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Château de Harzé

La seigneurie luxembourgeoise de Harzé était au Moyen Âge enclavée entre des terres limbourgeoises, liégeoises et stavelotaines. Elle fut déjà citée en 890 parmi les dépendances du comté de Montaigu en Ardenne et appartint ensuite aux Clermont, aux de la Marck puis aux princes de Ligne. Les seigneurs du lieu détenaient les droits de haute et basse justice. Le complexe primitif a été construit par Louis de Clermont (1285-1332) et s’est développé à partir de l’église Saint-Jacques, mentionnée dès 1131 et détruite en 1878. Dès les origines, les seigneurs de Harzé avaient installé leur logis à cet emplacement pour sa haute valeur stratégique ; le château est en effet assis sur un faux éperon au nord de la localité. Des deux bâtisses médiévales encore en place bien que remaniées par la suite, l’imposant donjon apparaît comme l’élément le plus ancien du domaine et aurait été construit au tournant des XIIIe et XIVe siècles. Le logis seigneurial pourrait dater quant à lui des XIVe ou XVe siècles. L’essentiel de la physionomie du complexe castral actuel date toutefois du XVIIe siècle, lorsque les familles d’Aspremont-Lynden et Suys acquirent la seigneurie et décidèrent d’agrandir le domaine. Les bâtiments connurent encore d’autres interventions mineures aux XVIIIe et XIXe siècles.

Le château et ses dépendances forment un domaine d’envergure, aujourd’hui propriété de la Province de Liège et formé de plusieurs parties distinctes. À l’ouest, une importante cour de ferme aux angles pointés de deux tours calcaires circulaires délimite le périmètre ; elles encadraient autrefois des ailes détruites en 1880. Différentes ailes de la basse-cour subsistent au nord, ainsi que l’aile sud percée d’une entrée cochère aujourd’hui sommée d’un panneau aux armes Suys-Lynden et d’une pierre de remploi millésimée 1647. À l’est se dresse le château formant un L et érigé en trois campagnes ; le massif rectangulaire septentrional est le plus ancien. L’imposant corps central a été érigé par le comte Ernest de Suys dans le second quart du XVIIe siècle. Il est caractérisé par une forte tour d’angle de plan carré, élément principal de la physionomie du château ; elle est coiffée d’une haute toiture d’ardoises à quatre faces. La façade est de cette aile principale s’ouvre sur la cour d’honneur caractérisée par une remarquable galerie couverte de style Renaissance, longue de quatorze travées. Enserré entre ce massif du XVIIe siècle et le portail se trouve un noyau calcaire plus ancien, chaîné d’angle, aux murailles épaisses de près de 2 m. Enfin, sur la droite, un imposant portail à crossettes, pilastres et bossages a été édifié en 1753. Il constitue l’entrée principale du domaine et est séparé du château par un petit pont de pierre enjambant les anciennes douves.

Adresse

Rue de Bastogne 1
4920 Aywaille

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Golzinne

Le hameau de Golzinne conserve quelques ruines de l’ancien château des comtes de Namur, cité comme tel en 1230 et détruit en 1430. Le comte de Namur détenait personnellement la seigneurie hautaine de Bossière et de Golzinne. Elle resta d’ailleurs dans le domaine direct des comtes de Namur jusqu’en 1628, lorsque Philippe IV accorda les droits seigneuriaux et de justice en engagère. Le château de Golzinne était, dès le XIIe siècle, la résidence personnelle du comte de Namur. Il était administré par un châtelain nommé par le comte pour l’y représenter. Cet édifice était destiné à protéger les frontières nord du comté de Namur et était situé à quelques kilomètres du château de Corroy-le-Château, possession brabantoise. La forteresse fut toutefois détruite par les troupes du prince-évêque de Liège, en lutte contre celles du duc de Bourgogne Philippe le Bon, récemment devenu comte de Namur. L’unification bourguignonne et le renforcement des principales places fortes des nouveaux États ne permirent pas de reconstruire le château de Golzinne. En subsistent par endroits le tracé des fossés, la base d’une tour à l’angle nord-ouest, une seconde tour en calcaire appareillé ainsi qu’une partie du mur d’enceinte sud. 

Dans le parc, un petit château néoclassique a été construit en 1804 à la demande de Charles-Alexis-Joseph Demanet. La chapelle, datant du XVIIe siècle, est l’héritière de la chapelle castrale édifiée sur le site en 1402 par le comte de Namur Guillaume II.

La légende dit que la première pierre de l’édifice fut posée le jour même du sacre de Napoléon. L’édifice présente un volume presque cubique de deux niveaux comprenant une travée de part et d’autre d’un frontispice Empire. 

