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Athénée Destenay

© Guy Focant-SPW

Suite à l’installation d’une école moyenne dans les locaux de l’école industrielle, sise jusque-là rue des Croisiers, décision est prise de construire un nouveau bâtiment pour abriter l’institution, sur les plans des architectes Louis Boonen et Joseph Lousberg. Facilement accessible depuis la construction d’une passerelle en 1878, le boulevard Saucy s’impose au choix du collège communal. 

Située sur l’ancien bief de Saucy comblé en 1872, l’école industrielle s’installe donc dans un nouveau quartier sortant de terre à la fin du xixe siècle. L’édifice est terminé en 1881 et inauguré en 1883. Bâtiment imposant de style néoclassique, l’école industrielle présente une riche façade : frise de feuillage en pierre, fronton à colonnes et linteaux de fenêtres en alternance de pierres. Un oeil-de-boeuf, dans lequel l’architecte pensait installer une horloge, anime également cette façade. Le fronton comporte une haute statue en pierre, Le Métallurgiste, réalisée sur concours par le statuaire Guillaume Beaujean. Cette oeuvre, imposante dans ses dimensions, renforce le caractère néoclassique du monument, déjà étayé par le jeu des colonnades. 

Le bâtiment a été surélevé au milieu des années 1950, sur ses deux ailes, par un troisième étage en briques rouges. Dans la cour trône un bronze représentant Zénobe Gramme, ancien élève de l’école (lorsqu’elle était rue des Croisiers), réalisé par le sculpteur liégeois Joseph Sauvage. Un intéressant monument aux morts des deux guerres mondiales se trouve au premier étage depuis 1946. Depuis 1962, le bâtiment abrite les locaux d’une école secondaire, l’athénée communal Maurice Destenay (aussi appelé athénée Saucy).

 

L'ouverture de la Lettre au Roi, de Jules Destrée
© Province de Liège – Musée de la Vie wallonne - FHMW

1912 : le septième Congrès wallon

Organisé par la Ligue wallonne de Liège, le Congrès wallon se déroule pour la première fois dans les locaux de l’école industrielle, le 7 juillet 1912, six ans après le dernier Congrès et sous la présidence de Julien Delaite. De nombreux sujets sont à l’ordre du jour : flamandisation de l’Université de Gand, défense de la langue et de la littérature wallonnes, mise en valeur de l’histoire wallonne. Au cours des débats, le projet de Delaite en faveur d’une séparation administrative fait l’objet d’un débat vif et d’un vote favorable. Pour la première fois depuis 1890, un Congrès wallon opte pour le fédéralisme. C’est en rentrant du Congrès que Jules Destrée conçoit sa « Lettre au Roi » sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre.

 

1913 : le huitième Congrès wallon

À nouveau organisé par la Ligue wallonne de Liège, le Congrès du 6 juillet 1913 présidé par Delaite est essentiellement culturel: mise en valeur de l’histoire wallonne, littérature et philologie wallonnes en sont les thèmes principaux. Le Congrès est également l’occasion de s’insurger contre la récente loi sur l’emploi du flamand à l’armée. Ce congrès, qui aura bien moins de répercussions que le précédent, clôture une série de Congrès organisés à Liège. Un dernier Congrès wallon sera organisé à Verviers peu avant l’invasion.

Adresse

Boulevard Saucy 16
4000 Liège

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Plaque Georges LAPORT

© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam

Plaque commémorative Georges Laport, réalisée par l’architecte H. Moureau, avec l’aide de J. Maréchal et R. Parmentier, 4 mai 1952.

Sous le patronage des autorités locales, une plaque commémorative est inaugurée dans la cour de l’École communale de Fraiture. Don des carrières de la Belle Roche, la pierre est dédiée à

GEORGE LAPORT
NÉ À FRAITURE EN 1898
HOMME DE LETTRES
HISTORIEN DES TRADITIONS POPULAIRES
RÉSISTANT MORT AU CAMP D’EXTERMINATION
ALLEMAND DE DACHAU EN 1945

L’initiative en revient au Comité provincial liégeois d’Action et de Vigilance et au Comité patriotique de Comblain-au-Pont. Avocat général et membre du musée de Comblain, Georges de Froidcourt a rédigé le texte de la dédicace. L’architecte H. Moureau a conçu la répartition du lettrage sur la plaque qu’a gravée J. Maréchal et peinte R. Parmentier, un ancien prisonnier de guerre. D’autres associations apportent leur soutien en raison des multiples activités développées par George Laport.

