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Tombe Freddy TERWAGNE

© G. Focant - SPW

La sépulture de Terwagne au cimetière d’Amay comporte un monument réalisé par le sculpteur liégeois Marceau Gillard (1904-1987), qui fut installé en présence de dix-huit Ministres ou anciens Ministres deux ans après l’inhumation de Terwagne. Il représente un homme assis, le bras posé sur les genoux. Le 14 février 1981, le cimetière fut le cadre d’une cérémonie d’hommage à l’occasion des dix ans de la mort de Freddy Terwagne en présence du roi Baudouin.

Freddy Terwagne. Né en 1925, il s’engage dans la Résistance dès septembre 1942. Il s’y distingue au point de devenir officier de l’Armée secrète et de recevoir la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance.

Freddy Terwagne
 © Institut Emile Vandervelde 

Sensibilisé à la question wallonne au sortir du conflit, il devient député du Parti ouvrier belge. Très actif lors des grèves de l’hiver 1960, il figure parmi les membres fondateurs du Mouvement Populaire Wallon conduit par André Renard. En 1962, il refuse de voter la fixation de la frontière linguistique qui annexe les Fourons à la Flandre. Il soutient, l’année suivante, le pétitionnement wallon en faveur du fédéralisme.

Ministre des Relations communautaires en 1968, il joue un rôle clef dans l’inscription des Régions, donc de la Wallonie, dans la Constitution. Il fait ainsi progresser de manière décisive le fédéralisme que les Wallons revendiquent de longue date. Freddy Terwagne décède brutalement le 15 février 1971, peu après son accession au maïorat d’Amay.

En 1991, le Ministre-Président Guy Spitaels rendra, ici-même, un vibrant hommage à son action pionnière et déterminante en faveur de l’autonomie wallonne. Freddy Terwagne fut élevé au rang de Commandeur du Mérite wallon, en 2012.

Adresse

Rue Pirka
4540 Amay

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Tombe François VAN BELLE

© IPW

Né à Tilleur en 1881, Van Belle, militant et élu socialiste (il sera député de 1919 à 1958 et bourgmestre de Tilleur de 1921 à sa mort en 1966!), participe aux Congrès wallons de 1905 et 1912, préside la Concentration wallonne de 1931 à 1937, est le premier président de la Wallonie libre clandestine et, enfin, un des moteurs du Congrès national wallon de 1945. 

Sa tombe, installée dans les premières allées du nouveau cimetière de Tilleur, est un monument familial d’une grande simplicité, portant une plaque offerte par la commune. Elle fut fleurie en 1981 à l’occasion du centenaire de la naissance de Van Belle, mais aussi à l’occasion du cinquantième anniversaire du Congrès national wallon en 1995.

Adresse

Nouveau cimetière de Tilleur
Rue Malgarny
4420 Saint-Nicolas

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Tombe Fernand MASSART

© IPW

Fernand Massart (1918-1997), résistant au sein de la « Wallonne libre » clandestine, membre actif du Mouvement populaire wallon au début des années 1960, fut le seul parlementaire à démissionner du PSB en 1963 en raison de l’hostilité et des entraves mises par la direction nationale de ce dernier à l’action du MPW. Après avoir siégé comme indépendant jusqu’en 1965, il redevint en 1968 parlementaire du Rassemblement wallon (dont il sera président en 1983). C’est sur sa proposition que le Conseil culturel de la Communauté française adopta comme symboles en 1975 le drapeau wallon de Paulus et la date du 27 septembre.

La plaque dédiée à Fernand Massart 
© IPW

La tombe de Massart au cimetière de Beez rappelle seulement qu’il fut sénateur et le dernier bourgmestre de Beez avant la fusion avec Namur, mais, en face du champ de repos, l’ancien presbytère (vaste habitation datant de 1847) a été rebaptisé « Espace Fernand Massart »199 en 2001 et la plaque apposée à cette occasion en présence du Ministre-Président wallon Jean-Claude Van Cauwenberghe salue en Massart le militant wallon uniquement, à l’initiative d’une asbl « Souvenir Fernand Massart ».

Une plaque "Mémoire de la Wallonie" fut apposée sur le mur du cimetière de Beez en 2013, à l'inititative du Ministre-Président Rudy Demotte. 