L’ensemble est caractéristique de l’architecture de l’époque : quatre colonnes ioniques délimitant trois travées sous entablement, portes moulurées en plein cintre, emmarchement encadré de lions. 

L’édifice est actuellement enduit en blanc sur un soubassement de pierre bleue et coiffé d’une toiture d’ardoise. Le château est un formidable témoin de l’architecture et de la décoration néoclassiques en Wallonie bien que sa richesse ne dépasse pas celle du château de Longchamps.

Adresse

Chemin du Château de Golzinnes
5032 Gembloux

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Château de Gerlache

© KIK-IRPA, Bruxelles

Le château de Biourges, également appelé château de Gerlache a de tous temps été lié au pouvoir seigneurial. 

Dès le Haut Moyen Âge, le château est une dépendance de la seigneurie d’Herbeumont pour laquelle Jean Ier de Rochefort détenait le titre de seigneur d’Orgeo. 

Passé à la fin du Xe siècle dans le domaine des comtes de Chiny, la seigneurie est acquise en 1420 par Éverard II de la Marck. Biourges, hameau d’Orgeo, était alors un fief mouvant de la seigneurie d’Herbeumont. 

À l’Époque moderne, le domaine appartient à des maîtres de forges qui reconstruisent le château au XVIIe siècle et aux comtes d’Ansembourg ou de Marchant qui l’agrandissent au début du XVIIIe siècle. La famille de Gerlache en devient acquéreur en 1746-1747.

L’ensemble, construit en pierre de France, est disposé en carré autour d’une cour clôturée par un haut mur aveugle, vestige des anciennes dépendances. Cette cour est accessible par un porche du premier quart du XVIIIe siècle, défendu par des meurtrières et surmonté d’une toiture en forme de double pyramide sommée d’une girouette aux armes des Groulard. L’aile centrale est occupée par le corps de logis caractérisé par une tourelle circulaire abritant un escalier à vis. 

Le château conserve une trace des plus originales de l’ancien duché. Une porte cloutée se trouvant dans un mur extérieur et datée du XVIIIe siècle arbore une serrure représentant l’aigle bicéphale.

Adresse

Rue de Rossart 33

6880 Bertrix

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Freÿr

© SPW-Patrimoine

Sur la rive gauche de la Meuse, face aux célèbres rochers de Freÿr, se dresse le château du même nom. 

D’origine médiévale, il relève du comté de Namur et s’inscrit dans un site naturel des plus remarquables. Ce petit fief relevant du baillage de Bouvignes appartient à la famille de Blize à partir de 1289 et a pour vocation de défendre l’accès du comté de Namur devant un passage d’eau qui le sépare de la principauté de Liège (en face se trouve la seigneurie liégeoise d’Anseremme). 

Il est ensuite vendu au comte de Namur en 1345 avant d’être placé en engagère dès 1378 et de passer entre diverses mains. Possession de la famille de Beaufort-Spontin de 1423 à 1836, le fief ne cesse de se transformer au fil des siècles. Le château est détruit au cours de la guerre entre Charles Quint et Henri II en 1554, tout comme la place forte de Bouvignes et de nombreuses possessions namuroises. Un nouveau bâtiment est édifié à partir de 1571, toujours selon le modèle défensif : un quadrilatère renforcé de tours d’angle. La terre de Freÿr est érigée en baronnie en 1674 par le roi Charles II.

Le pavillon Frédéric Salle dans les jardins du château de Freÿr. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine
Le pavillon Frédéric Salle dans les jardins du château de Freÿr
Photo G. Focant © SPW-Patrimoine


De la forteresse défensive médiévale, rien ne subsiste. 

Le château est progressivement transformé en luxueuse demeure de plaisance entre les XVIe et XVIIIe siècles, au fur et à mesure que sa vocation première ne se fait plus sentir. 

En 1675, il sert de lieu de réunion pour la signature du traité de commerce dit « de Freÿr » entre les représentants de Louis XIV et de Charles II d’Espagne. Le château se compose aujourd’hui d’ailes en U flanquées de quatre tours cylindriques ; il allie la brique, la pierre calcaire et l’ardoise dans un style des plus classiques. 

La cour est fermée par de belles grilles de style Louis XV.

 L’important complexe castral est également connu pour ses remarquables jardins en bord de Meuse, jalonnés de diverses constructions. Parmi celles-ci, le bâtiment dit « Frédéric Salle », folie rococo érigée en 1774 et 1775, décoré de stucs des célèbres Moretti et ayant reçu la visite en 1784 de l’archiduchesse Marie-Christine, gouvernante générale des Pays-Bas autrichiens et fille de Marie-Thérèse d’Autriche, comtesse de Namur.