Maître de carrières, George Laport est avant tout connu comme homme de lettres, critique d’art et folkloriste. Depuis cinq générations, les Laport ont leur ancrage au bord de l’Amblève et ses parents sont propriétaires de nombreuses terres à Fraiture où l’exploitation des carrières est la principale activité. En dehors de ce métier, Laport s’intéresse particulièrement à son terroir. Co-fondateur du Musée de Comblain-au-Pont, il en sera le président. Il préside aussi l’Association libérale de Comblain. Mais ses écrits le font connaître au-delà de Comblain. Trésorier et bibliothécaire du jeune Musée de la Vie wallonne, délégué de la société des Écrivains ardennais (1932), membre titulaire de la Société de Littérature wallonne, membre de la Commission nationale de folklore (1937), correspondant wallon pour des revues étrangères, auteur d’articles très documentés dans La Vie wallonne, il signe plusieurs ouvrages qui deviennent de véritables références comme Folklore des paysages en Wallonie (1929), Les Quatre Fils Aymon et la Forêt d’Ardenne, ou Les Contes populaires wallons (1932). Celui qui avait d’abord écrit sur les carrières de l’Ourthe et de l’Amblève signera aussi un ouvrage sur Marcellin Lagarde (1927) et un autre sur Théroigne de Méricourt (1931).

Pionnier de l’enquête orale, il rassemble nombre de témoignages et légendes qui, sans lui, auraient disparu. C’est notamment le cas pour l’histoire de Bertrix, mais aussi pour les contes et légendes de la région de Comblain. Par ailleurs, George Laport présidait aussi avec intelligence la Société du Vieux Liège lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata. L’historien des traditions populaires entra rapidement en résistance. Mais le 4 juin 1942, il est arrêté par la GFP et, condamné pour ses actes de résistances à l’occupant, il est déporté à Dachau où il semble être décédé en 1945.

Les associations patriotiques placent tous leurs espoirs dans la présence permanente du message gravé dans la pierre au cœur d’un établissement scolaire tourné vers les jeunes générations. Cette plaque ne sera pas la seule dédiée à George Laport, par ailleurs défenseur de la nature et de l’environnement notamment au sein de l’Association de Défense de l’Ourthe. C’est ainsi, notamment, que l’on retrouve le nom de George Laport, associé à celui d’autres victimes de la Seconde Guerre mondiale, sur une plaque commémorative insérée dans le mur de la ferme de la rue de l’Entente. 

Sources 

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse
Benjamin STASSEN, La Fête des Arbres. L’Album du Centenaire. 100 ans de protection des arbres et des paysages à Esneux et en Wallonie (1905-2005), Liège, éd. Antoine Degive, 2005, p. 77, 130, 142, 211
Bulletin de l’Association de Défense de l’Ourthe et de ses affluents, avril-juin 1952, n°151, p. 80-81.
 

Plaque Georges Laport (Fraiture (-sur-Amblève)
© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam
Plaque Georges Laport (Fraiture (-sur-Amblève)

Adresse

Rue A Vi Tiyou 10
4140 Fraiture (-sur-Amblève)

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Paul Delforge
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Buste Auguste LANNOYE

© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam

Buste  à la mémoire d’Auguste Lannoye, réalisé par Victor Rousseau,vraisemblablement en août 1945.
 
Jusqu’en 2012, le long de l’avenue Auguste Lannoye, à l’entrée des bâtiments industriels de la papeterie, un buste rappelait que l’initiateur des activités du lieu était le même Auguste Lannoye qui avait donné son nom à l’avenue. Après des décennies de prospérité, la papeterie a fini par fermer ses portes et le site délaissé fait l’objet d’un important projet d’assainissement et de transformation, étant considéré comme site à réhabiliter par la Région wallonne (SAR). Dès l’été 2012, le processus de démolition des bâtiments industriels a été entamé et, au printemps 2015, il ne restait aucune trace des activités du passé. Avant les importants travaux, le buste d’Auguste Lannoye a quitté l’espace public wallon pour être mis à l’abri par l’entrepreneur, en attendant la fin du chantier.

