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Buste Jules DESTREE

© IPW

Situé sur la Grand-Place de Marcinelle et adossé à un muret derrière l’église romane Saint-Martin, un petit monument à Jules Destrée a été le lieu de commémorations liées au Mouvement wallon, à l’initiative de la commune de Marcinelle, à partir de 1950. Composé d’un élément principal en pierre, le monument comporte une colonne sur laquelle est placé un buste en bronze de Jules Destrée au visage expressif, oeuvre du sculpteur et graveur bruxellois Armand Bonnetain (1883-1973). Un autre exemplaire de ce buste, en pierre, se trouve au palais des Académies à Bruxelles et un troisième, en bronze lui aussi, est installé dans un des halls du palais de Justice de Bruxelles.

Adresse

Grand-Place de Marcinelle
6001 Charleroi

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Buste PLISNIER Charles

© IPW

Le parc érigé sur les vestiges de l’ancien château fort des comtes de Hainaut abrite notamment un buste de l’écrivain montois Charles Plisnier (Ghlin, 1896 – Ixelles, 1952), qui adhéra très tôt au Mouvement wallon et y défendit avec éloquence - notamment au Congrès de Liège de 1945 – la thèse réunioniste (profrançaise) ou, à défaut, fédéraliste. À sa mort, Marcel Thiry avait salué la mémoire du « champion le plus prestigieux de la Wallonie depuis Jules Destrée ».

Plisnier avait été, en 1937, le premier écrivain non français à recevoir le prix Goncourt et il fut sérieusement proposé pour le prix Nobel de littérature en 1951. Le 8 mars 1997, la commune de Lasnes (Brabant wallon) a inauguré une plaque commémorative sur la maison où l’auteur résida de 1935 à 1937 à Ohain. Enterré au cimetière de Mons, Plisnier a également un buste en son honneur au parc Jacques Franck à Saint-Gilles (Région bruxelloise), oeuvre de l’ancienne danseuse Akarova (Marguerite Akarin, 1904-1999), buste dont un double se trouve depuis 1957 à Woluwé-Saint-Lambert à l’intersection des avenues des Géraniums et des Camélias.

Adresse

Parc du Château
7000 Mons

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Boulet de canon français à Auvelais

Le moulage d’un boulet de la bataille de Fleurus est entouré de l’inscription «24 juin 1794», gravée dans la pierre.

Adresse

rue du Pont à Biesmes
5060 Auvelais

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Statue Jehan LE BEL

© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam

Statue de Jehan Le Bel, réalisée par Alphonse de Tombay, entre 1881 et 1884.

Au milieu du XIXe siècle, afin de doter l’institution provinciale de Liège d’un bâtiment digne de ce niveau de pouvoir, d’importants travaux sont entrepris autour de l’ancien palais des princes-évêques. Propriétaire des lieux (1844), l’État belge retient le projet du jeune architecte Jean-Charles Delsaux (1850) et lui confie la mission de réaliser la toute nouvelle aile, en style néo-gothique, sur le côté occidental du Palais. Face à la place Notger, Delsaux (1821-1893) achève l’essentiel du chantier en 1853, mais des raisons financières l’empêchent de réaliser la décoration historiée qu’il a prévue pour la façade du nouveau palais provincial. Vingt-cinq ans plus tard, le gouverneur Jean-Charles de Luesemans prend l’avis d’une commission pour déterminer les sujets et les personnes les plus dignes d’illustrer le passé de « la Nation liégeoise ». Placés sous la responsabilité de l’architecte Lambert Noppius (1827-1889), une douzaine de sculpteurs vont travailler d’arrache-pied, de 1877 à 1884, pour réaliser 42 statues et 79 bas-reliefs qui racontent l’histoire de Liège.

Parmi les 42 personnages illustres, Jehan Le Bel (Liège circa 1290 – 1370) ne pouvait être oublié en cette seconde moitié du XIXe siècle dans la mesure où Les Vraies Chroniques de Messire Jehan le Bel venaient tout juste d’être retrouvées (1861). De plus, ce texte oublié pendant un demi-millénaire venait d’être publié par l’historien liégeois Mathieu Polain (1863). En retenant Jehan Le Bel, que le grand Froissart lui-même reconnaissait comme son maître, la Commission ne s’était pas trompée. Par la suite, Henri Pirenne reconnaîtra en Jehan Le Bel le premier grand prosateur du XIVe siècle.