Adresse

Freyr 12

5540 Hastière

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Cartier

Ensemble homogène de brique et pierre calcaire typique de l’architecture de nos régions, le château de Cartier a été édifié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il survit à la période révolutionnaire et traverse les décennies avant d’être victime d’un incendie en 1932. Restauré depuis, le château a de nos jours conservé sa cour d’honneur et son porche ainsi que deux ailes de logis.

Occupés à tenter de passer la Sambre dans les premiers jours de l’invasion en mai 1794, les Français s’arrêtent devant Marchienne-au-Pont. 

Privés de nombreuses choses depuis des semaines, les soldats sont épuisés et leur moral au plus bas. Les représentants du peuple décident pourtant de poursuivre les opérations et établissent leur quartier général au château de Cartier, sur la rive droite de la Sambre. 

De là, l’armée républicaine lance le 30 mai le siège de la forteresse de Charleroi et entame les premiers tests d’utilisation d’un aérostat à des fins militaires.

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Château de Bouillon et fortifications de la ville médiévale et moderne

© SPW-Patrimoine
Le château de Bouillon avec, à l’avant-plan, la tour d’Autriche © Jacques Barras
Le château de Bouillon avec, à l’avant-plan, la tour d’Autriche
© Jacques Barras

Le site de Bouillon a de tout temps été occupé pour son important attrait stratégique. 

Le large méandre décrit par la Semois à cet endroit enserre un important éperon naturellement protégé par un escarpement rocheux et par la large rivière qui l’entoure. 

Le site est occupé dès le IIe siècle avant Jésus-Christ. À quelques centaines de mètres du site de l’actuel château, le plateau de la Ramonette qui culmine à 300 m d’altitude a lui aussi été occupé rapidement. Il servit d’assise au Moyen Âge à une première fortification qui prenait la forme d’une motte castrale destinée à défendre le château. Celle-ci, la tour de Beaumont, disparut définitivement en 1141. 

Un premier château est quant à lui mentionné à Bouillon en 988. La construction de la seconde forteresse, à l’initiative du duc Godefroid de Bouillon, fut entamée sous son règne (1061-1100).

La plaque en l’honneur de Louis XIV à l’entrée du château © IPW
La plaque en l’honneur de Louis XIV à l’entrée du château
© IPW

 

Toujours en grande partie debout, la forteresse domine ce site grandiose et répond parfaitement, de par sa position avantageuse, aux usages militaires du Haut Moyen Âge. 

Le château et son système de défense ont sans cesse évolué jusqu’au XVIe siècle. Devenus ducs de Bouillon, les princes-évêques n’eurent de cesse de perfectionner cette machine de guerre censée protéger le sud de leur territoire face au royaume de France et au duché de Luxembourg. 

À l’exception d’un élément de tour, peut-être médiéval, les bâtiments visibles de nos jours ne remontent pas au-delà du XVIe siècle. Les constructions médiévales ont en effet souffert du siège de Charles Quint en 1521. Il faut attendre 1551 et le règne de Georges d’Autriche pour que d’importants travaux soient réalisés : il fit construire la petite poudrière ronde, la porte à bossage et le frontispice du troisième châtelet d’entrée, la tour de l’Horloge et la tour d’artillerie qui porte son nom au début du château, la « tour d’Autriche ». Gravées sur celle-ci se trouvent les armoiries du prince-évêque millésimées de 1551. 

La physionomie du site fut alors une première fois bouleversée et fit disparaître les éléments anciens ; contrairement aux croyances largement établies, le château ne conserve donc rien de l’époque du célèbre Godefroid de Bouillon. 

L’arrivée des de la Tour d’Auvergne en 1591 ouvrit près d’un siècle de contestation entre les princes-évêques et cette famille pour l’obtention du titre de duc de Bouillon, un siècle sans travaux majeurs. La prise du château en 1676 par Louis XIV lors de la guerre de la ligue d’Augsbourg et la confirmation du titre aux vicomtes de Turenne en 1678 annoncèrent une nouvelle campagne d’importance. 