C’est à Genval, initialement, qu’Auguste Lannoye (1874-1938), nanti d’un diplôme d’ingénieur civil, avait créé sa propre fabrique de papier. En inventant un système de broyeur de vieux papiers, « le triturateur Lannoye » (1907), il obtient très vite d’excellents résultats ; en 1911, est constituée la SA Papeteries de Genval et un second site est ouvert à Mont-Saint-Guibert. Il restera spécialisé dans la papeterie tandis que, dans l’Entre-deux-Guerres, la maison de Genval perfectionnera un brevet anglais et mettra sur le marché un produit révolutionnaire, le « Balatum », destiné à concurrencer le linoléum. Bourgmestre catholique de Genval (1926-1938), Auguste Lannoye soutiendra aussi l’initiative de son fils aîné, Jean, quand celui-ci transforme un journal catholique local, L’ouvrier, en un hebdomadaire paroissial, Dimanche, qui va tirer à plus de 100.000 exemplaires avant 1940. Après avoir assuré la prospérité de la région et lui avoir apporté des centaines d’emplois, la papeterie a fermé ses portes en 1980. L’important site laissera place à un ensemble de bâtiments commerciaux, à la suite d’une profonde reconversion industrielle qui ne laissera guère de traces de la période ancienne, hormis le buste de Lannoye, réalisé par Victor Rousseau, en 1939. L’initiative en revient au personnel et au Conseil d'administration de la papeterie. C’est par conséquent une double commande qu’exécute Victor Rousseau, puisqu’un autre buste de Lannoye, de facture différente, est installé aussi à Genval. Il est permis de supposer que l’inauguration a été réalisée en même temps, c’est-à-dire en août 1945.

En se tournant vers Victor Rousseau, les initiateurs du projet choisissent l’un des portraitistes les plus renommés du moment. L’artiste est alors au sommet de son art. Prix Godecharle 1890, Grand Prix de Rome 1911, Grand Prix des arts plastiques 1931, Prix des amis du Hainaut 1935, le sculpteur Victor Rousseau (1865-1954) ne donne plus le cours de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1901-1919) qu’il a dirigée deux fois, entre 1919 et 1922, puis entre 1931 et 1935. Représentant actif de l’art wallon dont on cherche à cerner la définition tout au long des premières années du XXe siècle, le « Grand » Victor Rousseau a derrière lui une œuvre considérable, « sculptée » sur de nombreux chantiers et composée de multiples commandes officielles ou œuvres personnelles : chantier pharaonique du Palais de Justice de Bruxelles dans les années 1880, décoration du Pont de Fragnée à Liège, cour d’honneur de l’ancien château de Mariemont (Vers la Vie), Memorial in Gratitude à Londres. C’est ce « sculpteur d’âmes », originaire de Feluy, qui fige Auguste Lannoye dans le bronze pour l’éternité (la fonte a été effectuée par la Compagnie des Bronzes, à Bruxelles) dès 1939. 

Sources 

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse (dont supplément Eco-Soir, 23 septembre 1994)
Renseignement communiqué par Mme Pinson, membre de l’echarp.bw (mai 2015), et par M. J-L. Son (novembre 2015).
Ginette KURGAN, Serge JAUMAIN, Valérie MONTENS, Dictionnaire des patrons en Belgique, Bruxelles, 1996, p. 416-417
François DE TROYER, Les papeteries de Genval, dans Les feuillets historiques, n° 10, Rixensart, 1998
Luc LANNOYE, Regards sur le passé. Auguste et Marie Lannoye-Stévenart, s.l.n.d., p. 61
Jean-Jacques HEIRWEGH, Patrons pour l’éternité, dans Serge JAUMAIN et Kenneth BERTRAMS (dir.), Patrons, gens d’affaires et banquiers. Hommages à Ginette Kurgan-van Hentenryk, Bruxelles, Le Livre Timperman, 2004, p. 435, 441
Éric MEUWISSEN, Auguste Lannoye, dans Nouvelle Biographie nationale, t. X, p. 256-258
Éric MEUWISSEN, Auguste Lannoye, dans Valmy FÉAUX (dir.), 100 Brabançons wallons au XXe siècle, Wavre, 1999, p. 120
Éric MEUWISSEN (texte) et Guy FOCANT (photos), Ces rivières qui ont façonné le Brabant wallon. Le patrimoine du roman pays de Brabant au fil de l’eau, Namur, IPW, 2013, p. 125
Richard DUPIERREUX, Victor Rousseau, Anvers, 1944, coll. Monographie de l’art belge
Marcel BOUGARD, Victor Rousseau. Sculpteur wallon, Charleroi, Institut Destrée, 1968, coll. Figures de Wallonie
Denise VANDEN EECKHOUDT, Jacques VAN LENNEP (dir.), La sculpture belge au 19e siècle, catalogue, t. 2, Artistes et Œuvres, Bruxelles, CGER, 1990, p. 539
Paul PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, t. II, p. 382

Adresse

Avenue Auguste Lannoye 13
1435 Mont-saint-Guibert

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Paul Delforge
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Monument Auguste LANNOYE

© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam

Monument Auguste Lannoye, réalisé par Victor Rousseau, 4 août 1945.

