Manoir de Villers-devant-Orval (ou ferme Guerlot)
© IPW
Affranchi au XIIIe siècle par les seigneurs de Villers, la localité reste liée à la fondation d’une importante abbaye cistercienne. Un vaste alleu, propriété au XIIe siècle des seigneurs de Han-sur-Lesse, constituait alors la base d’une seigneurie haute-justicière qui, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, resta en marge de la prévôté de Chiny. La localité passa aux mains des seigneurs de la famille de Custinne puis, jusqu’en 1559, aux mains des seigneurs de Sapogne. Le village fut entièrement détruit par les troupes du roi de France Louis XIII en 1637. L’abbaye d’Orval se rendit maître des lieux au XVIIIe siècle et apporta une salutaire période de prospérité et de calme.
Le village conserve plusieurs témoins de son riche passé parmi lesquels le « Manoir », caractérisé par sa toiture « à l’espagnole » et une tour médiévale, vestige de l’ancien château seigneurial situé à la frontière française. La ferme Guerlot, également appelée manoir de Villers-devant-Orval, est réellement le bâtiment le plus impressionnant du lieu. Millésimé de 1595, elle conserve une taque de foyer frappée aux armes de Philippe II dans la cheminée du premier étage.
Adresse
Rue de Margny
6823 Villers-devant-Orval (Florenville)
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Frédéric MARCHESANI, 2013Lieu-dit « La Pyramide », Havelange
© J. Massaux
À l’est d’Havelange se situe le petit hameau de Bouillon. Au lieu-dit « La Pyramide » se trouve un étonnant monument isolé sur un sommet dénudé au sud du hameau. Érigé en pierre bleue dans le premier quart du XIXe siècle, il se compose d’un haut piédestal en grand appareil surmonté d’un obélisque élancé à bossages et orné de guirlandes de style Empire dans sa partie supérieure. Le tout était vraisemblablement surmonté d’une terminaison sphérique à l’origine, aujourd’hui disparue.
Ce monument quelque peu original est un des rares héritiers de la campagne de triangulation cartographique de la région du Rhin et du nord de la Belgique, réalisée entre 1801 et 1813 par le colonel Tranchot à la demande de Napoléon .
Adresse
Verlée
5370 Havelange
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Frédéric MARCHESANI, 2014Bâtiment du Fonds du Logement à Charleroi
© F. Dor - DOHC - SPW
Générale de Banque. Racheté en 1994 par le Fonds du Logement, l’édifice est restauré et réaffecté par les architectes Jean-Jacques Catteau et Alain Stevens en 1998. La présence de deux atriums amène un apport de lumière important à l’immeuble, soutenu par deux vastes verrières à pentes doubles. L’architecture du lieu a toutefois été respectée : le verre s’intègre admirablement aux éléments d’origine tels que le sol pavé, les colonnes et les pilastres du grand atrium. Si l’intérieur est profondément remodelé, les modifications extérieures sont quant à elles minimes dans cette réaffectation exemplaire.
Le Fonds du Logement des Familles nombreuses de Wallonie
Institution nationale régionalisée, ayant pour mission de concrétiser le droit au logement des familles de trois enfants et plus via des prêts au logement et des aides locatives, le Fonds du logement avait conservé initialement son siège à Bruxelles, puisqu’il était l’héritier du Fonds du Logement de la Ligue des Familles nombreuses de Belgique créé en 1929. C’est en 1980 qu’eut lieu au départ de ce dernier la fondation de la société coopérative Fonds du Logement des familles nombreuses de Wallonie, qui devint opérationnelle en 1984. À ses côtés, le décret du 25 octobre 1984 créa la Société régionale wallonne du Logement (devenue SWL) au départ de la scission de la Société nationale du Logement (SNL) et de la Société nationale terrienne (SNT). La nouvelle Société wallonne devait s’installer à Charleroi (au milieu des années 1990 dans un immeuble neuf qu’elle partagea avec le Forem) au même titre que les autres institutions régionales à caractère social, telle l’AWIPH (Agence wallonne pour l’Intégration des Personnes handicapées). Le Fonds du Logement s’installa à Charleroi à son tour en 1998, dans le cadre de la même politique de localisation des institutions à caractère social.