Une plaque en l’honneur du roi de France se situe d’ailleurs au-dessus du porche en plein cintre d’entrée du château. Datée de 1684, elle mentionne également le duc de Bouillon Godefroid-Maurice de la Tour d’Auvergne et porte l’inscription latine « Ludovico Magno Galliar regi principum vindici belli pacis que arbitro Godef. Maurit. De Turre Avernae dei gratia bullionni dux (…)» (Louis le Grand, roi de France, justicier et arbitre de la guerre et de la paix. Godefroid-Maurice de la Tour d’Auvergne, par la grâce de Dieu, duc de Bouillon (…)). Vauban se rendit à Bouillon et, impressionné par le site, rédigea immédiatement un mémoire pour la fortification du château et de la ville. Dans un premier temps, les Français renforcèrent et modernisèrent les défenses du château : rehaussement des courtines, maisons pour officiers, casernes pour les troupes, nouvelle poudrière, nouvel arsenal. Dans un second temps, la ville se vit elle aussi fortifiée : les plans de Vauban apportèrent plusieurs courtines à créneaux, des portes, des casernes et l’édification de neuf tours bastionnées.

Le bastion de Bretagne. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine
Le bastion de Bretagne
Photo G. Focant © SPW-Patrimoine

Une ancienne caserne de Vauban subsiste boulevard Heynen ; construit en 1690, ce bâtiment constitue un remarquable exemple de corps de caserne de cavalerie. Plus loin, se trouve l’ancienne infirmerie militaire. Parmi les ouvrages conservés en ville, les bastions de Bretagne, de Bourgogne et du Dauphin constituent des éléments caractéristiques de l’art défensif de l’époque. Ce sont de solides bâtisses de schiste en forme de pentagone percés de meurtrières et présentant une échauguette.

Le blason de Georges d’Autriche sur la tour qui porte son nom © IPW
Le blason de Georges d’Autriche sur la tour qui porte son nom
© IPW

 

Adresse

Esplanade Godefroy 1 

6830 Bouillon

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Bolland

© KIK-IRPA, Bruxelles

Le hameau de Bolland abrite un ensemble architectural exceptionnel, composé d’un château et de sa basse-cour, d’une ferme fortifiée, d’un moulin et d’une église. 

Jusqu’au XIVe siècle, l’endroit constituait une terre inféodée relevant du marquisat d’Anvers, partie intégrante du duché de Brabant. 

Durant les trois siècles suivants, les seigneurs de Bolland ne cessèrent de revendiquer leurs biens comme terre franche et furent protégés par les ducs de Limbourg. À partir de 1314, ils relevèrent leur fief devant la cour féodale du duc de Brabant au titre de marquis d’Anvers. 

Au XVIIe siècle, les seigneurs de Bolland décidèrent de se placer sous la protection des rois d’Espagne en leur qualité de ducs de Brabant et de Limbourg suite aux nombreuses guerres européennes. Le territoire devint dès lors une terre franche rattachée au duché de Limbourg. La seigneurie possédait une haute cour de justice.

La seigneurie fut citée pour la première fois en 1147 lorsque le premier sire de Bolland, Winand de Houffalize, s’installa à cet endroit. 

Le château actuel ne date pourtant essentiellement que du XVIIe siècle. On ne connaît toutefois que peu de choses sur sa construction, si ce n’est qu’une représentation peinte datée de 1642 et figurant sur une toile conservée dans l’église de Bolland nous renseigne sur l’aspect du domaine à l’époque. 

On y voit une forteresse entourée de douves et flanquée de trois tours. Dans la seconde moitié du siècle, l’édifice connaît plusieurs modifications. Louis XIV ordonne la destruction de la grosse tour de l’aile orientale pour punir le seigneur de Bolland de s’être lié au roi d’Espagne Charles II et les douves sont comblées en 1677. Les troupes françaises occupant le duché de Limbourg passeront à nouveau par Bolland le 20 septembre 1689 : le château est pillé et partiellement incendié. Aujourd’hui, il présente un dispositif en U autour d’une cour dessinant un fer à cheval et ouverte sur le parc. Il est encore ponctué de deux tours du XIIIe ou du XIVe siècle, comprises dans les bâtiments érigés au XVIIe siècle. Le château est aujourd’hui une propriété privée et n’est pas accessible à la visite.

Fondée par les seigneurs de Bolland, l’église Saint-Apollinaire a été consacrée le 3 mai 1730. De style classique, elle a été construite entre 1714 et 1717 à l’initiative du curé de la paroisse. On peut y voir deux autels latéraux dédicacés par des seigneurs de Bolland en 1624 et 1643 et provenant de l’ancien édifice ainsi que plusieurs dalles funéraires parmi lesquelles celle de Jean d’Eynatten, seigneur de Bolland décédé en 1510.