Elle porte le texte suivant : "Dans ce cimetière repose Fernand Massart, dernier bourgmestre de Beez et grand militant wallon. Né en 1918, ses convictions l’incitent à participer activement à la Résistance contre le nazisme. Dénoncé par des rexistes en 1941, il rejoint les rangs britanniques, au sein desquels il combattra durant toute la guerre. En 1945, il participe au Congrès national wallon de Liège, en uniforme anglais. En 1950, il prend une part active à la campagne contre le retour de Léopold III. Dans la foulée de la grève de l’hiver 1960-1961, avec André Renard et André Genot, il milite pour le fédéralisme au sein du Mouvement populaire wallon. Elu député du Parti socialiste belge puis du Rassemblement wallon, il refuse, en 1962, de voter la fixation de la frontière linguistique qui annexe les Fourons à la Flandre. En 1976, dans l’attente de la création de la Région wallonne, il est à l’origine du décret instituant le drapeau au coq de Paulus comme emblème de la Communauté française et fixant sa fête officielle au 27 septembre, en commémoration de la victoire sur les Hollandais. Francophile, Fernand Massart fut, toute sa vie durant, un ardent défenseur d’une Wallonie fière, solidaire et autonome. Il fut élevé au rang d’Officier du Mérite wallon en 2012".

Adresse

Avenue du Château de Beez 25
5000 Namur

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Tombe E.J. REGNIER

©  Bruxelles, KIK-IRPA

Dans le cimetière de Vieuxville se trouve une tombe discrète qui rappelle le souvenir d’une des figures de la seconde occupation française dans nos régions. Étienne-Joseph Regnier, révolutionnaire français, était le commandant de la section d’artillerie du troisième bataillon de la Côte-d’Or pendant les premières heures de la République. 

Suite à l’arrivée des Français en principauté après la bataille de Fleurus, il est envoyé à Liège pour y tenir le rôle d’accusateur public auprès du tribunal criminel révolutionnaire. 

Le monument funéraire a été taillé dans la pierre en 1819.

 

Adresse

Cimetière de Vieuxville
Route de Liège 3
4190 Ferrières

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Tombe Corneille STEVENS

Né à Wavre en 1747 et ordonné prêtre en 1774, Corneille Stevens devient chanoine de la cathédrale de Namur peu après. Après la bataille de Fleurus de 1794, il fuit en Allemagne en compagnie de l’archevêque de Malines dans le but d’éviter de se voir imposer la constitution civile du clergé. Il rentre à Namur après le coup d’état de Napoléon en 1799 et devient grand vicaire du diocèse le 4 septembre. Le siège est alors vacant dans le chef-lieu de Sambre-et-Meuse et Stevens occupe le poste jusqu’à la nomination d’un premier évêque concordataire en 1802. Stevens rejette ce concordat, estimant que Napoléon s’y voit accorder trop de pouvoirs. Influent et actif dans l’opposition à la politique religieuse de l’empereur, il se retrouve à la tête d’un mouvement de protestation, le Stévenisme, et passe à la clandestinité. 

Sa tête est mise à prix et il est traqué durant tout le reste de la période française. Après la chute de l’Empire, il se réconcilie avec l’évêque de Namur Charles Pisani de la Gaude et quitte le mouvement qu’il avait jusque-là dirigé. 

Il meurt à Wavre en 1828 et est inhumé dans l’église Saint-Jean-Baptiste. Une dalle funéraire est apposée contre le mur du champ de repos et comporte une inscription latine. 

Lorsqu’un nouveau cimetière est aménagé à Wavre en 1855, la pierre est enlevée de l’endroit et placée au nouveau champ des morts. 

Ce n’est que par la suite que cette sépulture est transférée à l’abbaye de Floreffe.

Adresse

Abbaye de Floreffe
Rue du Séminaire 7
5150 Floreffe

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Tombe Christophe JACMIN

© IPW

Dans le cimetière communal de Gérouville se trouve la tombe d’une autre figure wallonne des armées napoléoniennes. Christophe-Charles Jacmin, caporal en 1804 puis sergent-major, sert au 32e de ligne en Autriche, en Prusse, en Pologne et en Espagne entre 1808 et 1814. 

Promu sous-lieutenant en 1812 et lieutenant en 1813, il a probablement intégré la Garde impériale pendant les Cent-Jours : 

« Charles Jacmin, officier de la Garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, 1779-1842 ». 

Originaire de Verdun, il s’installe à Gérouville en 1825 et meurt à Arlon en 1842.