"Il faut rendre hommage à la Région wallonne qui a su profiter des divers déménagements de ses administrations sociales pour mener des opérations de requalification urbaine dont Charleroi avait grand besoin : l’installation de l’AWIPH a permis de requalifier le site de l’ancien terril Saint-Charles ; la construction des bâtiments destinés au FOREM et à la SWL a été l’occasion d’améliorer de façon sensible le bout du boulevard Tirou et de lancer une dynamique de création d’un nouveau quartier reliant la rue du Pont-Neuf à la Sambre ; le Fonds du Logement des Familles nombreuses s’est installé dans un très beau bâtiment en bord de Sambre qui était abandonné depuis de nombreuses années et qui a été sauvé grâce aux travaux réalisés par la Région". Témoignage de Jacques VanGompel, in L’Aventure régionale, p. 246.
Adresse
Rue de Brabant 1
6000 Charleroi
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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009Domaine de Mariemont
© IPW
Le prestigieux site de Mariemont doit son nom à la sœur de Charles Quint, Marie de Hongrie, nommée gouvernante générale des Pays-Bas par son frère en 1531. En 1545, elle choisit le site pour y élever une résidence d’été. De ce pavillon de chasse construit par son architecte attitré Jacques du Broeucq, rien ne subsiste. Incendié en 1554 par les troupes du roi de France, le domaine est abandonné durant plusieurs décennies avant d’être redécouvert par d’autres gouverneurs des Pays-Bas, les archiducs Albert et Isabelle à partir de 1605-1608. Ils demandent à l’architecte Wenceslas Cobergher de remanier les ruines de la demeure de Marie de Hongrie et agrandissent considérablement le domaine. Les vestiges de ce palais ont eux aussi définitivement disparus. Une nouvelle période d’abandon du site s’ouvre en 1678 pour ne se terminer qu’en 1734 lorsque l’archiduchesse Marie-Élisabeth, gouvernante générale des Pays-Bas autrichiens, découvre l’endroit. Le domaine de Mariemont est alors remanié une fois de plus. Le but de la gouvernante était de transformer le site en haut lieu du thermalisme ; de cette volonté est conservée la fontaine archiducale de Spa. Érigée en 1741, elle est installée au centre d’un bassin circulaire pavé de pierre bleue et est décorée d’un cartouche portant les armoiries de la maison d’Autriche, aujourd’hui martelées. Elles sont surmontées de la couronne archiducale et accompagnées des initiales de la gouvernante M.E.

© IPW
En 1754, le nouveau gouverneur général Charles de Lorraine découvre à son tour le domaine. Jusqu’à sa mort en 1780, il travaille à embellir considérablement les installations de Mariemont. Il érige une vaste demeure de plaisance sur les fondations du château de Marie de Hongrie. Si la plupart de ces constructions ont elles aussi été détruites, le parc compte encore de nos jours des vestiges de l’orangerie et, au sud du parc, le double plan incliné dit « fer à cheval » construit par l’architecte Laurent-Benoît Dewez. En 1794, les révolutionnaires français pillent le château et incendient le domaine. De nouveaux bâtiments seront érigés par les Warocqué, figures historiques de Morlanwelz au XIXe siècle. Le domaine appartient aujourd’hui à l’État ; les vestiges des diverses constructions liées aux gouverneurs des Pays-Bas autrichiens prennent place dans un vaste parc arboré de 45 ha.