Au croisement des rues de Rixensart et Auguste Lannoye, à Genval, sur la place des Trois Tilleuls, une statue en bronze perpétue le souvenir d’un industriel qui modela le développement de l’entité. Self-made-man, Auguste Lannoye (1874-1938) – avec son diplôme d’ingénieur de l’Université catholique de Louvain en poche – crée, en 1904, sa propre fabrique de papier à Genval, à proximité de la gare. Par un appareillage de son invention : « le triturateur Lannoye » (1907), il lui donne un essor considérable. En 1911, la SA Papeteries de Genval connaît un tel succès qu’un deuxième site est ouvert à Mont-Saint-Guibert. Mais c’est après la Première Guerre mondiale que la société jusque-là spécialisée dans l’impression de papiers peints se lance dans une nouvelle production. 

À partir d’un brevet anglais perfectionné par la maison de Genval, un produit révolutionnaire, le « Balatum », est mis sur le marché pour concurrencer le linoléum. Certes, les débuts sont difficiles, mais finalement Lannoye parvient à diffuser son produit à l’échelle européenne, accroissant le site de production de Genval (en dépit d’un important incendie en 1936) et construisant des usines à l’étranger. 

Patron offrant de nombreux emplois, Lannoye exerce une indiscutable influence sur Genval dont il devient le bourgmestre de 1926 à 1938. Ne faisant aucun mystère de son engagement catholique (des crucifix pendent aux murs de ses usines), le maïeur fait notamment construire une école (Saint-Augustin), quelques maisons ouvrières et une église au style si particulier (Saint-Pierre), tandis que l’industriel subsidie des institutions chrétiennes et instaure un système propre « d’allocations familiales ». Par ailleurs, il soutient l’initiative de son fils aîné, Jean, lorsqu’il transforme un journal catholique local, L’ouvrier, en un hebdomadaire paroissial, Dimanche, qui va tirer à plus de 100.000 exemplaires avant 1940. 

À son décès, en 1938, il est immédiatement décidé d’honorer sa mémoire d’un monument dont la réalisation est confiée au renommé Victor Rousseau. Prévue initialement en 1939 (le buste porte d’ailleurs cette date), l’inauguration devra être reportée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C’est par conséquent une double commande qu’exécute Victor Rousseau, puisqu’un autre buste de Lannoye, de facture différente, est installé aussi à Mont-saint-Guibert.
 

Monument Auguste Lannoye
Monument Auguste Lannoye
© Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam

Reposant sur un large socle rectangulaire en calcaire bouchardé, le buste de Genval représente Lannoye à mi-corps, le bras gauche replié, et la main s’appuyant à hauteur de ceinture.

AUGUSTE LANNOYE
1874 – 1938
CREATEUR DES PAPETERIES DE GENVAL

Ce n’est évidemment pas le premier buste que réalise le sculpteur Victor Rousseau (1865-1954). L’artiste est alors au sommet de son art. Prix Godecharle 1890, Grand Prix de Rome 1911, Grand Prix des arts plastiques 1931,  Prix des amis du Hainaut 1935, il ne donne plus le cours de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1901-1919) qu’il a dirigée deux fois, entre 1919 et 1922, puis entre 1931 et 1935. Représentant actif de l’art wallon dont on cherche à cerner la définition tout au long des premières années du XXe siècle, le « Grand » Victor Rousseau a derrière lui une œuvre considérable, « sculptée » sur de nombreux chantiers et par de multiples commandes officielles ou œuvres personnelles : chantier pharaonique du Palais de Justice de Bruxelles dans les années 1880, décoration du Pont de Fragnée à Liège, cour d’honneur de l’ancien château de Mariemont (Vers la Vie), Memorial in Gratitude à Londres. C’est ce « sculpteur d’âmes », originaire de Feluy, qui fige Auguste Lannoye dans le bronze pour l’éternité (la fonte a été effectuée par la Compagnie des Bronzes, à Bruxelles) dès 1939. 

