d’ardoises en poivrière ; elle abrite les étables et présente en son centre un porche d’entrée ouvert de deux portes charretières. En face, au milieu de l’aile nord, se situe le logis seigneurial du XVIIIe siècle, aujourd’hui englobé dans des dépendances de ferme construites au XXe siècle.

Adresse

Rue Sint Jean
6120 Cour-Sur-Heure

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château fort de Logne et son environnement

© G. Focant - SPW Patrimoine
Le blason de Guillaume de Manderscheidt sur le logis de la ferme de la Bouverie. © IPW
Le blason de Guillaume de Manderscheidt sur le logis de la ferme de la Bouverie
© IPW

L’actuel hameau de Logne se situe en contrebas des ruines de l’ancien château. Sous l’Ancien Régime, « Logne » désignait le village se trouvant à l’emplacement de l’actuelle localité de Vieuxville. Le nom apparaît pour la première fois dans une charte de l’abbaye de Stavelot de 862. Le château devient alors le centre militaire de la châtellenie de Logne. Après le démantèlement de la forteresse en 1521, le princeabbé Guillaume de Manderscheidt prend le titre de « comte de Logne » et crée le comté du même nom qui désigne alors toute la partie occidentale de sa principauté.

Implanté dans un site classé, au sommet d’un étroit et haut éperon barré naturel au confluent de l’Ourthe et de la Lembrée, cette ancienne place forte médiévale appartient aux moines de l’abbaye de Stavelot depuis la charte du roi Lothaire II de 862. Un castrum servant de retraite à ces mêmes moines lors des invasions barbares est mentionné vers 883-885. En 1138, l’abbé Wibald de Stavelot améliore les installations et transforme le modeste refuge en un véritable château fort, placé sous l’autorité d’un « ministerial » chargé de l’organisation militaire et judiciaire du lieu. De nombreux sièges tenus aux XVe et XVIe siècles aboutissent à la destruction du lieu en 1521 par le seigneur de Sedan Robert II de la Marck, partisan du roi de France François Ier alors en guerre contre Charles Quint.

Après le démantèlement de la place forte, le château est restitué à l’abbaye de Stavelot. Les ruines sont longtemps abandonnées jusqu’à un regain d’intérêt marqué par une première campagne de fouilles en 1898. La province de Liège acquiert le site en 1968 et en confie la gestion depuis à diverses asbl. Entretien, sauvegarde et exploitation touristique des ruines ont ainsi été réalisés. Les vestiges visibles de nos jours témoignent de trois phases de construction :
 

  1. une phase primitive datant vraisemblablement du XIIe siècle comprenant une haute-cour et son enceinte ainsi qu’une tour-donjon ;
  2. un corps de logis élevé probablement au XIIIe ou au XIVe siècle ;
  3. un réaménagement complet dans le dernier quart du XVe siècle par l’érection d’un système de défense bas et extérieur à la vieille enceinte.
     
L’ancienne maison dite de l’abbé à Vieuxville © IPW
L’ancienne maison dite de l’abbé à Vieuxville
© IPW

La localité de Vieuxville compte encore deux bâtiments d’importance liés à son ancienne appartenance stavelotaine. Après la destruction du château, de nombreux monuments de Vieuxville furent construits avec une partie des matériaux de celui-ci, notamment la ferme de la Bouverie, maison du représentant de l’abbaye de Stavelot, encore dénommé alors « châtelain de Logne ». Propriété des moines, elle accueillait aussi le siège militaire des cours centrales et fiscales dont le prince-abbé était le chef. Ancienne exploitation agricole élevée en moellons de calcaire aux XVIe et XVIIIe siècles, le quadrilatère donne sur une cour pavée accessible par un portail du XIXe siècle. Au nord se situe le logis reconstruit en 1564 ; cette partie de la ferme conserve une pierre sculptée aux armes du prince-abbé Guillaume de Manderscheidt et datée de 1570. Le bâtiment abrite aujourd’hui le musée archéologique du comté de Logne.

Non loin de là se trouve l’ancienne maison dite de l’abbé. Cette bâtisse du XVIIIe siècle, plusieurs fois remaniée depuis, est l’héritière d’une demeure plus ancienne comprenant la maison du prince-abbé de Stavelot-Malmedy, transformée avant la Révolution, et un oratoire aujourd’hui disparu. La maison conserve un intérieur ancien : portes du XVIIIe siècle, rampe d’escalier à balustres plats, taque de cheminée en fonte datée de 1560 et gravée de motifs et inscriptions religieuses.