Adresse
Chaussée de Mariemont 100
7140 Morlanwelz
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Frédéric MARCHESANI, 2013Couvent des Récollets et cimetière Saint-Pierre de Nivelles
© J. Massaux © SPW Patrimoine © IPW
Fondé vers 1232 par les Frères Mineurs de Cologne et repris par les Récollets en 1598, le couvent a été reconstruit à partir de 1524 en commençant par l’église dédiée aux saints Jean et Nicolas. Les bâtiments conventuels datent de 1586 et ont été agrandis et embellis vers 1740-1750. L’ensemble est déclaré bien national sous le régime français et vendu en 1797. Il sert d’hôpital militaire en 1815. Il accueille notamment des soldats blessés à Waterloo.
Une pierre commémorative a été encastrée dans la façade. Elle porte l’inscription : « 1815. Hôpital pour les militaires français » et est décorée de trois bandes bleu-blanc-rouge, couleurs françaises mais aussi nivelloises. Cette plaque a été apposée en même temps que deux autres en 1969 pour le bicentenaire de la naissance de Napoléon ; elles rappellent quelques souvenirs du régime français à Nivelles. La seconde se trouve sur la façade du musée communal et la troisième sur le mur du cimetière Saint-Pierre. On y trouve les mêmes couleurs et un énoncé des soldats décédés dans l’hôpital des Récollets : « 1815. † Français – 104 / † Prussiens – 13 / † Anglais – 8 / † Hollando-Belges – 4 ». Il n’y a toutefois qu’une trace de sépultures de soldats tués à la bataille de Waterloo dans ce cimetière.
Le couvent des Récollets devient ensuite une école en 1818. Les bâtiments ont été fortement endommagés par un bombardement en 1940 et restaurés dans les années 1960.
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Frédéric MARCHESANI, 2014Comptoir forestier à Marche-en-Famenne
C’est à l’architecte Philippe Samyn que fut commandé ce bâtiment à la fois fonctionnel, très esthétique et novateur, entamé en janvier 1994 et inauguré en février 1996. Son originalité réside principalement dans l’utilisation harmonieuse des formes courbes, du mariage de différents matériaux et surtout de sa charpente – une structure faite de l’assemblage de cinquante arcs identiques en bois massif d’épicéa ardennais cintrés à la vapeur, recouverte de profilés spéciaux en aluminium et de tuiles de verre feuilleté. Clin d’oeil contemporain au milieu de chênes bicentenaires, cette construction ovoïde fait partie de la trentaine de réalisations architecturales industrielles contemporaines qui illustrent un indéniable dynamisme architectural.
Administration séculaire, architecture contemporaine
L’ancienne Administration forestière, mise en place par le Code forestier de 1854, fut une des premières à être régionalisée. Elle devint la Direction des Ressources forestières au sein de la Division de la Nature et des Forêts de la Direction générale des Ressources naturelles et de l’environnement, aujourd’hui DGO (pour Direction générale opérationnelle) « Agriculture, Ressources naturelles et Environnement ». L’administration forestière wallonne souhaitait depuis de nombreuses années créer son propre centre de récolte, de traitement et de commercialisation de graines forestières de haute qualité génétique. Faisant songer à une graine qui émerge du sol, ce bâtiment, de par sa forme originale, reflète le dynamisme du service public régional qui en fut le maître d’ouvrage autant que l’inventivité de l’architecte Samyn, dont c’est un des projets les plus célèbres.
Adresse
Zoning industriel d'Aye
6900 Marche-en-Famenne
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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009Collège royal Marie-Thérèse à Herve
Le collège royal Marie-Thérèse est encore aujourd’hui un des rares témoins de la politique religieuse et d’enseignement de l’impératrice d’Autriche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
La suppression de la compagnie de Jésus par le pape Clément XIV en 1773 provoque dans les Pays-Bas autrichiens la suppression de dix-sept collèges et incite Marie-Thérèse à créer des collèges royaux sur le modèle des collèges thérésiens autrichiens. L’établissement de Herve, actuellement le seul à toujours porter le nom de sa fondatrice, est créé le 9 mars 1777.