Patricien ayant grandi dans une famille liégeoise aisée, chanoine de Saint-Lambert, amoureux du luxe, Le Bel devient un familier de Jean de Beaumont, le fils cadet du comte de Hainaut. Il s’intéresse en particulier à la destinée de Philippa, l’épouse wallonne du roi Édouard III d’Angleterre. Vers 1326-1327, Jehan Le Bel aurait guerroyé du côté de l’Écosse et c’est de cette époque que remonterait le début de la chronique qu’il dédie à Jean de Beaumont. Écrite en français (et non en latin), elle s’étend jusqu’en 1361 et se révèle un exposé remarquable sur les origines de la Guerre de Cent Ans. Lassé des épopées rimées qui vantent sans retenue les exploits des « grands » de ce monde, Jehan Le Bel entreprend d’écrire, avec sobriété et précision, un petit livre destiné aux gens raisonnables, et consacré au règne d’Édouard III. Il y ajoute des considérations personnelles sur l’état du monde, du moins sur une partie de celui-ci. Jehan Le Bel limite en effet son sujet au territoire des provinces wallonnes (y compris le nord de la France) et à une partie de la Grande-Bretagne. Il en ressort un modèle du genre que Froissart est le premier à saluer. Si ses chroniques ont (peut-être partiellement) traversé le temps, il n’en est pas de même de poèmes que certains de ses contemporains lui attribuent.

La statue de Jehan Le Bel est l’un des six personnages illustrés par Alphonse de Tombay (Liège 1843 – Bruxelles 1918). Et force est de constater que le « chevalier » a été privilégié au « chroniqueur ». Coincé dans son armure et appuyant la main gauche sur une haute épée, Le Bel n’a pas droit au même traitement qu’un Jean D’Outremeuse qui tient un livre entre ses mains, tandis qu’un autre gît à ses pieds. La statue de Jehan Le Bel trouve place sur la partie inférieure de la façade occidentale, à l’intersection entre celle-ci et le marteau gauche, sur la colonne de droite : le chevalier est placé à la droite de son « confrère », le chroniqueur Jean d’Outremeuse qui est aussi une statue réalisée par de Tombay. 

Fils et petit-fils de sculpteurs liégeois, en plus de son apprentissage dans l’atelier paternel, il a fréquenté l’Académie de Liège où il a reçu notamment les conseils de Prosper Drion. Ami de Léon Mignon, de Tombay a bénéficié comme lui d’une bourse de la Fondation Darchis. Il vient de séjourner plusieurs mois à Rome (1874-1878) quand il est engagé à Liège, sur le chantier de décoration du Palais provincial. Répondant à plusieurs commandes officielles dont un buste de Charles Rogier (1880) à Bruxelles qui aura beaucoup de succès, de Tombay signe à Liège six statues et trois bas-reliefs évoquant des scènes historiques (L'exécution de Guillaume de la Marck, La mort de Louis de Bourbon, L'octroi de la Paix de Fexhe). Exposant ses propres œuvres tout en répondant à de nombreuses commandes officielles à Bruxelles (Jardin botanique, Parc du Cinquantenaire) comme à Paris (Arc de Triomphe), il devient professeur à l’Académie de Saint-Gilles, avant d’en assurer la direction (1902). 