Adresse

Rue du Pâlogne 6
4190 Ferrières

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château féodal de La Roche-en-Ardenne

© G. Focant - SPW Patrimoine

La Roche est sous l’Ancien Régime la capitale d’un comté qui porte son nom. La ville est installée dans une boucle de l’Ourthe, dans une vallée encaissée surplombée par un éperon rocheux sur lequel les comtes érigent leur château fort. Affranchie dans les premières années du XIIIe siècle, la ville obtient en 1332 de Jean l’Aveugle le droit d’ériger des remparts dont ne subsistent aujourd’hui que des maçonneries et une tour presque complète derrière l’église. En contrebas du château, une petite agglomération se développe à partir du XIIe siècle et devient le siège de ce comté s’étendant de Marche à Bastogne et comprenant quatre pairies (Houffalize, Beauraing, Han-sur-Lesse et Humain). À la fin du XIVe siècle, ce grand domaine va se fragmenter en trois prévôtés distinctes : Marche, La Roche et Bastogne. Le comté de La Roche se compose dès lors de la ville et de la franchise de La Roche, de quatre hautes cours de justice, de neufs pleins fiefs et d’une centaine de communs fiefs et de petites cours foncières. Dix seigneuries hautaines ressortent de ce comté.

Les vestiges de la forteresse de La Roche témoignent aujourd’hui de l’importance du complexe castral à l’époque médiévale. Naturellement défendu, le site est occupé dès le Haut Moyen Âge et même antérieurement. Le château est construit entre le XIe et le XIIe siècle et entre en 1046 dans les possessions de l’empereur Henri III du Saint-Empire qui l’échange avec Frédéric de Luxembourg (†1065), duc de Basse-Lotharingie. Il passe ensuite entre les mains du comte Albert III de Namur (1064-1106) dont sont issus les premiers comtes de La Roche. En 1102, Henri Ier de La Roche s’installe à cet endroit. En 1153, le château passe dans l’apanage d’Henri l’Aveugle et, en 1199, définitivement dans le patrimoine de Thibaud de Bar, époux de la comtesse Ermesinde Ire de Luxembourg. Le comté et son château fort entrent dans les possessions des comtes de Luxembourg et assument dès lors un rôle stratégique dans la défense du lieu. Avec l’essor urbain des XIIIe et XIVe siècles, le château est agrandi et continue de protéger le chef-lieu du comté. Avec l’intégration du duché de Luxembourg dans les terres d’Empire en 1549, La Roche se retrouve sur la ligne de défense du sud des Pays-Bas espagnols. Le château médiéval est adapté à l’artillerie à poudre et une grande terrasse bastionnée est érigée à l’est de l’entrée. Devenus maîtres de la place à la fin du XVIIe siècle, les Français adaptent le château à l’art de la guerre de siège. Il est pourtant laissé à l’abandon après leur départ et il faut attendre son rachat au milieu du XIXe siècle pour qu’il soit sauvé de la ruine complète.

Toujours aujourd’hui, un chemin escarpé mène au sommet de l’éperon vers le châtelet d’entrée composé d’une porte en plein cintre flanquée de part et d’autre de deux énormes tours. Le quadrilatère de la haute-cour, érigé au XIVe siècle, se trouve sur la plate-forme la plus élevée. On y trouvait alors la demeure seigneuriale, une aire d’honneur et divers bâtiments, le tout cerné par une courtine et protégé par trois tours.

Adresse

Rue du Vieux Chateau 4
6980 La Roche-en-Ardenne

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2013
Accueil

Château et ferme de Halloy à Braibant

Occupant un méandre du Bocq, le site de Halloy est un bel ensemble calcaire composé du château, dont la cour d’honneur est bordée d’une dépendance à gauche et d’une ferme clôturée à droite. Le tout est le résultat de plusieurs phases de construction s’étalant du XVIe au XXe siècle. Sur l’aile de dépendance bordant la cour, on peut lire les dates « 1802 » et « AN 10 » sur les linteaux de fenêtre de l’étage, rare exemple conservé de datation d’une construction utilisant les calendriers grégorien et républicain.

 

Adresse

Route du Château d'Halloy 37
5590 Braibant (Ciney)

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
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