 

Adresse

Rue Morette 112
6769 Meix-sur-Virton

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Tombe Charles de THIERRY

© Maison du Souvenir d’Oupeye

Dans le cimetière communal du village se trouve la tombe, récemment restaurée, de Charles de Thierry, chasseur à cheval de la Garde impériale de 1806 à 1811 puis capitaine au 5e hussards en 1813. Il poursuit ensuite sa carrière dans l’armée belge. La très belle stèle est décorée d’ornements militaires parmi lesquels un casque du 1er lanciers dans lequel il servit sous Léopold Ier, un sabre et des médailles. 

Dans la partie inférieure, son épitaphe : 

« Charles Ferdinand Eugène de Thierry, colonel au régiment des lanciers, décédé à Hermalle sous Argenteau le 9 février 1842 à l’âge de 54 ans. Qui vécut bien, qui aima bien, qui mourut bien (…) ».

 

Adresse

Rue du Roi Albert 15
4684 Oupeye

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Tombe prêtre réfractaire

Dans le cimetière d’Athus se trouve une dalle de schiste datée de 1851. Elle rend hommage à un prêtre ayant été déporté pour avoir refusé de prêter le serment de fidélité à la République. 

La dalle est gravée de l’inscription suivante : 

« En généreux confesseur a courageusement refusé de prêter le serment schismatique prescrit par la constitution civile du clergé de France, préférant la prison et l’exil au sacrifice de sa conscience et a langui pendant trois ans dans les cachots de l’île de Ré. Dieu le récompense ».

L’île de Ré, fortifiée par Vauban sous Louis XIV, abrite notamment une importante prison. Sous la Révolution, le Consulat et l’Empire, elle voit passer entre ses murs des royalistes, des Jacobins, des Girondins, et des réfractaires. Après 1815, les républicains et les napoléoniens prennent leur place ! Les prêtres réfractaires comptent parmi les plus nombreux prisonniers de la citadelle de l’île de Ré. Leur incarcération à cet endroit est décidée par l’Assemblée législative le 26 août 1792. Arrêtés en France, puis dans les départements réunis après l’annexion, ils y sont conduits par petits groupes. 

À la fin du XVIIIe siècle, on y compte plus d’un millier de ministres du culte qui avaient refusé de prêter le serment. Le Concordat de 1801 mit fin à cet état de fait.

Adresse

Cimetière d'Athus
Rue de l'Eglise 5
6791 Athus

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Tombe commune Jules DESTRÉE et Paul PASTUR

© IPW

Image étonnante, à l’entrée du cimetière de Marcinelle195, que celle de la sépulture commune de Jules Destrée et de son ami et collègue Paul Pastur (1866-1938), autre figure du Mouvement wallon, mais surtout fondateur de l’Université du Travail de Charleroi. Entre deux médaillons présentant les profils des deux illustres occupants du caveau, la phrase « Les familles Pastur et Destrée, unies dans la vie, réunies dans la mort » fut ajoutée à la mort de Pastur, survenue deux ans après celle de Jules Destrée, lorsque son urne funéraire fut placée à côté de celle de son ami d’enfance dans le caveau familial.

La tombe est la première de l’Allée 1, à gauche en entrant.

Adresse

Cimetière de Marcinelle 
Rue du Repos 12
6001 Charleroi

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Freddy Joris & Frédéric Marchesani, avril 2009
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Tannerie Beaupain à Cierreux

© G. Focant - SPW

L’exploitation industrielle de la vallée du Glain dans la région de Gouvy remonte au XVIe siècle lorsque le comte de Salm autorise l’implantation d’un moulin banal à Cierreux. Une foulerie, édifiée vers 1762 tout à côté, a disparu dans les années 1930. En 1808, Mathieu Beaupain devient propriétaire du moulin puis maître de la ferme toute proche trois ans plus tard. 

Entre 1809 et 1819, il édifie une tannerie, qui encore de nos jours est le bâtiment le plus emblématique du site. Cette haute bâtisse couverte de chèrbins a été classée comme monument en 1982. Les deux premiers niveaux sont construits en moellons alors que les trois supérieurs, réservés au stockage et au séchage des peaux, sont édifiés en pans-de-bois.

La force utile à l’activité industrielle était puisée sur le bief du moulin, quelque peu en amont ; le site est en effet caractérisé par la présence de trois petits cours d’eaux et d’une chute d’eau séparant les deux usines. Mathieu Beaupain poursuit l’exploitation des autres bâtiments et transforme la foulerie en moulin à huile. 

Riche et influent, l’industriel et ses fils occupent même des fonctions communales dans la région. Jean-Guillaume Beaupain, le fils de Mathieu, est bourgmestre de Bovigny entre 1816 et 1840.

Adresse

Cierreux 17
6671 Bovigny (Gouvy)

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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