Sources 

Julie GODINAS, Le palais de Liège, Namur, Institut du Patrimoine wallon, 2008, p. 82
http://www.chokier.com/FILES/PALAIS/PalaisDeLiege-Masy.html
Hugo LETTENS, dans Jacques VAN LENNEP (dir.), La sculpture belge au 19e siècle, catalogue, t. 2, Artistes et Œuvres, Bruxelles, CGER, 1990, p. 350-351
Paul PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, t. I, p. 457-458
Serge ALEXANDRE, Musée en plein air du Sart Tilman, Art&Fact asbl, Parcours d’art public. Ville de Liège, Liège, échevinat de l’Environnement et Musée en plein air du Sart Tilman, 1996
Henri PIRENNE, dans Biographie nationale, t. 11, col. 518-525
Marguerite DEVIGNE, Alphonse de Tombay, dans Biographie nationale, t. 25, col. 415-416
Freddy JORIS, Natalie ARCHAMBEAU (dir.), Wallonie. Atouts et références d’une région, Namur, 1995
La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. I, p. 146, 177-179
 

Statue de Jehan Le Bel
© Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée - Sofam
Statue de Jehan Le Bel

Adresse

Façade du Palais provincial
Face à la place Notger
4000 Liège

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Paul Delforge
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Immeuble, rue Van Opré n° 97

© IPW

Immeuble de bureaux sans recherche architecturale particulière, tel qu’il s’en est construit beaucoup à Jambes autour de la place Joséphine-Charlotte, au tournant des années 1970 et 1980.

1984 : le premier cabinet ministériel à Namur

Aussi longtemps que le pouvoir exécutif wallon encore embryonnaire fut composé de membres de Gouvernement central (Comité ministériel des Affaires wallonnes présidé par Alfred Califice de 1974 à 1977 ; premiers Exécutifs régionaux présidés par Jean-Maurice Dehousse d’avril 1979 à décembre 1981), ceux-ci siégeaient par la force des choses à Bruxelles. C’est le pouvoir exécutif autonome (mais alors obligatoirement composé à la proportionnelle) qui décida le 27 octobre 1982 d’installer à Namur, au plus tard en 1985, les cabinets ministériels wallons et les administrations régionales. L’Exécutif fut présidé par le même Jean-Maurice Dehousse d’octobre 1982 à décembre 1985 après neuf mois de présidence du libéral André Damseaux (de janvier à octobre 1982).

Malgré cette décision de principe, l’Exécutif wallon resta entièrement localisé à Bruxelles durant encore deux ans, seules ses réunions budgétaires étant organisées au château de La Hulpe.

Valmy FEAUX © Collection privée

Le ministre socialiste de l’Environnement, Valmy Féaux, fut le premier à installer son cabinet ministériel à Namur, au 97 de la rue Van Opré, sur deux plateaux que Cockerill Sambre venait de libérer dans un immeuble proche de la place Joséphine-Charlotte et des premiers bureaux de la SRIW (Société régionale d’Investissement de Wallonie). L’installation du cabinet à Namur eut lieu en décembre 1984. C’est dans un bâtiment annexe à peine terminé au coin de la rue Van Opré et de la rue Kefer (aujourd’hui occupé par des services de l’Inspection de l’Enseignement de la Communauté française), destiné à une des cellules du cabinet, qu’eut lieu le 13 mars 1985 la première réunion à Namur de l’Exécutif régional wallon. Son président, Jean-Maurice Dehousse, installa à son tour son cabinet dans la capitale wallonne en septembre suivant (avenue Prince de Liège, de l’autre côté de la place Joséphine-Charlotte), mais pour trois mois seulement.

Fin 1985, le premier Exécutif composé selon les règles normales du jeu démocratique (majorité sociale-chrétienne-libérale et opposition socialiste et écologiste), présidé par le social-chrétien Melchior Wathelet, décidait, en effet, de réinstaller à Bruxelles la totalité des cabinets ministériels wallons. Valmy Féaux quitta Namur le 9 décembre, non sans avoir planté un tilleul « commémoratif » sur l’esplanade faisant face à ses locaux. Ceux-ci sont toujours occupés aujourd’hui par divers services administratifs de la Région.

Dans le prolongement du no 97 de la rue Van Opré, mais situé place Joséphine-Charlotte, no 2, un nouvel immeuble de neuf étages (dont la construction avait été entamée en 2004) accueille depuis le 15 décembre 2008 les services du Secrétariat général du SPW (Service public de Wallonie).