 

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse (dont supplément
Eco-Soir, 23 septembre 1994)
Renseignement communiqué par Mme Pinson, membre de l’echarp.bw (mai 2015)
Ginette KURGAN, Serge JAUMAIN, Valérie MONTENS, Dictionnaire des patrons en Belgique, Bruxelles, 1996, p. 416-417
François DE TROYER, Les papeteries de Genval, dans Les feuillets historiques, n° 10, Rixensart, 1998
Luc LANNOYE, Regards sur le passé. Auguste et Marie Lannoye-Stévenart, s.l.n.d., p. 61
Éric MEUWISSEN, Auguste Lannoye, dans Nouvelle Biographie nationale, t. X, p. 256-258
Éric MEUWISSEN, Auguste Lannoye, dans Valmy FÉAUX (dir.), 100 Brabançons wallons au XXe siècle, Wavre, 1999, p. 120
Jean-Jacques HEIRWEGH, Patrons pour l’éternité, dans Serge JAUMAIN et Kenneth BERTRAMS (dir.), Patrons, gens d’affaires et banquiers. Hommages à Ginette Kurgan-van Hentenryk, Bruxelles, Le Livre Timperman, 2004, p. 435, 441
Richard DUPIERREUX, Victor Rousseau, Anvers, 1944, coll. Monographie de l’art belge
Marcel BOUGARD, Victor Rousseau. Sculpteur wallon, Charleroi, Institut Destrée, 1968, coll. Figures de Wallonie
Denise VANDEN EECKHOUDT, Jacques VAN LENNEP (dir.), La sculpture belge au 19e siècle, catalogue, t. 2, Artistes et Œuvres, Bruxelles, CGER, 1990, p. 539
Paul PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, t. II, p. 382
 

Adresse

Place des Trois Tilleuls
1332 Genval

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Paul Delforge
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Tombe Jacques GEORGIN

© IPW

Les commentateurs rapides ou partiaux du conflit communautaire ont coutume d’écrire que celui-ci, au contraire de tant d’autres, n’a jamais fait de victimes, voire jamais occasionné de heurts violents. C’est oublier un peu vite ou occulter délibérément ce qu’ont subi les habitants francophones de Fourons dans les années 1970 lorsque les milices flamingantes alors tolérées par les Ministres de l’Intérieur successifs harcelaient régulièrement les Fouronnais sous l’oeil de gendarmes flamands complaisants sinon alliés, et surtout le destin tragique de Jacques Georgin à Bruxelles. 

Né en 1935, à Etterbeek, ce romaniste enseignant à l’Institut technique supérieur de l’État milita au sein de la section bruxelloise du MPW, puis au Front démocratique des Francophones (FDF) dès la création de celui-ci en 1965 et devint secrétaire de sa section de Laeken. 

Lors d’un affichage nocturne pendant la campagne pour les élections communales d’octobre 1970, des membres du Vlaamse Miltanten Orde (VMO), une des plus importantes organisations flamingantes néonazies, le rouèrent de coups le 11 septembre 1970 et Georgin mourut dans la nuit. 

Jacques Georgin fut inhumé dans le caveau familial au cimetière de Stavelot le 8 septembre suivant. L’Association wallonne des Anciens combattants ainsi que la Régionale verviétoise du Rassemblement wallon organisèrent des hommages sur sa tombe au cimetière de Stavelot. Un des meurtriers de Jacques Georgin (tous furent acquittés…) fut candidat sur les listes du Vlaamse Blok en 1994.

Adresse

Cimetière de Stavelot
4970 Stavelot

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Ancienne maternité provinciale de Namur

© Thierry Lanotte Architecture

Les anciens services du MET, aujourd’hui intégrés au nouveau Service public de Wallonie (SPW), ont transformé en profondeur de 2004 à 2007 les 8.350 m2 de l’ancienne maternité provinciale de Namur à Salzinnes (1954), où travailla le docteur Willy Peers (1924-1984), pour y implanter les éditions et l’imprimerie du SPW, ainsi que le département de la Géomatique du Secrétariat général.