Les anciens bâtiments du collège englobent les constructions du refuge des Récollets de Bolland et sont inaugurés le 1er janvier 1778. Le collège est toutefois supprimé dès 1794 par les troupes françaises qui réquisitionnent les bâtiments. De leur passage, nous conservons une trace discrète mais révélatrice. Sur une des portes du collège a été gravée l’inscription « République française une et indivisible ». En 1803, après la pacification religieuse apportée par le Concordat, un établissement scolaire privé intègre l’ensemble qui renoue définitivement avec l’enseignement.
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Frédéric MARCHESANI, 2014Collège royal Marie-Thérèse
© G. Focant - SPW Patrimoine
Le domaine rural de Herve fut un des noyaux constitutifs du comté puis du duché de Limbourg. Vers 1270, la bourgade fut élevée au rang de ville par le duc de Limbourg Waleran IV : ses habitants furent réputés bourgeois et une cour de justice de la franchise de Herve fut instituée. La ville possède un château fort à côté de l’église dont la tour-donjon servait de refuge. La franchise fut élevée en seigneurie hautaine en 1655 et passa dès l’année suivante des les possessions de Robert d’Aspremont-Lynden dont les descendants restèrent seigneurs jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. La position centrale de Herve attira toutes les attentions du pouvoir central qui aurait voulu en faire la nouvelle capitale du duché de Limbourg ; sous le régime autrichien, elle devint ainsi le siège de divers organismes du duché sans en devenir le chef-lieu pour autant.

© G. Focant SPW-Patrimoine
Le collège royal Marie-Thérèse est encore aujourd’hui un des rares témoins de la politique religieuse et d’enseignement de l’impératrice, par ailleurs duchesse de Brabant et de Limbourg. Fondatrice de nombreux établissement d’enseignement à l’origine de nos athénées, Marie-Thérèse laisse son nom à bon nombre de collèges. La suppression de la Compagnie de Jésus décidée le 21 juillet 1773 par le pape Clément XIV provoqua dans les Pays-Bas autrichiens la suppression de dix-sept collèges tenus par les Jésuites. Cette décision papale incita Marie-Thérèse à créer des collèges royaux sur le modèle des collèges thérésiens autrichiens afin de les remplacer. Le collège royal Marie-Thérèse de Herve, actuellement le seul à toujours porter le nom de sa fondatrice, fut fondé le 9 mars 1777 par un décret qui ordonna de créer un certain nombre d’établissements dans les Pays-Bas autrichiens, dont un devait se trouver dans le duché de Limbourg.
Mieux située au cœur de la province, la ville de Herve fut choisie au détriment de la capitale du duché. Les bâtiments du nouveau collège englobent les constructions du refuge des Récollets de Bolland et furent inaugurés dès le 1er janvier 1778 par Charles-Alexandre de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas. Le collège fut supprimé dès 1794 par les troupes françaises qui réquisitionnèrent les bâtiments. En 1803, un établissement privé appelé « école spéciale » intégra les bâtiments qui renouèrent avec l’enseignement. L’appellation de l’institution évolua encore et fit à nouveau référence à sa fondatrice après l’indépendance de la Belgique : collège de Marie-Thérèse ou collège thérésien (1838), collège Marie-Thérèse (1872) et enfin collège royal Marie-Thérèse en 1927.
Adresse
Rue de Charneux 36
4651 Herve
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Frédéric MARCHESANI, 2013Cinéma Palace de Liège
© G. Focant - SPW
L’hôtel Mohren, devenu par la suite Liège-Palace, puis le cinéma Palace, est un des premiers grands music-halls de la ville. Construit dans la rue Pont d’Avroy lorsqu’elle fut considérablement élargie (12 m de plus) en vue de l’exposition universelle de 1905, il intègre les bâtiments d’un premier hôtel Mohren, aménagé en 1876 par l’architecte Castermans. Bâtiment de deux travées courant jusqu’à la place Saint-Paul, il est doté d’une nouvelle façade donnant sur la rue Pont d’Avroy en 1905-1906.