Au sein de l’Exécutif, le débat est vif. Un clivage fort sépare ceux qui pensent qu’il faut rester à Bruxelles à proximité des grands centres de décision, là où se trouve l’administration (essentiellement les ministres libéraux et social-chrétien) et ceux qui, au contraire, plaident pour une installation – même si elle doit s’échelonner – sur le territoire wallon, à Namur, ville choisie pour accueillir les institutions politiques de la Région wallonne et où se trouve déjà depuis fin 1980 le Conseil régional wallon, aujourd’hui appelé Parlement wallon (essentiellement les ministres socialistes). Derrière ce clivage se profile surtout un désaccord profond entre partisans et adversaires de la fusion de la Communauté française et de la Région wallonne. En attendant, chacun s’installe – les uns dans une perspective définitive, les autres provisoire – à Bruxelles dans des locaux proposés par des sociétés immobilières. Témoignage de Valmy Féaux, in L’Aventure régionale, p. 94-95.

" Cet hiver-là, la Meuse charriait de gros blocs de glace sous le pont des Ardennes. En certains endroits, il était même possible de traverser le fleuve à pied. Il faut dire que depuis le lendemain de Noël – nous sommes en 1984 – la température à Namur est largement, et de façon continue, négative… atteignant même début janvier une pointe de -20 degrés. C’est pendant cette période hivernale, aux conditions climatiques exceptionnelles, que les premiers collaborateurs du cabinet du Ministre de la Région wallonne pour l’eau, l’environnement et la vie rurale emménagent à Namur – plus exactement à Jambes, à deux pas du pont des Ardennes… balayé par un fort vent polaire. Il fallait voir arriver ces pionniers ! Emmitouflés dans leurs anoraks et leurs pelisses, leurs visages à moitié dissimulés derrière une écharpe, le bout du nez perlé de gel, ils semblaient émerger de la toundra. En arrivant devant le grand bâtiment blanc de la rue Van Opré, appelé à abriter le cabinet du Ministre, ils éprouvaient un vif soulagement… tout en esquissant un sourire plutôt narquois. La carte de voeux du Ministre cette année-là ne reprenait- elle pas en exergue – ô ironie ! – un vers de Georges Brassens : « Il suffit de passer le pont ; c’est tout de suite l’aventure ». Eh oui, quelle aventure ! Ils s’en souviennent encore aujourd’hui, ces vaillants éclaireurs de la présence ministérielle en terre namuroise." Témoignage de Valmy Féaux, in L’Aventure régionale, p. 93.

"Notre Exécutif lui-même se cherchait encore, géographiquement parlant. Il siégeait au boulevard de l’Empereur, à Bruxelles, mais il se réunissait au château de La Hulpe quand il s’agissait de discuter du Budget. Nous n’en étions pas encore, loin s’en faut, à imaginer de faire de Namur le centre géographique et politique de la Wallonie qui se composait politiquement".  Témoignage de Jacqueline Mayence, in L’Aventure régionale, p. 80. 

Adresse

Rue Van Opré 97 
5100 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Immeuble, rue Van Opré n° 89

© C. Bailleux - DPat - SPW

Petit immeuble de bureaux de trois niveaux construit fin 1984 à l’angle des rues Van Opré et Kefer, dont l’entrée se situe d’ailleurs dans cette dernière.

La première réunion d’un Exécutif régional à Namur

Le troisième Exécutif de la Région wallonne (juin 1983 – décembre 1985) De gauche à droite et de haut en bas : Philippe Busquin, Jean-Maurice Dehousse, André Damseaux, Valmy Féaux, Jacqueline Mayence et Melchior Wathelet © Collection privée

Abritant aujourd’hui des services de la Communauté française (Allocations d’études et Protection judiciaire), cet immeuble fut édifié à la demande du cabinet du Ministre Valmy Féaux qui venait de s’installer à Namur, pour y loger sa cellule « Emploi ». C’est là qu’eut lieu le 13 mars 1985 la première réunion de l’Exécutif régional en territoire wallon. De 1988 à 1992, la cellule « Implantations » du cabinet du Ministre-Président Bernard Anselme (installé rue Kefer) occupa les lieux.