Ne laissant du bâtiment existant que le squelette structurel constitué par les poutres et les colonnes, le projet du bureau Thierry Lanotte dégage en son centre un important atrium qui articule sur six niveaux toutes les circulations et les échanges fonctionnels des services. Au niveau inférieur, un restaurant et une cafétéria complètent la fonction d’accueil du lieu, fonction qui est par ailleurs amplifiée par la création d’une scénographie végétale et aquatique mise en espace par l’artiste Pierre Courtois. Les espaces de travail, greffés directement en étoile sur cet espace fédérateur central, se développent suivant une configuration horizontale plutôt que verticale. Une exigence particulière est mise sur le traitement des façades et des volumes extérieurs.

La fusion du MRW et du MET

L’achèvement du centre administratif de la Région wallonne à Salzinnes aura coïncidé avec le démarrage effectif, en 2007, du processus de fusion des deux ministères de la Région wallonne, le MRW (datant de 1981) et le MET (datant de 1989). Le Gouvernement régional adopta les grandes lignes de cette fusion en septembre 2007 et celle-ci devint opérationnelle moins d’un an plus tard, l’ensemble des neuf mille agents de la Région étant désormais regroupés sous une seule et même autorité, répartis en six « Directions générales opérationnelles » (DGO) assistées par deux « Directions générales transversales » d’appui.

Adresse

Chaussée de Charleroi 85
5000 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Ancienne imprimerie Vaillant-Carmanne

© IPW

Situé entre deux habitations et magasins également du xixe siècle repris dans le nouvel inventaire Patrimoine architectural et territoires de Wallonie (volume Liège, 2004, p. 302), cet édifice a vu, lui, son rez-de-chaussée profondément remanié au XXe siècle.
 

Couverture de la première édition de La Wallonie 

L’imprimerie H. Vaillant-Carmanne, fondée en 1838, poursuivit ses activités jusqu’à la fin du xxe siècle. Avant de s’installer place Saint-Michel, au pied de la rue Haute- Sauvenière, elle avait ses locaux dans le « Carré », au numéro 8 de la rue Saint-Adalbert et cette adresse fut aussi celle de la revue symboliste La Wallonie, imprimée par Vaillant-Carmanne, que fonda et dirigea de 1886 à 1892 le jeune poète liégeois Albert Mockel (1866-1945). « Événement rare : un poète de vingt ans invente le nom de son pays », écrira plus tard une autre grande figure du Mouvement wallon, Marcel Thiry.

C’est grâce à Albert Mockel et au titre de sa revue que le nom Wallonie devint d’usage courant. Dès cette année-là, par exemple, pour évoquer les terribles émeutes prolétariennes qui avaient secoué en mars 1886 le sillon industriel wallon en faisant plusieurs dizaines de morts, le leader socialiste César De Paepe écrivait que le mouvement s’était propagé à travers « toute la Wallonie, depuis la frontière prussienne jusqu’à Tournai ».

Si l’imprimerie Vaillant-Carmanne a fermé ses portes à la fin du XXe siècle, le nom et l’idée qu’elle a contribué à populariser sont plus que jamais vivants.

Adresse

rue Saint-Adalbert 8
4000 Liège

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Abbaye de Floreffe

© G. Focant - SPW Patrimoine

Entre 1102 et 1121, le comte de Namur Godefroid Ier rachète l’alleu de Floreffe afin de le réunir à son comté. À partir de cet instant, le sort de Floreffe est lié à celui des destinées namuroises : l’endroit devient ville et franchise et le comte accorde des libertés aux Floreffois. En 1121, il donne à saint Norbert une partie de ses droits et fait de Floreffe un centre religieux en lui permettant de fonder une abbaye. En même temps, la localité devient un des centres administratifs et économiques importants du comté de Namur ; située dans le baillage de Fleurus, elle devient le chef-lieu d’une mairie et possède une halle. Autour de l’abbaye, la ville devient aussi une position défensive et se trouve au centre de la politique stratégique du comte Henri l’Aveugle au milieu du XIIe siècle : le comte érige des murailles ponctuées de tours et portes. En 1289, le comte de Namur y détient les droits seigneuriaux fonciers et hautains dont la haute justice et y possède d’importants domaines. En 1672, la seigneurie hautaine et foncière est cédée par Charles II à l’abbé Guillaume de Jallet ; le monastère restera seigneur hautain jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. De l’enceinte de l’abbaye subsistent quelques murs du XVIIe siècle et cinq tours carrées.
Le site de l’abbaye de Floreffe est exceptionnel à plus d’un titre ; l’ensemble est construit sur une pointe rocheuse qui domine la Sambre. 