Il s’agit d’un bâtiment asymétrique dont le rez-de-chaussée et le premier étage ont été plusieurs fois remaniés (dont une dernière fois en 2006), les étages supérieurs restant intacts. Les éléments architectoniques, composites, sont très travaillés : bossages, ressauts, volutes, pilastres engagés, chapiteaux corinthiens, frontons, modillons, balustrades… L’immeuble s’intègre parfaitement au style éclectique des bâtiments de la rue.
L’étonnante façade de la place Saint-Paul, datant quant à elle de 1910, est l’oeuvre de l’architecte Clément Pirnay.
1909 : l’Assemblée constitutive des « Amitiés françaises »
Les Amitiés françaises sont constituées à Liège, à l’initiative d’Émile Jennissen, le 2 septembre 1909, pour faire connaître la culture française en faisant plus que les associations de défense de la langue française. Le siège social est fixé à Liège et Jennissen est élu secrétaire général.
Ce premier groupement liégeois est rapidement suivi par d’autres, à commencer par les Amitiés françaises de Mons le 10 mai 1910. Ensuite, la plupart des villes wallonnes créeront leur groupe, chacun composé d’intellectuels attachés à la Belgique, mais animés d’une réelle volonté de bénéficier et de faire profiter leur pays de la richesse de la culture française. Ces ligues locales se retrouvent au sein de la Ligue internationale des Amitiés françaises, une structure de plus grande ampleur regroupant des Français de France et d’ailleurs. Cette structure est dirigée depuis Paris et organise les Congrès internationaux. Le premier Congrès international se déroule à Mons en 1911. En dehors de ces manifestations internationales, chaque section est libre d’agir de son propre chef, via notamment l’organisation de conférences.
Après 1945, les diverses sections se maintiennent essentiellement à Liège, Mons, Charleroi et Namur. Aujourd’hui, un siècle après leur création, elles subsistent à Liège (surtout), Charleroi et Bruxelles même si leurs activités sont fortement restreintes.
Adresse
Ancien hôtel Mohern
Rue Pont d'Avroy 21
4000 Liège
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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009Cimetière de Verviers
© Guy Focant - SPWMonument aux artistes verviétois
Le cimetière de la ville de Verviers se trouve à son emplacement actuel depuis 1831, sur une prairie en forte pente, si bien que sa configuration est fort originale, avec des allées en paliers, des murets, des terrasses et de nombreux escaliers qui confèrent à ce parc funéraire, riche de nombreux monuments, une atmosphère toute particulière. Trois constructions méritent d’être signalées ici.
Le monument aux combattants de 1830
Fort abîmé, ce monument en forme d’obélisque comporte les noms des Verviétois ayant pris part aux combats de septembre 1830. L’association verviétoise du « Souvenir wallon » se rendit chaque année devant cette pierre, à partir de septembre 1958, ainsi que devant les monuments aux morts des deux guerres, et celui aux artistes verviétois.

© Collection Freddy Joris
Le monument aux artistes verviétois
À l’occasion des commémorations des Journées de septembre, l’association « Pré-Javais Attractions » organisa à partir du xxe siècle un hommage sur les tombes des principaux artistes enterrés au cimetière de Verviers. Elle fut ensuite l’initiatrice d’un monument à ces derniers, finalement élevé en 1949 par l’association « Le Souvenir wallon » et son fondateur Joseph Defaaz (1894-1968). OEuvre de Pierre Pirenne, ce monument a la forme d’une assez grande colonnade entourant une pelouse où se trouve une plaque en hommage à Defaaz ; la partie inférieure de la colonnade comporte un coq wallon.
La tombe de Corneil Gomzé
Militant démocrate dès 1848, correspondant de Victor Hugo, le poète Corneil Gomzé (1829-1901) fut un des premiers écrivains en wallon verviétois. Sa tombe fut érigée à l’initiative du cercle littéraire « L’Élan wallon » créé en 1893, à une époque où quatre autres sociétés wallonnes virent le jour à Verviers entre 1890 (« Les Wallons ») et 1903 (« Lu Steûle wallonne »).
Adresse
Rue de la Cité
4800 Verviers