"L’installation de mon cabinet à Namur m’astreignit à de fréquentes navettes vers Bruxelles où restaient localisés les autres Ministres de la Région wallonne. Les réunions de l’Exécutif se tenaient chez le Ministre-Président au boulevard de l’Empereur tous les mercredis. J’obtins quand même que l’Exécutif se réunisse quelques fois à Namur. La première réunion de l’Exécutif à Namur eut lieu le mercredi 13 mars 1985 dans les locaux fraîchement terminés – l’eau sourdait encore des murs – du bâtiment annexe destiné à la cellule « emploi ». La presse salua cette réunion comme un événement historique : des Ministres wallons qui pour la première fois tenaient leur réunion à Namur". Témoignage de Valmy Féaux, in L’Aventure régionale, p. 97. 

Adresse

Rue Van Opré 89
5100 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Pavé sacré à Louvain-la-Neuve

© SPW - G. Focant 

Un clin d'œil de l'histoire wallonne

Les auditoires Sainte-Barbe furent, en 1972, les premiers inaugurés à Louvain-la-Neuve, dans la nouvelle ville universitaire conçue suivant un schéma et un esprit totalement neufs par le professeur Raymond Lemaire (l921-1997), jusqu’alors connu comme spécialiste de la protection des villes traditionnelles et des monuments.

Trente-six ans plus tard, la première ville nouvelle construite en Wallonie (depuis la place forte de Charleroi en 1666) pour et autour de l’Université catholique compte près de 19.000 habitants, dont désormais une majorité non étudiante.

Avec l’affaire des Fourons, celle de Louvain, au milieu des années 1960 également, contribua puissamment à l’évolution du sentiment wallon lorsque les étudiants flamands, après des mois de vives manifestations anti-wallonnes, à connotation parfois racistes, obtinrent de la hiérarchie de l’Église catholique belge l’expulsion, hors de Leuven, des sections francophones de l’Université catholique jusque-là bilingue. 

Aujourd’hui, l’incontournable réussite de ce pari urbanistique en Wallonie tend à occulter les origines peu glorieuses de celui-ci, or la crise de Louvain fut une étape importante – et logique – dans la prise de conscience menant à une première réforme de l’État jusque-là encore unitaire.

Plutôt que la première pierre posée par le roi Baudouin en février 1971, nous retiendrons, comme symbole de cette étape, le « pavé sacré », fruit d’un canular estudiantin tournant en dérision l’expulsion flamande. 

L’année universitaire 1972-1973 débutait le 2 octobre et était la première où des étudiants (ingénieurs) se retrouvaient à Louvain-la-Neuve. Ils y inauguraient les auditoires Sainte-Barbe parmi la boue des chantiers. Ils décidèrent de marquer l’événement en allant prélever un pavé de la place du Vieux-Marché à Leuven et, en se relayant, le transplantèrent dans l’unique espace public existant à Louvain-la-Neuve, la place Sainte- Barbe, le 12 octobre 1972. Il s’y trouve toujours, tache plus sombre mais anonyme au milieu des autres pavés.

Le transport du pavé © UCL

 

Pose du « Pavé sacré » par Monsieur André Vander Vorst, doyen de la faculté des Sciences appliquées © UCL

Adresse

Place Sainte-Barbe
1348 Louvain-la-Neuve

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Avouerie d'Anthisnes

© IPW

L’ancienne avouerie d’Anthisnes est aujourd’hui devenu le  lieu de conservation de plusieurs dalles funéraires provenant de l’ancienne église Saint-Maximin. 

Dressée contre la façade, la dalle de Barbara Counotte évoque elle aussi la mémoire du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière. L’inscription fait en effet référence à l’époux de la défunte : « épouse de messire Baptiste de Nuvolara, maïeur de la Cour féodale de son altesse de Liège (…) ». La dalle funéraire se situe sur le territoire de la principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Athénée royal François Bovesse

© Ville de Namur

À gauche de l'église Saint-Loup se trouve un élégant bâtiment construit par les Jésuites avec l'aide des États du comté de Namur et des échevins de la ville dans la première moitié du XVIIe siècle. Après la suppression de la compagnie de Jésus en 1773, l'église est érigée en paroisse et les bâtiments conventuels connaissent quelques vicissitudes. Ce très bel ensemble traditionnel en brique et pierre bleue est formé par un bâtiment en L et par une aile basse côté rue, délimitant une cour intérieure rectangulaire divisée en deux par une galerie. D'autres bâtiments des XVIIIe, XIXe et XXe siècles délimitent une troisième cour.