De l’abbaye médiévale subsistent l’église, la salle du chapitre, le cellier, l’infirmerie et le moulin-brasserie. Des Temps modernes, un ensemble d’autres bâtiments parmi lesquels les quartiers abbatiaux. L’ancienne abbatiale retient ici particulièrement notre attention de par sa richesse architecturale et de par son rôle politique d’importance : le sanctuaire est une des sépultures des comtes de Namur au Moyen Âge. Bordant le côté nord du périmètre abbatial, l’église a été érigée par l’abbé Gerland entre 1165 et 1188 ; de cette campagne subsistent la dernière travée de la nef, le transept avec le bas-côté occidental, les chapelles flanquant le chœur et la crypte. Les nefs gothiques sont achevées en 1250, le transept en 1552-1578.

Le chœur de l’abbatiale de Floreffe avec, à droite, un monument funéraire. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine
Le chœur de l’abbatiale de Floreffe avec, à droite, un monument funéraire
Photo G. Focant © SPW-Patrimoine

La grosse tour, construite au même moment, est achevée en 1563 comme l’atteste un millésime et un blason aux armes du comté de Namur présents sur la face sud. L’ensemble est coiffé d’une flèche baroque au XVIIe siècle. La superbe façade en briques et pierre bleue qui mélange l’esprit baroque et le style Louis XIV est construite sous l’abbatiat de Charles Dartevelle (1737-1756) ; l’intérieur sera pour sa part remodelé par Laurent-Benoît Dewez entre 1770 et 1775. Le chœur de l’abbatiale est encore orné de deux sépultures de comtes de Namur, reconstruits sous les travaux de décoration menés par Dewez. Du côté nord se trouve la tombe du comte de Namur Godefroid et de son épouse Ermesinde. Ce comte, né en 1067 et ayant régné entre 1102 et 1139, est à l’origine de la fondation de l’abbaye. Devenu comte de Namur, il répudia son épouse et se remaria en 1109 avec Ermesinde, fille de Conrad Ier, comte de Luxembourg, avec qui il aura cinq enfants. Il était également le frère du prince-évêque de Liège Frédéric de Namur (1119-1121). Avec son épouse Ermesinde de Luxembourg, ils reçurent à titre de fondateur de l’abbaye leur sépulture dans l’église, devant le grand autel. Cette tombe ancienne, avant d’être déplacée dans le nouveau chœur en 1642, disparut lors des transformations apportées en 1770-1775. Elle fut remplacée par le monument que nous connaissons encore aujourd’hui, conçu en harmonie avec le nouveau décor et comme élément de la composition de l’habillage architectural. 

Le blason du comté de Namur sur la tour de l’abbatiale de Floreffe. Photo de 1992 © KIK-IRPA, Bruxelles
Le blason du comté de Namur sur la tour de l’abbatiale de Floreffe
Photo de 1992 © KIK-IRPA, Bruxelles

Le monument est résolument de son temps et comporte une riche décoration : un sarcophage, une tête de mort, une colonne et un pot-à-feu, assemblés avec draperie et fronton. Du côté sud, une composition analogue abrite la sépulture du comte de Namur Henri l’Aveugle et de son épouse Anne de Gueldre. Successeur de Godefroid et né en 1112, il règne sur le comté de Namur et le comté de Luxembourg, hérité de sa mère, entre 1139 et 1196. Une grave maladie lui fera perdre la vue en 1182, ce qui lui vaudra son surnom. L’histoire de ce monument est analogue au précédent, seule la composition est différente : sarcophage convexe, médaillon portant les armes du comté de Namur porté par deux angelots, tenture suspendue à une couronne et placée devant un obélisque.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Ancienne chapelle des Capucins

© Photo de 1979 © KIK-IRPA, Bruxelles

La chapelle de l’actuel collège Saint-Remacle conserve la mention de quatre princes-abbés. 

Cette ancienne chapelle des Capucins, dédiée à la Vierge, saint Antoine de Padoue et saint François, a été construite en 1659. Elle fut un des rares bâtiments stavelotains à avoir échappé à l’incendie de la localité en 1689. 

Située au fond d’une courette bordée d’arbres, la chapelle est élevée en briques et calcaire et possède une nef unique. 

À l’intérieur se trouve le monument funéraire de Jean Gilson, révérend et conseiller de plusieurs princes-abbés. Daté de 1767, le monument est construit en marbre noir et blanc et porte l’inscription suivante en son centre : « Icy repose le Révérend Seigneur Jean Gilson prêtre bénéficier de Marchienne-au-Pont. Recteur du cantuaire de Warnant, secrétaire et receveur général des Princes Nicolas de Massin, Dieudoné de Drion et Joseph de Nollet et Alexandre de Delmotte, décédé le 30 octobre 1767 ».