Adresse

Rue des Doyards 54

4653 Herve

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Bois-Seigneur-Isaac

© SPW-Patrimoine

Située à l’extrémité d’une enclave hennuyère en duché de Brabant, la seigneurie de Bois-Seigneur-Isaac fut successivement la propriété de plusieurs familles importantes depuis le XIe siècle. 

La seigneurie fut probablement installée au profit d’un seigneur d’Ittre, Isaac Ier, comme forteresse du comté de Hainaut. En effet, au Moyen Âge, Ophain dépendait du duché de Brabant, alors que la seigneurie de Bois-Seigneur-Isaac était hennuyère, ce qui lui conférait un emplacement des plus stratégiques. 

Le château que l’on connaît encore aujourd’hui est le résultat d’une transformation effectuée au XVIIIe siècle. 

Le bâtiment est l’héritier d’une forteresse médiévale destinée à protéger l’enclave. 

De cette construction subsistent encore une partie des douves, toutefois asséchées et une tour isolée à l’entrée des jardins, seul vestige de l’enceinte démantelée. Cette ancienne tourelle d’angle circulaire est percée de petites baies en pierre bleue et est sommée d’un toit conique à coyau.

Adresse

Rue Armand de Moor 3 

1421 Braine-l'Alleud

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Château de Beaulieu

© Bruxelles, KIK-IRPA

Le château de Beaulieu est sous l’Ancien Régime un fief qui relève directement du comte de Hainaut. La bâtisse, la ferme et la terre deviennent au XVIIIe siècle la propriété de la riche famille Duval de Beaulieu. Celle-ci fait ériger vers 1800 une grande demeure et des dépendances de style néoclassique, une des rares demeures de plaisance érigées dans notre région sous le régime français. 

La façade avant, enduite, présente un important développement de neuf travées sur deux niveaux avec fenêtres à linteau droit, groupées symétriquement et axées sur les trois travées centrales précédées d’un perron et surmontées d’un attique sous fronton triangulaire. 

La façade arrière, plus richement décorée, présente sensiblement la même composition mais est composée de onze travées dont les trois centrales sont elles aussi précédées d’un perron et surmontées d’un attique sous fronton triangulaire. 

L’édifice est flanqué de dépendances de part et d’autre ; celles-ci sont rythmées d’arcades cintrées percées d’oculi et de fenêtres à linteau.

Adresse

Rue du Foyau
7021 Mons

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Château d'Argenteau

Argenteau était à l’origine une seigneurie libre et mouvante de l’Empire dont les détenteurs relevèrent toutefois par la suite des ducs de Brabant. 

Cette seigneurie trouva son origine dans le château fort construit en bord de Meuse à un endroit stratégique et qui constituait alors une terre franche brabançonne. 

Jusqu’en 1594, les habitants étaient exemptés de toute redevance envers le souverain. 

La forteresse fut de tous temps le témoin des relations conflictuelles entre Liège et le Brabant. Si, au XIe siècle, le prince-évêque y possédait un droit de garnison et si un seigneur d’Argenteau participa en 1213 à la bataille de Steppes dans les rangs liégeois, les troupes du prince-évêque s’emparèrent du château au XIVe siècle alors qu’il était tenu par un sénéchal du duché de Limbourg. 

Au XVIe siècle, Liège contesta aux Pays-Bas la souveraineté sur la seigneurie qui fut prise et reprise par les Hollandais et les Espagnols pendant la guerre de Trente ans (1618-1648) ; le château fut détruit par les troupes de Louis XIV en 1674.

Construit sur un rocher dominant le fleuve en face du village de Hermalle, le premier château d’Argenteau date du XIe siècle et occupait alors une plate-forme étroite et fortifiée dont l’accès se faisait par un pont-levis remplacé au XVIIIe siècle par un pont à deux arches. 

Doté de plusieurs tourelles, il abritait le logis du seigneur, une salle d’armes, une chapelle castrale et des casernes. En 1343, le seigneur Thierry d’Argenteau le reconstruit une première fois ; la forteresse fut toutefois déjà détruite par les Liégeois en 1347. 

Elle est relevée à la fin du siècle par Renaud IV et subsiste jusqu’au siège mené par les Espagnols en 1634.

À nouveau partiellement détruit, le château est mis en vente en 1671 et acheté par le comte de Clermont. Le siège mené par les armées françaises en 1674 sonne le glas de la forteresse médiévale. Le nouveau propriétaire entame ainsi la construction d’un château de plaisance en 1683, à l’emplacement des anciennes casernes de garnison. 

Passablement remanié au XIXe siècle, il est à nouveau agrandi vers 1925, est aujourd’hui une propriété privée et n’est pas accessible à la visite.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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