Après la suppression des Jésuites, les bâtiments du collège sont réaffectés pour y installer un des collèges royaux créés par l'impératrice Marie-Thérèse. Le « collège royal des Humanités » est organisé par l'État et fonctionne jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Sous le régime français, comme d'autres anciens collèges des départements réunis, celui de Namur est réaffecté dans le but d'y installer l'école centrale du département de Sambre-et-Meuse. Comme dans les autres établissements du même genre, les matières sont professées le plus souvent par d'anciens religieux, Jésuites ou Augustins. D'existence relativement courte, elle fonctionne à partir de 1798 et est supprimée en 1802, sur décision du Premier Consul. La municipalité de Namur reprend les bâtiments en charge dans le but d'y créer un collège communal, en fonction dans les bâtiments du collège entre 1803 et 1816. Actuellement, l'édifice n'a pas changé de vocation et abrite l'athénée royal François Bovesse.

 

François Bovesse au Ministère de la justice

L'athénée François Bovesse porte le nom du grand homme politique, Résistant et militant wallon. Né en 1890, François Bovesse se montre sensible à la question wallonne dès avant la Première Guerre mondiale et n’aura de cesse de défendre et de promouvoir la Wallonie. A l’initiative de la création des fêtes de Wallonie à Namur, en 1923, il assigne à cet événement populaire le double objectif d’affermir une conscience collective chez les Wallons et de rappeler leurs revendications de l’Entre-deux-guerres, comme le maintien de l’alliance militaire avec la France, le refus de l’amnistie des collaborateurs de 14-18 et le combat contre les fascismes.

 

François Bovesse
© Province de Liège – Musée de la Vie wallonne - FHMW

Figure emblématique de la résistance à l’occupant, il est assassiné par les rexistes le 1er février 1944. Malgré l’interdiction de l’ennemi, la population assiste en masse à son enterrement, manifestant son admiration pour l’homme et ses valeurs. Ministre et député à de multiples reprises, il milite en faveur de l’unilinguisme régional, du respect de l’identité wallonne et d’une meilleure prise en compte des intérêts wallons. Nommé Gouverneur de la Province en 1937, il organise le ravitaillement des réfugiés lors de l’invasion de 1940, l’amnistie des collaborateurs de 14-18 et le combat contre les fascismes.

François Bovesse fut élevé au rang de Commandeur du Mérite wallon en 2012.

Adresse

Rue du Collège 8
5000 Namur

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Athénée Léonie de Waha

© Province de Liège-Musée de la Vie wallonne

L'athénée Léonie de Waha porte le nom d’une grande pédagogue, par ailleurs promotrice pionnière de la conscience wallonne.

Issue d’une illustre famille liégeoise – son aïeul de Chestret a participé à la révolution de 1789 comme bourgmestre de Liège – elle consacre sa vie à la collectivité et s’investit dans l’éducation des jeunes filles. C’est ainsi qu’en plus de patronner de très nombreuses œuvres caritatives, elle crée, en 1868, l’Institut supérieur de Demoiselles.

Parallèlement à cette action émancipatrice pour les femmes, elle s’investit dans le Mouvement wallon du début du XXe siècle. Le 28 octobre 1912, elle fonde l’Union des Femmes de Wallonie, avec pour ambition de stimuler, chez celles-ci, une conscience politique wallonne.

En 1913, lors des débats conduisant à l’adoption du drapeau wallon, elle plaide, avec d’autres, pour qu’il reprenne les couleurs liégeoises, à savoir le jaune et le rouge, contribuant ainsi à fixer l’emblème officiel d’une Wallonie pour laquelle elle n’a cessé de se battre. Elle est aussi à l’initiative du choix de la gaillarde comme emblème floral de sa patrie wallonne.

Léonie de Waha fut élevée, à titre posthume, au rang d’Officier du Mérite wallon en 2012.

Adresse

Boulevard d’Avroy 96
4000 Liège

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