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Ancienne Bourse de commerce de Namur

De style néo-Renaissance, la Bourse de commerce a été édifiée à partir de 1932 en briques et calcaire selon les plans de l’architecte E. Dickschen, d’après un avant-projet d’E. Frankinet. Elle fut inaugurée en 1934. Plusieurs bâtiments de la place d’Armes avaient été détruits au cours des bombardements de la Première Guerre mondiale et le nouveau bâtiment avait été édifié grâce aux réparations de guerre versées par l’Allemagne.

À l’arrière du bâtiment subsiste une ancienne tour d’enceinte, la tour Saint-Jacques, devenue beffroi de la ville de Namur, et, à ce titre, aujourd’hui, classée au patrimoine mondial de l’Unesco avec les autres beffrois wallons. Complètement restructurée voici peu suivant les plans de l’architecte Marc Jortay, la Bourse de commerce accueille actuellement un centre de Congrès ultra moderne après avoir abrité longtemps le Parlement wallon.

 

1961, 1968 : les Congrès constitutifs du MPW et du RW

Fondé dans la foulée des grandes grèves de l’hiver 1960-1961 contre la loi unique, le Mouvement populaire wallon regroupe essentiellement des syndicalistes de gauche, à l’initiative d’André Renard. Ayant pour objectif le fédéralisme, le succès du mouvement est rapide et de nombreuses régionales sont fondées suite à l’annonce officielle de sa création, faite à Namur le 27 mars 1961. Présidé par André Renard, le premier Congrès du MPW regroupe près d’un millier de personnes à la Bourse de commerce les 18 et 19 novembre 1961.

Moins de sept ans plus tard, la crise linguistique et la radicalisation du Mouvement wallon débouchent sur une autre étape parmi les plus fondamentales de l’histoire du Mouvement wallon avec le Congrès constitutif, le 9 juin 1968, du Rassemblement wallon qui regroupe plusieurs partis fédéralistes sous l’impulsion de son premier président François Perin. Le RW prendra rapidement de l’importance sur la scène politique francophone (en obtenant jusqu’à 20 % des suffrages en 1971) et jouera un rôle essentiel d’aiguillon et de propositions constructives dans la réforme de l’État de 1970 et dans la régionalisation préparatoire de 1974.

 

Séance du Conseil régional wallon à l'ancienne Bourse de commerce 
© ASBL Archives photographiques namuroises

1981 : le premier siège du Conseil régional wallon

L’ancienne Bourse de commerce fut également et surtout le siège du Conseil régional wallon avant son installation au Saint-Gilles. D’octobre 1980 à l’automne 1981, le CRW avait siégé dans la grande salle de l’hôtel Sofitel de Wépion, louée à cette fin par la Ville de Namur, qui mit ensuite les locaux de la Bourse à la disposition du Conseil. Celui-ci regroupait initialement tous les députés et sénateurs élus en Wallonie et il ne disposa d’une composition propre et d’élus distincts des élus fédéraux qu’à partir des élections de juin 1995, les premières du genre. Le parlement de la Région wallonne siégea à la Bourse de commerce du 23 décembre 1981 jusqu’à l’inauguration du Saint-Gilles en septembre 1998, sous la présidence d’André Cools (1981-1985), de Charles Poswick (1985-1988), de Willy Burgeon (1988-1995), de Guy Spitaels (1995-1997) et d’Yvan Biefnot (1997-1999), outre un bref intérim de trois mois de Valmy Féaux de février à mai 1988.

 

La salle de séances du Conseil régional wallon 
© ASBL Archives photographiques namuroises

Le tableau de cette législature ne serait pas complet sans un mot sur l’ambiance différente qui régnait entre les parlementaires wallons, bien moins compassée qu’au parlement fédéral. Contacts humains directs, simplicité, cordialité, y compris avec les ministres : on y apprenait différemment le débat démocratique bien plus en terme de discussion que d’affrontement. On y nouait aussi des amitiés et je ne peux pas ne pas évoquer avec tendresse Henri Mordant dont les qualités humaines et la grande culture m’avaient d’emblée séduit. Témoignage de José Daras, in L’Aventure régionale, p. 308. 

Adresse

Places d’Armes
5000 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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